<?xml version='1.0' encoding='UTF-8'?><?xml-stylesheet href="http://www.blogger.com/styles/atom.css" type="text/css"?><feed xmlns='http://www.w3.org/2005/Atom' xmlns:openSearch='http://a9.com/-/spec/opensearchrss/1.0/' xmlns:georss='http://www.georss.org/georss' xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'><id>tag:blogger.com,1999:blog-185381257529483193</id><updated>2012-03-13T23:27:58.661-07:00</updated><title type='text'>Pasteur Rudi Popp</title><subtitle type='html'>"Une prédication, c'est le ciel à l'envers du monde"</subtitle><link rel='http://schemas.google.com/g/2005#feed' type='application/atom+xml' href='http://rudipopp.blogspot.com/feeds/posts/default'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/185381257529483193/posts/default?max-results=100'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://rudipopp.blogspot.com/'/><link rel='hub' href='http://pubsubhubbub.appspot.com/'/><link rel='next' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/185381257529483193/posts/default?start-index=101&amp;max-results=100'/><author><name>Rudi Popp</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13491313393917323262</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><generator version='7.00' uri='http://www.blogger.com'>Blogger</generator><openSearch:totalResults>103</openSearch:totalResults><openSearch:startIndex>1</openSearch:startIndex><openSearch:itemsPerPage>100</openSearch:itemsPerPage><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-185381257529483193.post-128056168348716532</id><published>2012-02-14T04:01:00.001-08:00</published><updated>2012-02-14T04:01:15.582-08:00</updated><title type='text'>Nouvelle adresse du blog</title><content type='html'>Le blog "Prédications" du pasteur Rudi Popp se trouve à présent à l'adresse&amp;nbsp;http://web.me.com/r.popp/&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/185381257529483193-128056168348716532?l=rudipopp.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/185381257529483193/posts/default/128056168348716532'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/185381257529483193/posts/default/128056168348716532'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://rudipopp.blogspot.com/2012/02/nouvelle-adresse-du-blog.html' title='Nouvelle adresse du blog'/><author><name>Rudi Popp</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13491313393917323262</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-185381257529483193.post-7597012024723225215</id><published>2011-08-07T12:54:00.000-07:00</published><updated>2011-08-08T06:57:46.996-07:00</updated><title type='text'>Apprendre à ne pas voir Dieu partout</title><content type='html'>&lt;span style="font-family:georgia;font-size:130%;"&gt;1 Rois 19, vv. 9-15&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:georgia;font-size:130%;"&gt;Nous lisons dans le Premier livre des Rois, au chap. 19, les vv. 9-15, et je vous invite à lire le texte biblique de ce matin dans le silence, par vous-mêmes. Vous avez reçu une &lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;a style="font-family: georgia;" href="https://files.me.com/r.popp/ybcxsj"&gt;feuille&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:georgia;font-size:130%;"&gt; qui organise le texte en deux colonnes, pour faire ressortir la curieuse répétition qu'il présente. Si vous avez un peu de mal à suivre ces colonnes à travers le grand trou au milieu, si vos yeux sautent d'une colonne à l'autre - ne vous inquiétez pas, c'est précisément ce qu'il me semble important : nous ne savons pas d'avance comment s'articulent les différentes parties du texte. C'est donc un peu comme un puzzle de lecture que je vous propose là ! Eh bien, lisez maintenant dans le silence.&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:georgia;font-size:130%;"&gt;Chers amis,&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:georgia;font-size:130%;"&gt;L'Église réformée de France, ensemble avec l'Église luthérienne, vient de lancer une sorte de programme de communication appelé "Écoute ! Dieu nous parle… (trois points, sans fermer les guillemets). "Écoute ! Dieu nous parle... est censé donner un sens au processus de création de l'Église protestante unie de France qui va maintenant entrer dans sa phase finale, pour aboutir à cette nouvelle Église unie réunissant réformés et luthériens de la France de l'intérieur en 2013.&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:georgia;font-size:130%;"&gt;"Écoute ! Dieu nous parle..., ce sont des initiatives locales d'animation biblique et spirituelle, et de témoignage. Certains sont décrits dans un livre au même nom, ou bien sur le site Internet ecoutedieunousparle.com.&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:georgia;font-size:130%;"&gt;Et en effet, telle est notre conviction en tant que lecteurs-auditeurs de la Bible : Dieu nous parle, encore aujourd'hui. Notre élan de vie, notre encouragement à vivre les moments de tristesse et les moments de joie vient de ce que Dieu nous parle et nous en parle. À travers la démarche "Écoute ! Dieu nous parle..., nos églises, écrit Laurent Schlumberger (président du Conseil national), "ressortent leur boussole de leur poche, pour ne pas perdre le Nord. Elles insistent, encore une fois, sur ce qui est la source toujours renouvelée de leur existence et de leur mission. Avec des guillemets qui s'ouvrent et ne se ferment pas, avec des points de suspension qui invitent à écouter à nouveau et encore, plus loin et plus large."&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:georgia;font-size:130%;"&gt;Le but de la vie chrétienne, je résume, c'est de devenir un écoutant. Notre lecture de ce matin semble aisément s'inscrire dans un apprentissage de la vie d'un écoutant de Dieu : le prophète Élie, au bout de ses peines, déçu de sa vie et de sa proclamation, se réfugie dans une grotte à la montagne de Dieu pour y écouter sa Parole. Nous pouvons nous attendre à être avisés comment Dieu nous parle. Que faut-il faire ? Comment s'y prendre ? Est-ce que nous pouvons avoir rapidement l'avis de Dieu sur tout ce qui nous tracasse ?&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:georgia;font-size:130%;"&gt;Eh bien, non ! Face à notre impatience, ce texte va nous apprendre à ne pas voir ni entendre Dieu à tout prix et partout. Le texte va mettre en scène toute une pédagogie pour nous proposer une écoute éclairée, qui inclut une attitude critique vis-à-vis de tout ce que les hommes prennent pour une parole de Dieu.&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:georgia;font-size:130%;"&gt;On dirait que le texte, dans la colonne de gauche, va droit au but. Élie arrive, et POF !, Dieu lui parle. Ce POF ! se dit en hébreu "hinné". On le traduit plus noblement par "soudain", mais ce qu'il veut dire, c'est bien que Dieu parle sans qu'on y soit préparé de quelque façon que ce soit.&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:georgia;font-size:130%;"&gt;"Hinné", POF !, la parole du Seigneur parvient à Élie, il lui parle, etc., et puis Élie lui ouvre son coeur.&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:georgia;font-size:130%;"&gt;Or, curieusement, le premier dialogue avec Dieu s'arrête là. On dirait que le narrateur a un doute: est-ce vraiment si facile, si évident que ça ? On arrive, on se pointe, et POF !, Dieu parle. J'ai l'impression que le narrateur de notre texte ne croit pas lui-même ce qu'il est en train de raconter ! Et du coup, il fait un retour sur son histoire. C'est comme s'il recommençait :&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:georgia;font-size:130%;"&gt;Élie entra dans la grotte et y passa la nuit. Or le Seigneur passait.&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:georgia;font-size:130%;"&gt;Un grand vent, violent, arrachait les montagnes et brisait les rochers devant le SEIGNEUR :&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:georgia;font-size:130%;"&gt;le SEIGNEUR n'était pas dans le vent.&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:georgia;font-size:130%;"&gt;Après le vent, ce fut un tremblement de terre :&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:georgia;font-size:130%;"&gt;le SEIGNEUR n'était pas dans le tremblement de terre.&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:georgia;font-size:130%;"&gt;Après le tremblement de terre, un feu :&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:georgia;font-size:130%;"&gt;le SEIGNEUR n'était pas dans le feu.&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:georgia;font-size:130%;"&gt;Enfin, après le feu,&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:georgia;font-size:130%;"&gt;un calme, une voix ténue.&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:georgia;font-size:130%;"&gt;Quand Élie l'entendit, il s'enveloppa le visage de son manteau, sortit et se tint à l'entrée de la grotte,  et soudain ("hinné") - POF ! -&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:georgia;font-size:130%;"&gt;une voix lui dit :&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:georgia;font-size:130%;"&gt;Que fais-tu ici, Élie ?&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:georgia;font-size:130%;"&gt;Seulement après avoir supporté ces manifestations impressionnantes et imposantes, Élie entre véritablement en dialogue avec Dieu. Le texte sous-entend à chaque fois une déception d'Élie, quand il constate : le SEIGNEUR n'était pas dans le vent ; le SEIGNEUR n'était pas dans le tremblement de terre ; le SEIGNEUR n'était pas dans le feu. À chaque fois, Élie a pu se dire : Ah, voici que Dieu se montre seulement, etc. !&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:georgia;font-size:130%;"&gt;Mais il n'en est rien de cette évidence de la présence de Dieu. Avec Élie, nous apprenons que la rencontre avec Dieu nécessite un recul critique sur soi-même : celui qui croit entendre le Seigneur trop facilement, risque d'identifier la voix divine au premier phénomène quelque peu impressionnant qui se présente.&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:georgia;font-size:130%;"&gt;Tendre l'oreille à la voix de Dieu implique donc une distance critique vis-à-vis de ce que nous attendons, de ce qui nous impressionne, de ce qui nous angoisse.&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:georgia;font-size:130%;"&gt;Tendre l'oreille à la voix de Dieu implique une méfiance avant de susciter notre confiance : il faut apprendre à ne pas voir et entendre Dieu partout et à tout prix ; il faut supporter les moments où il ne se montre pas, où nous conjurons seulement sa présence, ou notre quête fracassante de croyances nous trompe et nous fait croire tout et n'importe quoi.&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:georgia;font-size:130%;"&gt;Pour tendre l'oreille à la voix de Dieu, frères et soeurs, il faut aussi supporter ces manifestations du néant : Dieu n'est pas dans tout ni partout, il ne parle pas à travers chaque phénomène qui nous impressionne ou qui nous angoisse.&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:georgia;font-size:130%;"&gt;Élie doit prendre le temps pour installer cette distance critique, avant que le Seigneur ne lui parle véritablement, en l'écoutant. Seulement après avoir pris le temps de la critique des manifestations naturelles voire surnaturelles, Élie est dans la bonne disposition pour rencontrer Dieu, pour porter sa plainte devant Dieu, et pour écouter ce que Dieu lui dit.&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:georgia;font-size:130%;"&gt;La qualité biblique de la relation avec Dieu est en effet à ce prix d'apprendre à ne pas voir Dieu à tout prix et partout. La particularité de cette relation qui s'exprime dans la question "Que fais-tu ici, Élie ?", cette intimité quand Dieu vient à ma rencontre et me connaît par mon prénom, cette intensité est au prix de son silence dans les moments de grande détresse tels que les vents de la vie qui arrachent mes montagnes de certitudes ; dans les tremblements de ma petite terre qui me font trébucher et perdre pied ; dans les moments de feu où j'ai l'impression de voir enfin la grande lumière, des feux du ciel : quand finalement je reconnais que Dieu n'y était pas, curieusement je ne m'éloigne pas de Lui - et Lui ne s'éloigne pas de moi -, mais je deviens enfin prêt à entendre, dans le calme, sa voix ténue.&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:georgia;font-size:130%;"&gt;Oui, frères et soeurs, notre Dieu n'est pas un oracle qui parle à tout bout de champ, il n'est pas une espèce de pipelette céleste qui n'arriverait pas à la fermer. Dieu ménage Sa Parole, et il protège ainsi notre capacité d'adoration par rapport à une espèce de culte du surnaturel, qui entend dans chaque événement - et surtout dans les moments les plus remuants de notre vie - l'expression d'une volonté divine. Notre Dieu n'est pas un &lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic; font-family:georgia;font-size:130%;"  &gt;deus ex machina&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:georgia;font-size:130%;"&gt; (comme au théâtre) qui s'abattrait sur notre pauvre vie pour faire démonstration de sa supériorité ; il n'est pas une superpuissance qui nous réclamerait la crédulité.&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:georgia;font-size:130%;"&gt;Ainsi, frères et soeurs, ce n'est pas du tout faire acte de foi que d'affirmer : "Je vois Dieu partout dans ma vie". Au contraire, la foi nous impose parfois le silence comme un silence de Dieu, et le respect de son silence dans les moments où les vents de violence de ce monde, le tremblement de nos convictions ou le feu de notre religiosité nous poussent à tout prendre pour un signe de Dieu.&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:georgia;font-size:130%;"&gt;C'est pourquoi, dans la tradition protestante, la relation avec Dieu ne s'apprend qu'en lisant tranquillement la Bible ; tout autre phénomène qu'un texte biblique calmement étudié et interprété risquerait de nous exposer non pas à la Parole de Dieu, mais aux fascinations de la superstition.&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:georgia;font-size:130%;"&gt;Par la démarche "Écoute ! Dieu nous parle..., nos églises réaffirment cette base solide pour la vie avec Dieu (je cite Laurent Schlumberger) : "La Bible est née du dialogue entre Dieu et les hommes. Elle en est la trace et la référence. Elle nous donne la grammaire, les mots, les situations, les repères, sans lesquels nous ne pourrions tout simplement pas écouter Dieu.&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:georgia;font-size:130%;"&gt;Mais elle n'est pas un fétiche. Elle ne nous dispense jamais de nous interroger : où et quand, comment et pour quoi, Dieu me parle-t-il, Dieu nous parle-t-il ? Il n'y a pas d'écoute de Dieu sans rencontre avec les autres."&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:georgia;font-size:130%;"&gt;Comme nous l'apprenons avec Élie, tendre l'oreille à la voix de Dieu implique ainsi une saine méfiance avant de susciter notre confiance : il faut apprendre à ne pas voir et entendre Dieu partout et à tout prix ; il faut supporter les moments où il ne se montre pas, où nous conjurons seulement sa présence, ou notre quête fracassante de croyances nous trompe et nous fait croire tout et n'importe quoi. Écouter Dieu en vérité, c'est aussi respecter son silence. AMEN.&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/185381257529483193-7597012024723225215?l=rudipopp.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/185381257529483193/posts/default/7597012024723225215'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/185381257529483193/posts/default/7597012024723225215'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://rudipopp.blogspot.com/2011/08/apprendre-ne-pas-voir-dieu-tout-prix-et.html' title='Apprendre à ne pas voir Dieu partout'/><author><name>Rudi Popp</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13491313393917323262</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-185381257529483193.post-2701684935398047968</id><published>2011-04-24T01:48:00.000-07:00</published><updated>2011-08-08T07:51:04.068-07:00</updated><title type='text'>La résurrection ne nie pas la mort</title><content type='html'> Prédication pour le temps de Pâques 2011&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Matthieu 28&lt;br /&gt;1 Après le sabbat, alors que le premier jour de la semaine allait commencer, Marie-Madeleine et l'autre Marie vinrent voir le sépulcre. 2 Soudain, il y eut un grand tremblement de terre ; car l'ange du Seigneur, descendu du ciel, vint rouler la pierre et s'asseoir dessus. 3 Son aspect était comme l'éclair et son vêtement blanc comme la neige. 4 Les gardes tremblèrent de peur et devinrent comme morts. 5 Mais l'ange dit aux femmes : Vous, n'ayez pas peur, car je sais que vous cherchez Jésus, le crucifié. 6 Il n'est pas ici ; en effet, il s'est réveillé, comme il l'avait dit. Venez, regardez le lieu où il gisait, 7 et allez vite dire à ses disciples qu'il s'est réveillé d'entre les morts. Il vous précède en Galilée ; c'est là que vous le verrez. Voilà, je vous l'ai dit.&lt;br /&gt;8 Elles s'éloignèrent vite du tombeau, avec crainte et avec une grande joie, et elles coururent porter la nouvelle aux disciples.&lt;br /&gt;9 Mais Jésus vint au-devant d'elles et leur dit : Bonjour ! Elles s'approchèrent et lui saisirent les pieds en se prosternant devant lui. 10 Alors Jésus leur dit : N'ayez pas peur ; allez dire à mes frères de se rendre en Galilée : c'est là qu'ils me verront.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;La mort n'est rien. Je suis seulement passé dans la pièce à côté. Je suis moi, vous êtes vous. Ce que nous étions les uns pour les autres, nous le sommes toujours. Donnez-moi le nom que vous m'avez toujours donné. Parlez de moi comme vous l'avez toujours fait. N'employez pas un ton différent, ne prenez pas un air solennel et triste. Continuez à rire de ce qui nous faisait rire ensemble. Priez, souriez, pensez à moi, priez pour moi. Que mon nom soit prononcé comme il l'a toujours été, sans emphase d'aucune sorte, sans une trace d'ombre. La vie signifie tout ce qu'elle a toujours signifié. Elle est ce qu'elle a toujours été. Le fil n'est pas coupé. Pourquoi serais-je hors de votre pensée simplement parce que je suis hors de votre vue ? Je vous attends. Je ne suis pas loin, juste de l'autre côté du chemin. Vous voyez, tout est bien.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Chers amis&lt;span style="font-style: italic;"&gt;,&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt; Voici le mensonge de la nuit de Pâques. Ce texte, que l'on entend parfois aux cérémonies d'obsèques, représente une des grandes illusions que la religion humaine a pu produire, dans sa paradoxale recherche de fusion de l'au-delà et l'ici-bas. La mort n'est rien - tout est bien, c'est ainsi que le prêtre anglican Henry Scott-Holland, en 1910, a voulu résumer l'événement de la résurrection.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Rassurez-vous, ce texte est ni de Charles Péguy, ni de Saint Augustin, comme on lit souvent.    Or, selon l'Évangile, tout n'est pas bien. La mort n'est pas rien.  Tout au contraire, en mourant, Jésus n'est plus le même. Il est mort ; sa mort est aussi définitive que celle de nos proches dont nous avons porté le deuil.  Ce que nous étions les uns pour les autres, nous ne le sommes plus. Nous ne pouvons nous donner le nom que nous nous avons toujours donné. Nous ne pouvons parler de celui qui est mort comme nous l'avons toujours fait. Nous employons un ton différent, même si nous ne prenons pas toujours un air solennel et triste. Et nous ne saurons prier pour un mort. La vie signifie plus ce qu'elle a toujours signifié. Un fil est coupé. Nous ne savons pas où sont les morts, et ils ne sont pas dans la chambre à côté ou de l'autre côté du chemin.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Car l'Évangile de la résurrection ne nous permet pas de nier la mort. L'événement du matin de Pâques prend sens seulement si nous prenons la mort pour ce qu'elle est : définitive, douloureuse, destructrice de la vie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les femmes qui viennent au tombeau, le premier jour de la semaine, le savent. Rien n'est plus comme avant. Il n'est que normal qu'elles aient peur.   Quand l'ange dit aux femmes : "Vous cherchez Jésus, le crucifié. Il n'est pas ici", il confirme encore cette réalité de la mort : Jésus est disparu, comme nous disons en français.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce qu'il va leur annoncer est toute autre chose qu'une négation de la mort. "Jésus s'est réveillé. Il vous précède en Galilée ; c'est là que vous le verrez." Face à la mort, le messager de Dieu envoie les femmes dans la vie. Elles ne peuvent plus rien faire avec le mort. Elles n'ont plus rien à prouver à un mort. Elles n'ont plus à porter le souci pour un mort. Elles peuvent laisser la mort, elles peuvent - vivre !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voici la révolution que la résurrection signifie dans notre rapport à la mort. La mort n'est plus notre souci : nous n'avons pas à nous occuper des morts ni de notre propre mort. Dieu nous dit : Partez des lieux de la mort et des lieux où les morts vous retiennent, et vivez !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Selon l'Évangile de Matthieu, Jésus lui-même vient confirmer aux femmes cette révolution de la spiritualité humaine. "N'ayez pas peur ; allez en Galilée : c'est là qu'ils me verront." Nous ne trouvons pas Jésus "dans la chambre à côté ou de l'autre côté du chemin", nous pouvons l'attendre là où nous sommes, au milieu de notre quotidien.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette révolution de la spiritualité humaine est toujours aussi inattendue et surprenante après 2000 ans que des textes comme celui de Henry Scott-Holland circulent encore. Seulement si nous prenons la mort pour ce qu'elle est, si nous savons avec Marie-Madeleine et les autres femmes faire le travail du deuil, trouver des lieux où l'on peut laisser le deuil, alors le message de la résurrection nous permet ensuite d'entendre l'envoi du matin de Pâques : "Allez ailleurs, quittez le tombeau, vivez au jour le jour, et prenez chaque jour pour le dernier du reste de votre vie - ainsi, vous rencontrerez le Christ vivant." Amen.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/185381257529483193-2701684935398047968?l=rudipopp.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/185381257529483193/posts/default/2701684935398047968'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/185381257529483193/posts/default/2701684935398047968'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://rudipopp.blogspot.com/2011/05/la-resurrection-ne-nie-pas-la-mort.html' title='La résurrection ne nie pas la mort'/><author><name>Rudi Popp</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13491313393917323262</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-185381257529483193.post-1338287525357626026</id><published>2011-03-13T10:02:00.000-07:00</published><updated>2011-08-08T07:01:50.309-07:00</updated><title type='text'>Faire le vide</title><content type='html'>&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Prédication courte après l'Assemblée générale&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;p style="margin: 0px; font: 17px georgia;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Matthieu 4, 1 à 3&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin: 0px; font: 17px georgia;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;i&gt;Alors Jésus fut emmené par l'Esprit au désert, pour être mis à l'épreuve par le diable. Après avoir jeûné quarante jours et quarante nuits, il eut faim. Le tentateur vint lui dire : Si tu es Fils de Dieu, ordonne que ces pierres deviennent des pains.&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin: 0px; font: 17px georgia;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;i&gt;Il répondit : Il est écrit : L'être humain ne vivra pas de pain seulement, mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu.&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin: 0px; font: 17px georgia;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;i&gt;&lt;br /&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin: 0px; font: 17px georgia;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Chers amis,&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin: 0px; font: 17px georgia;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Dans les colonnes des magazines et sur les sites Internet dédié à la santé physique ou spirituelle, la guerre du jeûne a repris, comme tous les ans, pour la période du carême.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin: 0px; font: 17px georgia;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin: 0px; font: 17px georgia;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;D'un côté, les défenseurs du jeûne qui invoquent une pratique pentamillénaire, connue dans toutes les religions et cultures, et ses effets de purification de toute sorte.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin: 0px; font: 17px georgia;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;De l'autre côté, les accusateurs du jeûne qui rappellent l'absence de preuves d'un bénéfice universel en cas d'abstinence de nourriture solide, et qui discréditent l'idée que jeûner serait sain pour tout le monde.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin: 0px; font: 17px georgia;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin: 0px; font: 17px georgia;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Les uns qui revendiquent l'expérience personnelle d'une énergie insoupçonnée, libérée par le jeûne ; les autres qui mettent en doute l'objectivité des études qui démontreraient les effets de décrassage et de dégraissage intérieurs.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin: 0px; font: 17px georgia;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Médicalement, il est aujourd'hui établi que jeûner n'est pas une pratique recommandable sans restrictions, mais qui nécessite un suivi médical comme toute autre thérapie. Comment pouvons-nous alors entendre ce passage de l'Evangile qui, à première vue, semble recommander l'expérience du jeûne pour mieux affronter les forces du mal, tel que Jésus le fait ?&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin: 0px; font: 17px georgia;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin: 0px; font: 17px georgia;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;D'abord, ce n'est pas parce que la Bible connaît le jeûne que nous devons jeûner. Pour toutes les questions de santé, de société ou de moeurs, il est indispensable de réaliser le passage du savoir au sens, quand nous lisons la Bible. La Bible ne veut et ne peut être lu comme un code civil, une règle morale ou un manuel de médecine. Elle nous permet de nous interroger sur le sens de ce que nous vivons. Elle n'augmente ni ne concurrence le savoir des sciences sociales, humaines ou naturelles.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin: 0px; font: 17px georgia;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin: 0px; font: 17px georgia;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;La question du jeûne que le texte évoque ne se pose donc pas en termes de "Faut-il jeûner pour suivre Jésus ?" ; il ne s'agit pas d'affirmer vite fait un "bénéfice spirituel" du jeûne, comme beaucoup de gens le croient.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin: 0px; font: 17px georgia;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin: 0px; font: 17px georgia;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Au contraire, la Bible évoque le jeûne souvent comme un moyen de pression, une injonction faite à Dieu d’intervenir comme il semblait bon au jeûneur(s). Bien souvent, le jeûne a été vécu comme le moyen d’obtenir un gain vis-à-vis de Dieu.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin: 0px; font: 17px georgia;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Et Jésus le jeûneur sera parmi ceux qui condamnent le jeûne utilisé ainsi pour obtenir quoi que ce soit. Il est important de remarquer que Jesus lui-même ne pratique ni ne recommande le jeûne de façon particulière. L'Evangile de Jean le présente plutôt comme étant assez critique vis-à-vis du jeûne comme rite religieux, quand il dit de ses disciples : "Les amis de l’époux peuvent-ils jeûner pendant que l’époux est avec eux?&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin: 0px; font: 17px georgia;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin: 0px; font: 17px georgia;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Aussi longtemps qu’ils ont avec eux l’époux, ils ne peuvent jeûner..." Le sens de l'évocation du jeûne dans notre passage se situe donc ailleurs que dans l'approbation d'un rituel sanctificateur. C'est dans le contexte théologique de l'Evangile que réside la signification de ce geste de Jésus : le jeûne suit directement à la parole du baptême "Celui-ci est mon fils bien-aimé, c'est en lui que j'ai pris plaisir."&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin: 0px; font: 17px georgia;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin: 0px; font: 17px georgia;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Hier soir, avec le KT'stages nous avons vu le film "Jimmy Rivière" qui raconte l'histoire d'un jeune gitan tiraillé entre sa passion pour la boxe et sa femme, et l'appel à la pureté dans la communauté pentecôtiste dans laquelle il vit. Au début du film, il reçoit le baptême et promet la pureté, pour ensuite se contredire en se laissant aller à ses passions, avec les toute sorte de conflits de conscience assortis.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin: 0px; font: 17px georgia;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin: 0px; font: 17px georgia;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;On dirait que notre lecture répond à cette conception baptiste du baptême qui entraînerait automatiquement une espèce de vie sainte : Jésus lui-même a connu une toute autre chute ! On sortant ce l'eau, il est au contraire 'automatiquement' exposé à des tiraillements qui nous sont toujours familiers: l'attirance de l'abondance, du pouvoir, des jeux de vie ou de mort.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin: 0px; font: 17px georgia;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin: 0px; font: 17px georgia;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Ces tiraillement qu'aucune pratique religieuse ou rituelle ne saurait, à jamais, supprimer, Jesus les pressent dans son jeûne qui devient alors une façon de faire le vide, de se s'affronter à la pire réalité de la vie humaine.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin: 0px; font: 17px georgia;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin: 0px; font: 17px georgia;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Faire le vide pour affronter la réalité : voici un sens du jeûne qui n'est pas réservé à ceux qui pratiqueraient, pour un temps, l'abstention de nourriture. Ce jeûne post-baptismal n'est pas destiné à fuir le monde, mais à l'assumer grâce à une disponibilité qui nous fait si souvent défaut.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin: 0px; font: 17px georgia;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin: 0px; font: 17px georgia;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Frères et soeurs, je vous encourage donc de faire la vide dans votre vie pour redevenir disponible non seulement pour les réalités du mal. Nous devenons ainsi disponible pour la dignité des réponses que nous pouvons donner aux esprits qui nous tirent vers le bas, dans la même confiance que Jésus qui nous permet de vivre 'la tête haute', mais pas la tête en l'air. Amen.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin: 0px; font: 17px georgia;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin: 0px; font: 17px georgia;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/185381257529483193-1338287525357626026?l=rudipopp.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/185381257529483193/posts/default/1338287525357626026'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/185381257529483193/posts/default/1338287525357626026'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://rudipopp.blogspot.com/2011/05/faire-le-vide.html' title='Faire le vide'/><author><name>Rudi Popp</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13491313393917323262</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-185381257529483193.post-8589766734796672124</id><published>2011-02-13T07:03:00.000-08:00</published><updated>2011-02-20T07:08:17.400-08:00</updated><title type='text'>Dieu exige des choix clairs</title><content type='html'>&lt;p style="margin: 0.0px 0.0px 0.0px 0.0px; font: 11.0px Helvetica"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;&lt;b&gt;Livre du Deutéronome 30, 15 à 20 (NBS)&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin: 0.0px 0.0px 0.0px 0.0px; font: 11.0px Helvetica"&gt;&lt;i&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;Regarde, j'ai placé aujourd'hui devant toi la vie et le bonheur, la mort et le malheur. Ce que je t'ordonne aujourd'hui, c'est d'aimer le SEIGNEUR, ton Dieu, de suivre ses voies et d'observer ses commandements, ses prescriptions et ses règles, afin que tu vives et que tu te multiplies, et que le SEIGNEUR, ton Dieu, te bénisse dans le pays où tu entres pour en prendre possession. Mais si ton cœur se détourne, si tu n'écoutes pas et si tu te laisses entraîner à te prosterner devant d'autres dieux et à les servir, je vous le dis aujourd'hui, vous disparaîtrez ; vous ne prolongerez pas vos jours sur la terre où tu entres pour en prendre possession en passant le Jourdain. J'en prends aujourd'hui à témoin contre vous le ciel et la terre : j'ai mis devant toi la vie et la mort, la bénédiction et la malédiction. Choisis la vie, afin que tu vives, toi et ta descendance, en aimant le SEIGNEUR, ton Dieu, en l'écoutant et en t'attachant à lui : c'est lui qui est ta vie, la longueur de tes jours, pour que tu habites sur la terre que le SEIGNEUR a juré de donner à tes pères, Abraham, Isaac et Jacob.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin: 0.0px 0.0px 0.0px 0.0px; font: 11.0px Helvetica"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin: 0.0px 0.0px 0.0px 0.0px; font: 11.0px Helvetica"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin: 0.0px 0.0px 0.0px 0.0px; font: 11.0px Helvetica"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;Tout le monde connaît la différence entre un pessimiste et un optimiste (je vous passe l'histoire du verre à moitié plein, à moitié vide) : Un pessimiste, c'est un gars qui regarde des deux côtés avant de traverser une rue à sens unique. Autrement dit : Un pessimiste voit la difficulté dans chaque opportunité, un optimiste voit l'opportunité dans chaque difficulté.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin: 0.0px 0.0px 0.0px 0.0px; font: 11.0px Helvetica"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;C'est sans doute pour cette raison que l'on dit que le monde appartient aux optimistes, et que les pessimistes ne sont que des spectateurs. Est-ce pour autant vrai qu'aucun pessimiste n'ait jamais découvert les secrets des étoiles, navigué jusqu'à des terres inconnues, ou ouvert un nouveau chemin pour l'esprit humain ? Je ne sais pas. Mais il semble en effet que les optimistes crient que nous vivons dans le meilleur des mondes possibles. Les pessimistes craignent que cela soit vrai. En règle générale, on dit que le pessimiste est tout simplement mieux informé que l'optimiste, et c'est pourquoi on peut se sentir très optimiste quant à l'avenir du pessimisme. Un pessimiste n'est jamais déçu.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin: 0.0px 0.0px 0.0px 0.0px; font: 11.0px Helvetica"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin: 0.0px 0.0px 0.0px 0.0px; font: 11.0px Helvetica"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;Or, chers amis, ne croyez pas que je prêche ici le pessimisme, ou bien l'optimisme. Je pense que les deux attitudes sont des formes du fatalisme, cette vieille idée humaine selon laquelle le monde dans son ensemble, et l'existence humaine en particulier, suivent une marche inéluctable, qu'elle soit positive ou négative ; l'idée d'un monde où le cours des événements échappe à la volonté humaine. C'est une idéologie qui au départ vient de certaines religions où la fatalité est associée aux "dieux" et au "ciel". Le "destin" y est fixé d’avance par une puissance supérieure aux êtres humains, qui peut être un dieu, ou bien la nécessité naturelle, ou encore les "lois" gouvernant l’histoire. Le fatalisme est un déterminisme, qui nie la liberté de choix de l’homme et la possibilité de contribuer par notre choix au bonheur comme au malheur de l'humanité.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin: 0.0px 0.0px 0.0px 0.0px; font: 11.0px Helvetica"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin: 0.0px 0.0px 0.0px 0.0px; font: 11.0px Helvetica"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;Le texte que nous avons lu dans le livre du Deutéronome s'inscrit radicalement en faux contre cette doctrine néfaste. Avec la Bible, il ne s'agit pas seulement d'affirmer que le choix est possible, mais qu'il est obligatoire ! Dieu te dit : J'ai placé devant toi la vie et le bonheur, la mort et le malheur. Choisis la vie !&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin: 0.0px 0.0px 0.0px 0.0px; font: 11.0px Helvetica"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin: 0.0px 0.0px 0.0px 0.0px; font: 11.0px Helvetica"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;On est là au coeur de la relation avec le Dieu de la Bible : c'est une vie responsable devant un Dieu exigeant. En entend souvent la critique que "la religion" en général rendait les gens irresponsables, incapables à affronter la dure réalité, etc. : voici la preuve que le Dieu de la Bible se moque d'une telle religion comme de l'an quarante !&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin: 0.0px 0.0px 0.0px 0.0px; font: 11.0px Helvetica"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;On entend aussi, à l'intérieur des Eglises, l'idée que notre chemin de vie serait tout tracé, qu'il n'y a pas de problème dans la vie que Dieu n'aurait pas prévu d'avance (voire programmé pour mieux nous éprouver), avec la solution clé en main (même si on ne la comprend pas), qu'on n'a donc qu'à se laisser tomber, Dieu nous aurait déjà rattrapé... Non ! &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin: 0.0px 0.0px 0.0px 0.0px; font: 11.0px Helvetica"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin: 0.0px 0.0px 0.0px 0.0px; font: 11.0px Helvetica"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;Le Dieu de la Bible n'est pas le dieu du sort immuable, et la vie avec lui n'est pas une fatalité ! Sa devise pour nous est : Tu es responsable ! Choisis la vie, et fais gaffe à ne pas t'égarer entre tous les choix que tu auras à faire.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin: 0.0px 0.0px 0.0px 0.0px; font: 11.0px Helvetica"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin: 0.0px 0.0px 0.0px 0.0px; font: 11.0px Helvetica"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;Nous savons bien que ces choix ne sont pas toujours des choix de vie ou de mort. Cela commence par des toutes petites choses. Si tu allais dire un ânerie, ne la dis pas ! Si tu a fait une bêtise, ne la fait plus !&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin: 0.0px 0.0px 0.0px 0.0px; font: 11.0px Helvetica"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;Au quotidien, ces maximes un peu simplistes sont si difficile à appliquer parce qu'elle nécessitent en fait une énergie intellectuelle et physique considérable. Elle nous invitent à anticiper sur nos paroles et nos actes à partir d'une mémoire de la vie qu'il faut savoir entretenir, ordonner, organiser. Et ça, c'est assez fatiguant !&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin: 0.0px 0.0px 0.0px 0.0px; font: 11.0px Helvetica"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin: 0.0px 0.0px 0.0px 0.0px; font: 11.0px Helvetica"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;Les commandements de la Torah ne sont en fait rien d'autre qu'une façon d'entretenir, d'ordonner et d'organiser la mémoire de la vie humaine, pour nous aider à anticiper sur nos petites âneries et nos grosses bêtises.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin: 0.0px 0.0px 0.0px 0.0px; font: 11.0px Helvetica"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"   style="  ;font-family:arial;font-size:medium;"&gt;Refuser le fatalisme, cela commence donc dans ces petites choses : Reconnaître que des âneries, on en dit plein, que des bêtises, on en fait plein, et d'essayer de ne pas en rajouter trop.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin: 0.0px 0.0px 0.0px 0.0px; font: 11.0px Helvetica"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin: 0.0px 0.0px 0.0px 0.0px; font: 11.0px Helvetica"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;Mais quand on vient aux choix plus grands, plus lourds, plus pesants, il devient encore plus difficile d'opérer des choix clairs et donc durs. Ce sont des situations que nous vivons comme des épreuves : choisir une orientation professionnelle ; choisir de continuer ou d'arrêter à travailler dans un domaine qui bat de l'aile ; investir ou non son énergie et son argent dans une affaire dont la réussite est plus qu'incertaine ; vivre ou rompre avec une personne dont on ne partage pas ou plus les aspirations profondes...&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin: 0.0px 0.0px 0.0px 0.0px; font: 11.0px Helvetica"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin: 0.0px 0.0px 0.0px 0.0px; font: 11.0px Helvetica"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;Combien de fois avons-nous choisi de ne pas choisir pour éviter l'épreuve de nos sentiments, pour "ne pas choquer les gens", pour garder toutes les options aussi longtemps qu'il n'y en avait plus aucune. Combien de fois avons-nous dit, devant un choix important, "Je ne suis pas contre, mais je ne suis pas pour", en évitant ainsi d'être sincère avec nous-mêmes et de prendre nos responsabilités ?&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin: 0.0px 0.0px 0.0px 0.0px; font: 11.0px Helvetica"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin: 0.0px 0.0px 0.0px 0.0px; font: 11.0px Helvetica"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;Il me semble que le plus grand des risques dans la quête de la bonne vie serait de dire qu'il ne faut pas choisir, qu'il suffit d'aller un peu dans un sens, puis dans un autre, et de compter finalement sur "sa bonne étoile", sur un "sort favorable", ou un dieu qui décide pour nous. L'autre risque, très religieux aussi, serait de croire qu'ayant choisi une fois pour toutes la bonne voie, on est donc incontestablement sur le chemin du bonheur. Frères et soeurs, devant ce texte, notre vie est tout au long de notre chemin posée devant le choix du bonheur et du malheur !&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin: 0.0px 0.0px 0.0px 0.0px; font: 11.0px Helvetica"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin: 0.0px 0.0px 0.0px 0.0px; font: 11.0px Helvetica"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;Je me demande finalement si c'est une si bonne nouvelle d'être obligé de choisir. N'est-ce pas plus rassurant que de savoir que le Destin ou un dieu omniscient auraient choisi pour nous ? Nous qui prions Dieu que "Sa volonté soit faite", ne pouvons-nous pas compter un tant soit peu sur le "soutien du ciel" dans nos choix ?&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin: 0.0px 0.0px 0.0px 0.0px; font: 11.0px Helvetica"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin: 0.0px 0.0px 0.0px 0.0px; font: 11.0px Helvetica"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;Dans notre responsabilité ressentie comme étant parfois lourde, nous pouvons en tous cas nous souvenir qu'avant tous nos choix, Dieu nous a déjà choisi, et que nous sommes toujours au bénéfice de sa vie avec nous, dans la responsabilité de construire le bonheur. Dieu ne dit pas : Choisis la vie, mon enfant, parce que je ne sais pas quoi faire... Il dit : "&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;i&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;Choisis la vie, afin que tu vives, toi et ta descendance, &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;b&gt;&lt;i&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;en aimant le SEIGNEUR, ton Dieu, en l'écoutant et en t'attachant à lui : c'est lui qui est ta vie&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/b&gt;&lt;i&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;, la longueur de tes jours, pour que tu habites sur la terre que le SEIGNEUR a juré de donner à tes pères, Abraham, Isaac et Jacob." - &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin: 0.0px 0.0px 0.0px 0.0px; font: 11.0px Helvetica"&gt;&lt;i&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;Dieu ne nous impose pas son choix, mais il propose la trace d'un chemin de vie qui fait sens. Tous les problèmes et toutes les difficultés sont loin d'être résolu d'avance, mais Dieu nous fait confiance et nous encourage à les affronter comme des opportunités pour connaître notre liberté. Dieu nous veut libres, et il croit en chacun de nous pour y arriver. La fameuse doctrine calviniste de la prédestination ne signifie &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"   style="  ;font-family:arial;font-size:medium;"&gt;pas que nous n'ayons plus de choix à faire, mais que le seul choix que nous ne pouvons pas faire de nos propres forces, le choix de la vie avec Dieu, c'est Dieu qui l'a fait pour nous : il a choisi d'être avec nous.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin: 0.0px 0.0px 0.0px 0.0px; font: 11.0px Helvetica"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin: 0.0px 0.0px 0.0px 0.0px; font: 11.0px Helvetica"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;Faire des choix, peser toutes les options, se sentir parfois déchiré dans un dilemme, ce sont donc des lieux de la rencontre avec Dieu. Non seulement nous pouvons nous faire confiance, puisque Dieu nous fait confiance ; mais puisque Dieu exige le choix, nous pouvons aussi exiger des autres qu'un choix commun soit clairement annoncée et énoncée, expliquée et communiquée.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin: 0.0px 0.0px 0.0px 0.0px; font: 11.0px Helvetica"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin: 0.0px 0.0px 0.0px 0.0px; font: 11.0px Helvetica"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;La Bible, qui paraît si souvent pessimiste par rapport à notre capacité de "choisir la vie", rend fondamentalement superflu toutes les attitudes pessimistes, optimistes ou fatalistes. Dieu n'est ni pessimiste ni optimiste, et surtout pas fataliste : il croit en toi, en connaissant les riques. Il te bénit, ce qui veut dire : il te donne toujours une nouvelle chance pour choisir la vie. AMEN.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin: 0.0px 0.0px 0.0px 0.0px; font: 11.0px Helvetica"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/185381257529483193-8589766734796672124?l=rudipopp.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/185381257529483193/posts/default/8589766734796672124'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/185381257529483193/posts/default/8589766734796672124'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://rudipopp.blogspot.com/2011/02/dieu-exige-des-choix-clairs.html' title='Dieu exige des choix clairs'/><author><name>Rudi Popp</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13491313393917323262</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-185381257529483193.post-7927191046973530990</id><published>2011-02-06T06:58:00.000-08:00</published><updated>2011-02-20T07:03:16.519-08:00</updated><title type='text'>Couleurs de l'âme</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/-xn1N16249JY/TWEsxlTJ9gI/AAAAAAAAAH8/BNAohjThFrE/s1600/beck.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 275px; height: 400px;" src="http://3.bp.blogspot.com/-xn1N16249JY/TWEsxlTJ9gI/AAAAAAAAAH8/BNAohjThFrE/s400/beck.jpg" border="0" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5575787043999053314" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;p style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; font: normal normal normal 15px/normal Helvetica; font-size: medium; "&gt;&lt;span style="letter-spacing: 0px; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;Méditation autour d'une peinture: "Geste d'été" de Renate Beck&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; font: normal normal normal 15px/normal Helvetica; font-size: medium; "&gt;&lt;span style="letter-spacing: 0px; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; font: normal normal normal 15px/normal Helvetica; font-size: medium; "&gt;&lt;span style="letter-spacing: 0px; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; line-height: 18px; font: normal normal normal 15px/normal Arial; font-size: medium; "&gt;&lt;span style="letter-spacing: 0px; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;Une image mouvementée par un doux jeu de couleurs. Des pigments de peinture ont été apportés par des traits de pinceau fins, des traits qui se croisent et superposent. Ils créent ainsi des champs de densité, de connexions, de être-ensemble. Les couleurs ne sont pas là pour colorier quelque chose, elles ont leur sens en elles-mêmes : évoquer des sentiments, stimuler la fantaisie. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; line-height: 18px; font: normal normal normal 15px/normal Arial; min-height: 17px; font-size: medium; "&gt;&lt;span style="letter-spacing: 0px; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 12px; margin-left: 0px; line-height: 18px; font: normal normal normal 15px/normal Arial; font-size: medium; "&gt;&lt;span style="letter-spacing: 0px; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;L'ensemble des ces couleurs reflète la lumière qui s'introduit en profondeur dans le tableau. C'est à partir de cette lumière que chaque couleur reçoit sa force et son énergie.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 12px; margin-left: 0px; line-height: 18px; font: normal normal normal 15px/normal Arial; font-size: medium; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;Ce travail de l'artiste Renate Beck s'intitule "Geste d'éte". Il communique quelque chose de la vigeur de cette saison, de sa chaleur, de son calme. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 12px; margin-left: 0px; line-height: 18px; font: normal normal normal 15px/normal Arial; font-size: medium; "&gt;&lt;span style="letter-spacing: 0px; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;Les couleurs nous font penser à la nature : le jeux des lumières dans la forêt, quand le soleil traverse les feuillages et fait briller une clairière de fleurs ; ou une journée chaude qui donne une intensité particulière aux couleurs ; ou bien, comme les catéchumènes l'ont remarqué hier, le soleil vu des profondeurs de l'eau, qui s'éclaire selon les reflets de la lumière sur la surface. Ces couleurs évoquent aussi les fruits de l'été, dont on sent l'arome et la saveur.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 12px; margin-left: 0px; line-height: 18px; font: normal normal normal 15px/normal Arial; font-size: medium; "&gt;&lt;span style="letter-spacing: 0px; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;Mais ces couleurs et ces flux peuvent être comprise comme l'expression physique de l'énergie de notre corps et de notre esprit. Comme nous disons "Je me sens plein d'entrain", "Je sens le repos en moi", "Je suis plein d'énergie". Quand nous regardons cette image, c'est comme si nous regardions dans un miroir qui nous permet de voir à l'intérieur de nous-mêmes, de découvrir et de décrire notre "état d'âme" autrement. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 12px; margin-left: 0px; line-height: 18px; font: normal normal normal 15px/normal Arial; font-size: medium; "&gt;&lt;span style="letter-spacing: 0px; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;Ce jeu doux des couleurs pourrait donc être une image de notre âme. Pleine d'impressions diverses, émue par des sentiments qui se densifient et se superposent avec le temps, notre âme tend vers la lumière, elle se meut vers la chaleur d'un soleil qui la rechauffe jusque dans ses profondeurs. Tout notre être est orienté vers cette lumière qui change les couleurs de la vie, une lumière qui semble venir d'ailleurs, d'en haut. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 12px; margin-left: 0px; line-height: 18px; font: normal normal normal 15px/normal Arial; font-size: medium; "&gt;&lt;span style="letter-spacing: 0px; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;Nous pouvons maintenant écouter le psaume 8 dont les paroles résonnent autrement, sous le regard de ce tableau.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 12px; margin-left: 0px; line-height: 18px; font: normal normal normal 12px/normal Arial; min-height: 14px; font-size: medium; "&gt;&lt;i&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;SEIGNEUR, notre Seigneur, que ton nom est magnifique sur toute la terre, &lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 12px; margin-left: 0px; line-height: 18px; font: normal normal normal 12px/normal Arial; font-size: medium; "&gt;&lt;span style="letter-spacing: 0px; "&gt;&lt;i&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;toi qui te rends plus éclatant que le ciel !&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 12px; margin-left: 0px; line-height: 18px; font: normal normal normal 12px/normal Arial; font-size: medium; "&gt;&lt;span style="letter-spacing: 0px; "&gt;&lt;i&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;Par la bouche des enfants, des nourrissons, &lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 12px; margin-left: 0px; line-height: 18px; font: normal normal normal 12px/normal Arial; font-size: medium; "&gt;&lt;span style="letter-spacing: 0px; "&gt;&lt;i&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;tu as fondé une force, à cause de tes adversaires, &lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 12px; margin-left: 0px; line-height: 18px; font: normal normal normal 12px/normal Arial; font-size: medium; "&gt;&lt;span style="letter-spacing: 0px; "&gt;&lt;i&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;pour imposer silence à l'ennemi vindicatif.&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 12px; margin-left: 0px; line-height: 18px; font: normal normal normal 12px/normal Arial; min-height: 14px; font-size: medium; "&gt;&lt;i&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;Quand je regarde ton ciel, œuvre de tes doigts, la lune et les étoiles que tu as mises en place,&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 12px; margin-left: 0px; line-height: 18px; font: normal normal normal 12px/normal Arial; font-size: medium; "&gt;&lt;span style="letter-spacing: 0px; "&gt;&lt;i&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;qu'est-ce que l'homme, pour que tu te souviennes de lui, qu'est-ce que l'être humain, pour que tu t'occupes de lui ?&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 12px; margin-left: 0px; line-height: 18px; font: normal normal normal 12px/normal Arial; font-size: medium; "&gt;&lt;span style="letter-spacing: 0px; "&gt;&lt;i&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;Tu l'as fait de peu inférieur à un dieu, tu l'as couronné de gloire et de magnificence.&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 12px; margin-left: 0px; line-height: 18px; font: normal normal normal 12px/normal Arial; font-size: medium; "&gt;&lt;span style="letter-spacing: 0px; "&gt;&lt;i&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;Tu lui as donné la domination sur les œuvres de tes mains, tu as tout mis sous ses pieds, moutons et chèvres, bœufs, tous ensemble, et même les bêtes sauvages, les oiseaux du ciel et les poissons de la mer, tout ce qui parcourt les sentiers des mers.&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 12px; margin-left: 0px; line-height: 18px; font: normal normal normal 12px/normal Arial; display: inline !important; "&gt;&lt;span style="letter-spacing: 0px; "&gt;&lt;i&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;SEIGNEUR, notre Seigneur, que ton nom est magnifique sur toute la terre !  Amen.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div&gt;&lt;p style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 12px; margin-left: 0px; line-height: 18px; font: normal normal normal 12px/normal Arial; display: inline !important; "&gt;&lt;span style="letter-spacing: 0px; "&gt;&lt;i&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/185381257529483193-7927191046973530990?l=rudipopp.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/185381257529483193/posts/default/7927191046973530990'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/185381257529483193/posts/default/7927191046973530990'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://rudipopp.blogspot.com/2011/02/images-de-lame.html' title='Couleurs de l&apos;âme'/><author><name>Rudi Popp</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13491313393917323262</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/-xn1N16249JY/TWEsxlTJ9gI/AAAAAAAAAH8/BNAohjThFrE/s72-c/beck.jpg' height='72' width='72'/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-185381257529483193.post-4276692570150709418</id><published>2011-01-30T07:25:00.000-08:00</published><updated>2011-02-20T07:34:16.596-08:00</updated><title type='text'>Un itinéraire spirituel pour ne pas péter les plombs</title><content type='html'>&lt;span class="Apple-style-span"   style="  ;font-family:Helvetica;font-size:medium;"&gt;&lt;b&gt;&lt;div&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-weight: normal;"&gt;Prédication donnée au temple de Troyes à l'occasion d'une "journée Luther" &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;span class="Apple-style-span"   style="  ;font-family:Helvetica;font-size:medium;"&gt;&lt;b&gt;&lt;br /&gt;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;Evangile selon Matthieu, chap. 5, 1 à 10&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"   style="  ;font-family:Helvetica;font-size:medium;"&gt;&lt;b&gt;&lt;br /&gt;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"   style="  ;font-family:Helvetica;font-size:medium;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"   style="  ;font-family:Helvetica;font-size:medium;"&gt;&lt;i&gt;Voyant les foules, Jésus monta sur la montagne, il s'assit, et ses disciples vinrent à lui.&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"   style="  ;font-family:Helvetica;font-size:medium;"&gt;&lt;i&gt; &lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"   style="  ;font-family:Helvetica;font-size:medium;"&gt;&lt;i&gt;&lt;br /&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"   style="  ;font-family:Helvetica;font-size:medium;"&gt;&lt;i&gt;Puis il prit la parole et se mit à les instruire :&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"   style="  ;font-family:Helvetica;font-size:medium;"&gt;&lt;i&gt;&lt;br /&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"   style="  ;font-family:Helvetica;font-size:medium;"&gt;&lt;i&gt;&lt;br /&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"   style="  ;font-family:Helvetica;font-size:medium;"&gt;&lt;i&gt;Heureux les pauvres en esprit, car le royaume des cieux est à eux!&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"   style="  ;font-family:Helvetica;font-size:medium;"&gt;&lt;i&gt;&lt;br /&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"   style="  ;font-family:Helvetica;font-size:medium;"&gt;&lt;i&gt;Heureux ceux qui pleurent, car ils seront consolés!&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"   style="  ;font-family:Helvetica;font-size:medium;"&gt;&lt;i&gt;&lt;br /&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"   style="  ;font-family:Helvetica;font-size:medium;"&gt;&lt;i&gt;Heureux ceux qui sont doux, car ils hériteront la terre!&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"   style="  ;font-family:Helvetica;font-size:medium;"&gt;&lt;i&gt;&lt;br /&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"   style="  ;font-family:Helvetica;font-size:medium;"&gt;&lt;i&gt;Heureux ceux qui ont faim et soif de justice, car ils seront rassasiés!&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"   style="  ;font-family:Helvetica;font-size:medium;"&gt;&lt;i&gt;&lt;br /&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"   style="  ;font-family:Helvetica;font-size:medium;"&gt;&lt;i&gt;Heureux ceux qui sont compatissants, car ils obtiendront compassion!&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"   style="  ;font-family:Helvetica;font-size:medium;"&gt;&lt;i&gt;&lt;br /&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"   style="  ;font-family:Helvetica;font-size:medium;"&gt;&lt;i&gt;Heureux ceux qui ont le cœur pur, car ils verront Dieu!&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"   style="  ;font-family:Helvetica;font-size:medium;"&gt;&lt;i&gt;&lt;br /&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"   style="  ;font-family:Helvetica;font-size:medium;"&gt;&lt;i&gt;Heureux les artisans de paix, car ils seront appelés fils de Dieu!&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"   style="  ;font-family:Helvetica;font-size:medium;"&gt;&lt;i&gt;&lt;br /&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"   style="  ;font-family:Helvetica;font-size:medium;"&gt;&lt;i&gt;Heureux ceux qui sont persécutés à cause de la justice, car le royaume des cieux est à eux!&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"   style="  ;font-family:Helvetica;font-size:medium;"&gt;&lt;i&gt; &lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"   style="  ;font-family:Helvetica;font-size:medium;"&gt;&lt;i&gt;&lt;br /&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"   style="  ;font-family:Helvetica;font-size:medium;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"   style="  ;font-family:Helvetica;font-size:medium;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"   style="  ;font-family:Helvetica;font-size:medium;"&gt;Chers amis,&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"   style="  ;font-family:Helvetica;font-size:medium;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"   style="  ;font-family:Helvetica;font-size:medium;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"   style="  ;font-family:Helvetica;font-size:medium;"&gt;Qui parmi vous est protestant? C'est une question pas si simple. Est-ce qu'on "est" protestant par le simple fait de venir au temple? Certainement pas. Chacun de nous reste foncièrement un auditeur libre en entrant dans ce lieu qui, de par sa vocation, n'impose aucune "religion".&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"   style="  ;font-family:Helvetica;font-size:medium;"&gt; &lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"   style="  ;font-family:Helvetica;font-size:medium;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"   style="  ;font-family:Helvetica;font-size:medium;"&gt;Alors, est-ce qu'on est protestant dès qu'on en a -disons- l'intime conviction? Cela suppose un examen de conscience difficile à mettre en oeuvre : il faudra d'abord savoir quelles sont les affirmations, les "dogmes" du protestantisme, pour ensuite pouvoir y adhérer. Mais ces dogmes, est-ce que ce n'est pas la première vertu protestante de toujours les remettre en question? Vous voyez, il n'y a peut-être pas tant que ça de protestants parmi nous...&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"   style="  ;font-family:Helvetica;font-size:medium;"&gt; &lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"   style="  ;font-family:Helvetica;font-size:medium;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"   style="  ;font-family:Helvetica;font-size:medium;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"   style="  ;font-family:Helvetica;font-size:medium;"&gt;Mais je vous rassure : même Martin Luther dont nous allons parler cet après-midi, n’était pas protestant ! En tous cas il ne l’était pas de la même façon que nous, luthéro-réformés du 21e siècle, croyons l’être.&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"   style="  ;font-family:Helvetica;font-size:medium;"&gt; &lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"   style="  ;font-family:Helvetica;font-size:medium;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"   style="  ;font-family:Helvetica;font-size:medium;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"   style="  ;font-family:Helvetica;font-size:medium;"&gt;Non, Luther n’était certainement pas protestant, car&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"   style="  ;font-family:Helvetica;font-size:medium;"&gt; &lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"   style="  ;font-family:Helvetica;font-size:medium;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"   style="  ;font-family:Helvetica;font-size:medium;"&gt;il est évident que cette dénomination chrétienne que nous appelons - un peu trop sûr de nous, trop souvent - « le protestantisme », est seulement apparu au cours des siècles qui ont suivi l'élan de Réforme chrétienne que le professeur de littérature biblique de Wittenberg et politicien religieux malgré lui, a donnée à son temps, à partir des années 1517/1520. Nous pourrons tout à l'heure retracer quelques traits de la vie de Luther, par le moyen d'un voyage en images, en allant sur les lieux de sa vie.&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"   style="  ;font-family:Helvetica;font-size:medium;"&gt; &lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"   style="  ;font-family:Helvetica;font-size:medium;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"   style="  ;font-family:Helvetica;font-size:medium;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"   style="  ;font-family:Helvetica;font-size:medium;"&gt;Mais j’aimerais maintenant évoquer, à partir du texte que nous avons lu, et comme un résumé de ce voyage, le cœur de l'itinéraire spirituel de Luther.&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"   style="  ;font-family:Helvetica;font-size:medium;"&gt; &lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"   style="  ;font-family:Helvetica;font-size:medium;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"   style="  ;font-family:Helvetica;font-size:medium;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"   style="  ;font-family:Helvetica;font-size:medium;"&gt;Car la lecture des Béatitudes permet en effet de vivre une dimension de la vie chrétienne que Luther a abondamment connue : la dimension de l’examen de conscience.&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"   style="  ;font-family:Helvetica;font-size:medium;"&gt; &lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"   style="  ;font-family:Helvetica;font-size:medium;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"   style="  ;font-family:Helvetica;font-size:medium;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"   style="  ;font-family:Helvetica;font-size:medium;"&gt;Les béatitudes semblent s'adresser à des catégories de personnes qui apparaissent comme vivant en dehors de notre normalité ; des personnes qui connaissent ou admettent des crises, des doutes et des épreuves, ou qui vivent "contre-courant" dans notre société : les pauvres en esprit, ceux qui pleurent, ceux qui sont doux, ceux qui ont faim et soif de justice, ceux qui sont compatissants, ceux qui ont le cœur pur, les artisans de paix, ceux qui sont persécutés à cause de la justice...&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"   style="  ;font-family:Helvetica;font-size:medium;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"   style="  ;font-family:Helvetica;font-size:medium;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"   style="  ;font-family:Helvetica;font-size:medium;"&gt;Honnêtement : vous en connaissez beaucoup, des "pauvres en esprit" ? Et supportez-vous toujours ceux qui pleurent ? N'avez-vous pas parfois eu envie de dire à ceux qui sont doux qu'il faut parfois être ferme, ou de rappeler à ceux qui ont faim et soif de justice qu'il ne suffit pas d'encenser des jolis idéaux ? N'avez vous jamais observé la désillusion de ceux qui étaient compatissants à un moment, quand ils remarquent soudainement qu'ils se sont faits rouler dans la farine ? Avez-vous aussi vécu qu'avoir le cœur pur, ça se paie souvent cher en naïveté...&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"   style="  ;font-family:Helvetica;font-size:medium;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"   style="  ;font-family:Helvetica;font-size:medium;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"   style="  ;font-family:Helvetica;font-size:medium;"&gt;Si nous utilisons donc les Béatitudes en guise d'examen de conscience, nous le constatons assez vite : au lieu d'être pauvres en esprit et donc modérés dans nos projets de vie, nous sommes éduqués à des rêves et des calculs de croissance de toute sorte : croissance personnelle, croissance économique, croissance des chiffres partout. A lieu d'admettre nos pleurs et nos crises, nous avons appris à les dissoudre dans le constant va-et-vient des hauts et des bas de la vie ; à la place de la douceur, nous mettons habituellement une tolérance qui frôle le je-m'en-foutisme ; à ceux qui ont faim et soif de justice, nous donnons le numéro de téléphone de la Sécurité Sociale ; à ceux qui sont compatissants, nous leur recommandons de s'engager au Restos du coeur qui distribuent, pensons-nous, avec chaque repas un cœur pur, etc.&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"   style="  ;font-family:Helvetica;font-size:medium;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"   style="  ;font-family:Helvetica;font-size:medium;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"   style="  ;font-family:Helvetica;font-size:medium;"&gt;L'impossible examen de conscience, qui était au coeur de la découverte réformatrice de Luther, est toujours aussi pénible: Devant l'exigence éthique, l'idéal humain que semblent ériger les Béatitudes, nul ne saura se maintenir. C'est aussi pour cette raison qu'il est si difficile de circonscrire le protestantisme : contrairement à ce que l'on entend souvent, celui-ci n'est pas fondé sur des "valeurs" telles que les Béatitudes les affirment. Au contraire, la démarche  de Luther consiste à identifier ces valeurs comme des faux dieux devant lesquels nous sommes d'avance condamnés.&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"   style="  ;font-family:Helvetica;font-size:medium;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"   style="  ;font-family:Helvetica;font-size:medium;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"   style="  ;font-family:Helvetica;font-size:medium;"&gt;Pourtant, la référence à la conscience se trouve au centre de la vie chrétienne selon Luther. Avec un Socrate se défendant devant ses juges, avec certains martyrs et hérétiques des premiers siècles chrétiens, avec les ermites qui se retirèrent du monde des humains, Luther proclame cette devise qui a traversée les siècles : «Il faut obéir à Dieu plutôt qu'à des humains».&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"   style="  ;font-family:Helvetica;font-size:medium;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"   style="  ;font-family:Helvetica;font-size:medium;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"   style="  ;font-family:Helvetica;font-size:medium;"&gt;Luther en fera le principe de sa pensée réformatrice: Désormais, il s’agit de distinguer consciencieusement entre les lois des hommes, et en premier lieu les lois de l’Eglise romaine, et la Loi de Dieu qui est accessible à tous par la seule lecture biblique.&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"   style="  ;font-family:Helvetica;font-size:medium;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"   style="  ;font-family:Helvetica;font-size:medium;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"   style="  ;font-family:Helvetica;font-size:medium;"&gt;Mais Luther a aussi vu que cette maxime "Il faut obéir à Dieu plutôt qu'à des humains", peut vite devenir une excuse facile pour toutes sortes d’égoïsmes et des "révélations" très personnelles, pour ne pas dire personnalisées. Son opposition à la Réforme radicale, celle de Thomas Müntzer et des chefs des paysans révoltés, le conduira à contester la légitimité quasi automatique de l’affirmation "Il faut obéir à Dieu plutôt qu'à des humains".&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"   style="  ;font-family:Helvetica;font-size:medium;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"   style="  ;font-family:Helvetica;font-size:medium;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"   style="  ;font-family:Helvetica;font-size:medium;"&gt;Pour éviter à la fois la condamnation perpétuelle et l'individualisme religieux, Luther replace la référence à la conscience dans un itinéraire spirituel qui représente une sorte d’assurance pour ne pas péter les plombs. J’aimerais résumer cet itinéraire spirituel, qui est à même d’éviter l’abus de la référence à la seule conscience, en trois étapes. Cet itinéraire me semble en même temps condenser l’actualité de Luther et de sa démarche qui reste entrouverte pour nous tous, pour chacun de nous.&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"   style="  ;font-family:Helvetica;font-size:medium;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"   style="  ;font-family:Helvetica;font-size:medium;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"   style="  ;font-family:Helvetica;font-size:medium;"&gt;Avec Luther, il s’agit de&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"   style="  ;font-family:Helvetica;font-size:medium;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"   style="  ;font-family:Helvetica;font-size:medium;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"   style="  ;font-family:Helvetica;font-size:medium;"&gt;1. Apprendre à prendre du recul par rapport à sa propre religiosité ;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"   style="  ;font-family:Helvetica;font-size:medium;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"   style="  ;font-family:Helvetica;font-size:medium;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"   style="  ;font-family:Helvetica;font-size:medium;"&gt;2. S’ouvrir à la seule expérience religieuse qui se partage : la lecture biblique, pour découvrir la foi que Dieu met en moi avant de mettre ma foi en qui que ce soit ;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"   style="  ;font-family:Helvetica;font-size:medium;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"   style="  ;font-family:Helvetica;font-size:medium;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"   style="  ;font-family:Helvetica;font-size:medium;"&gt;3. Réformer continuellement ma vie, en acceptant que tout œuvre humaine reste à jamais ambiguë.&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"   style="  ;font-family:Helvetica;font-size:medium;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"   style="  ;font-family:Helvetica;font-size:medium;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"   style="  ;font-family:Helvetica;font-size:medium;"&gt;Il s'agit d'apprendre à prendre du recul par rapport à sa propre religiosité, ses rêves de bonheur et de paix, de justice et de douceur, pour laisser se dire ces bonheurs des Béatitudes qui ne correspondent pas simplement à un mode d'emploi pour la bonne vie chrétienne. Les Béatitudes ne sont pas une morale ; et la religion, selon Luther, ne doit jamais être réduite à une morale.  &lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"   style="  ;font-family:Helvetica;font-size:medium;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"   style="  ;font-family:Helvetica;font-size:medium;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"   style="  ;font-family:Helvetica;font-size:medium;"&gt;Il s'agit plutôt de s’ouvrir à la seule expérience religieuse qui se partage: la lecture biblique. Au lieu de chercher à "sentir" l'expérience de Dieu avec les moyens de la connaissance du monde, que ce soit par la recherche des limites du savoir ou dans l'examen psychique, Luther recommande la lecture de la Bible comme un moyen de découvrir la foi que Dieu met en moi, foi qui relativise mes croyances et les dogmes de l'Eglise et qui me permet alors de croire "d'avoir la vie sauve".&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"   style="  ;font-family:Helvetica;font-size:medium;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"   style="  ;font-family:Helvetica;font-size:medium;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"   style="  ;font-family:Helvetica;font-size:medium;"&gt;Cette foi me permet finalement de réformer continuellement ma vie, en acceptant que tout œuvre humaine reste à jamais ambiguë. Comme les Béatitudes ne donnent pas une instruction morale avec promesse de récompense, la réforme de ma vie n'est pas destiné à gagner le salut. Changer mes perspectives ne change pas le regard que Dieu porte sur moi, et qui me dit: Heureux es tu, mon enfant. Changer de vie, par l'examen de conscience, et changer le monde, par des tout petits pas, est une façon de laisser transparaître le bonheur de Dieu quand il regarde notre vie libérée, et ainsi d'avoir part à son bonheur divin. Amen.   &lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"   style="  ;font-family:Helvetica;font-size:medium;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"   style="  ;font-family:Helvetica;font-size:medium;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/185381257529483193-4276692570150709418?l=rudipopp.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/185381257529483193/posts/default/4276692570150709418'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/185381257529483193/posts/default/4276692570150709418'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://rudipopp.blogspot.com/2011/01/un-itineraire-spirituel-pour-ne-pas.html' title='Un itinéraire spirituel pour ne pas péter les plombs'/><author><name>Rudi Popp</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13491313393917323262</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-185381257529483193.post-1528579764407011086</id><published>2010-12-26T06:46:00.000-08:00</published><updated>2011-02-20T06:54:25.551-08:00</updated><title type='text'>Je t'aime tel que tu es</title><content type='html'>&lt;p style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; font: normal normal normal 12px/normal Helvetica; "&gt;&lt;span style="letter-spacing: 0px; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;Le message de Noël au quotidien&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; font: normal normal normal 12px/normal Helvetica; min-height: 14px; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; font: normal normal normal 12px/normal Helvetica; min-height: 14px; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;&lt;b&gt;Lecture biblique dans la lettre de Paul aux Colossiens, chap. 3, 12 à 21&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; font: normal normal normal 12px/normal Helvetica; min-height: 14px; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="border-collapse: collapse; line-height: 19px; "&gt;&lt;span class="verset v12"&gt;&lt;span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;&lt;i&gt;Vous qui êtes choisis par Dieu, saints et bien-aimés, revêtez-vous d'une tendresse magnanime, de bonté, d'humilité, de douceur, de patience. &lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="verset v13"&gt;&lt;span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;&lt;i&gt;Supportez-vous les uns les autres et faites-vous grâce, si quelqu'un a à se plaindre d'un autre; comme le Seigneur vous a fait grâce, vous aussi, faites de même. &lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="verset v14"&gt;&lt;span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;&lt;i&gt;Mais par-dessus tout, revêtez-vous de l'amour, qui est le lien parfait. &lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="verset v15"&gt;&lt;span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;&lt;i&gt;Que la paix du Christ, à laquelle vous avez été appelés en un seul corps, règne dans votre cœur. Soyez reconnaissants !&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; padding-top: 0px; padding-right: 0px; padding-bottom: 0px; padding-left: 0px; "&gt;&lt;/p&gt;&lt;span class="verset v16"&gt;&lt;span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;&lt;i&gt;Que la parole du Christ habite en vous avec toute sa richesse ; instruisez-vous et avertissez-vous en toute sagesse, par des cantiques, des hymnes, des chants spirituels ; dans la grâce, chantez à Dieu de tout votre cœur. &lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="verset v17"&gt;&lt;span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;&lt;i&gt;Quoi que vous fassiez, en parole ou en œuvre, faites tout au nom du Seigneur Jésus, en rendant grâce par lui à Dieu, le Père.&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;p style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; padding-top: 0px; padding-right: 0px; padding-bottom: 0px; padding-left: 0px; "&gt;&lt;/p&gt;&lt;span class="verset v18"&gt;&lt;span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;&lt;i&gt;Femmes, soyez soumises à votre mari, comme il convient dans le Seigneur. &lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="verset v19"&gt;&lt;span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;&lt;i&gt;Maris, aimez votre femme, et ne vous aigrissez pas contre elle.&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="verset v20"&gt;&lt;span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;&lt;i&gt;Enfants, obéissez en tout à vos parents, car cela est agréé dans le Seigneur. &lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="verset v21"&gt;&lt;span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;&lt;i&gt;Pères, n'exaspérez pas vos enfants, de peur qu'ils ne se découragent.&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; font: normal normal normal 12px/normal Helvetica; min-height: 14px; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: Arial; border-collapse: collapse; line-height: 19px; "&gt;&lt;span class="verset v21" style="color: black; font-weight: normal; "&gt;&lt;span&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; font: normal normal normal 12px/normal Helvetica; min-height: 14px; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: Arial; border-collapse: collapse; line-height: 19px; "&gt;&lt;span class="verset v21" style="color: black; font-weight: normal; "&gt;&lt;span&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;Chers amis, &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; font: normal normal normal 12px/normal Helvetica; min-height: 14px; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; font: normal normal normal 12px/normal Helvetica; "&gt;&lt;span style="letter-spacing: 0px; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;Le temps entre deux années, c'est un peu comme le temps entre deux trains. Dans les deux cas, on n'a pas vraiment mieux à faire que de bouquiner. C'est peut-être pour cela qu'existent des librairies en gare, où l'on doit impérativement se décider pour un livre en 15 minutes... au risque de rater son train, ou bien de faire un voyage sans (nouvelle) lecture !&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; font: normal normal normal 12px/normal Helvetica; min-height: 14px; "&gt;&lt;span style="letter-spacing: 0px; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; font: normal normal normal 12px/normal Helvetica; "&gt;&lt;span style="letter-spacing: 0px; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;Je suis ainsi tombé, il y a quelques semaines, sur un livre que j'ai acheté d'abord parce que le nom de son auteur m'a rappellé un théologien français (Gounelle), et puis parce que le titre était quelque peu prometteur : "Dieu voyage toujours incognito" (je me suis un peu fait avoir). Le livre raconte l'histoire d'un homme, Alan, qui a décidé d’en finir avec la vie en se jetant de la tour Eiffel. Il est freiné dans son élan par un énigmatique individu qui lui propose un pacte quasi-Faustien : En échange de son obéissance totale dont il répond sur sa vie, l’Homme se propose de donner à Alan les clefs pour améliorer son existence…&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; font: normal normal normal 12px/normal Helvetica; min-height: 14px; "&gt;&lt;span style="letter-spacing: 0px; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; font: normal normal normal 12px/normal Helvetica; "&gt;&lt;span style="letter-spacing: 0px; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;L’intrigue de ce roman, qui "ne casse pas trois pattes à un canard" (d'après un critique), ne saurait en effet rivaliser avec la biographie de son auteur que j'ai ensuite consultée. Laurent Gounelle ne fait que retracer sa vie dans ses livres, comme dans son premier roman, "L’Homme qui voulait être heureux". Gounelle est un "ex-comptable devenu spécialiste en développement personnel", qui ne veut rien de plus simple que de raconter dans ses livres comment trouver le bonheur.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; font: normal normal normal 12px/normal Helvetica; min-height: 14px; "&gt;&lt;span style="letter-spacing: 0px; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; font: normal normal normal 12px/normal Helvetica; "&gt;&lt;span style="letter-spacing: 0px; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;"Quand j’étais enfant, dit-il dans une interview, j’étais sûr que “plus tard”, j’allais être heureux. Mais avant, il fallait que je travaille pour avoir “un bon diplôme et un bon métier”, comme me le répétaient mes parents. J’ai donc été un bon élève, et j’attendais avec impatience d’arriver à “plus tard”, quand tout allait commencer. J’ai choisi le métier d’expert-comptable. Mais il ne m’a pas fallu très longtemps pour encaisser le choc : j’avais suivi tout le cursus sans accroc, bien travaillé, bien réussi. Pourtant, “plus tard” ne tenait aucune de ses promesses. J’étais mal dans ma vie et dans ma peau." &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; font: normal normal normal 12px/normal Helvetica; min-height: 14px; "&gt;&lt;span style="letter-spacing: 0px; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; font: normal normal normal 12px/normal Helvetica; "&gt;&lt;span style="letter-spacing: 0px; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;Gounelle découvre alors le "métier" du développement personnel à travers un manuel de PNL. La "programmation neurolinguistique", une méthode aux limites des sciences de la communication, essaie d’expliquer comment nous construisons notre propre expérience du monde et comment nous pouvons la transformer. Gounelle pense qu'il a enfin trouvé le mode d’emploi pour réussir sa vie ! Il réalise en tous cas que le bonheur ne dépend pas d’éléments extérieurs, mais de ce qui se passe en nous. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; font: normal normal normal 12px/normal Helvetica; min-height: 14px; "&gt;&lt;span style="letter-spacing: 0px; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; font: normal normal normal 12px/normal Helvetica; "&gt;&lt;span style="letter-spacing: 0px; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;L'intérêt des romans de Laurent Gounelle réside dans un contenu qui promet de transmettre les clefs du bonheur, et même s'ils ne sont pas vraiment palpitants à lire, beaucoup de lecteurs y trouvent apparément leur compte, dans leur recherche d'une vie réussie. -  &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; font: normal normal normal 12px/normal Helvetica; min-height: 14px; "&gt;&lt;span style="letter-spacing: 0px; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; font: normal normal normal 12px/normal Helvetica; "&gt;&lt;span style="letter-spacing: 0px; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;Si nous sommes tombés ce matin sur une lecture biblique qui nous est proposée pour ce jour du lendemain de Noël, c'est peut-être aussi parce ce dimanche est un peu un jour entre deux événements, entre Noël et le Nouvel an, où nous nous retrouvons comme à la gare entre deux trains. Notre lecture ne parle plus de la naissance de Jésus, ni des bergers ni des anges ni du sapin... C'est une de ces parties les plus "banales" d'une lettre de Paul, où il va dresser la liste de ses exhortations pratiques qui nous semblent aujourd'hui à la fois touchantes par leur simplicité et décalées par leur style direct. Mais pourtant - l'intérêt des lettres de Paul réside peut-être également dans un contenu qui promet de transmettre des clefs d'une vie réussie, et même s'ils ne sont pas toujours palpitants à lire, beaucoup de Chrétiens y ont trouvé leur compte.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; font: normal normal normal 12px/normal Helvetica; min-height: 14px; "&gt;&lt;span style="letter-spacing: 0px; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; font: normal normal normal 12px/normal Helvetica; "&gt;&lt;span style="letter-spacing: 0px; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;Je trouve même que c'est un peu le message de Noël traduit au quotidien, transposé dans notre régularité de vie habituelle, qui ne va pas manquer de s'installer à nouveau, après les fêtes. Toutes ces vertus de &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;tendresse magnanime, de bonté, d'humilité, de douceur, de patience&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt; évoquent comme une extraction de la substance de l'histoire de Noël : &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; font: normal normal normal 12px/normal Helvetica; "&gt;&lt;span style="letter-spacing: 0px; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;la tendresse d'une naissance, &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; font: normal normal normal 12px/normal Helvetica; "&gt;&lt;span style="letter-spacing: 0px; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;la bonté du coeur dans un instant unique, &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; font: normal normal normal 12px/normal Helvetica; "&gt;&lt;span style="letter-spacing: 0px; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;l'humilité d'une condition humaine, &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; font: normal normal normal 12px/normal Helvetica; "&gt;&lt;span style="letter-spacing: 0px; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;la douceur d'une parole fragile comme un enfant, &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; font: normal normal normal 12px/normal Helvetica; "&gt;&lt;span style="letter-spacing: 0px; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;la patience du temps de l'Avent qui continue...&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; font: normal normal normal 12px/normal Helvetica; min-height: 14px; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; font: normal normal normal 12px/normal Helvetica; "&gt;&lt;span style="letter-spacing: 0px; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;Ce serait alors le cadeau de Noël le plus durable, que nous pourrions nous offrir :   &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;Supportez-vous les uns les autres et faites-vous grâce, comme le Seigneur vous a fait grâce… Instruisez-vous et avertissez-vous en toute sagesse.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt; Même le joli tableau de famille de Paul peut alors passer comme une description de la paix que la nuit de Noël a pu nous faire vivre : &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;Femmes, soyez soumises à votre mari - maris, aimez votre femme - enfants, obéissez à vos parents - parents, n'exaspérez pas vos enfants&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt; :&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;Tout cela ne signifie pas que tous les débats sont désormais clos, mais qu'une "expérience du bonheur" existe, à partir de laquelle des relations bénéfiques à une vie réussie peuvent se construire. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; font: normal normal normal 12px/normal Helvetica; min-height: 14px; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; font: normal normal normal 12px/normal Helvetica; "&gt;&lt;span style="letter-spacing: 0px; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;Paul s'adresse en quelque sorte à ceux qui en avaient fini avec la vie et propose non pas un pacte Faustien, mais une &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;alliance&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt; qui fait moins appel à une obéissance totale qu'à la recherche de clefs pour améliorer l'existence humaine. Paul aussi retrace sa propre vie (imparfaite) et l'expérience de son temps (imparfait) dans ses lettres, et c'est pour cette raison que nous ne pouvons pas les prendre comme des recettes toutes faites pour exécuter le programme de bonheur chrétien. Les femmes à l'écoute, les maris affectueux, les enfants doux et les parents patients : ce ne sont pas des blocs d'une morale éternelle que nous pourrons copier-coller dans notre vie, mais c'est une invitation à faire l'expérience de relations bienfaisantes. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; font: normal normal normal 12px/normal Helvetica; min-height: 14px; "&gt;&lt;span style="letter-spacing: 0px; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; font: normal normal normal 12px/normal Helvetica; "&gt;&lt;span style="letter-spacing: 0px; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;Malgré les changement des morales depuis le 1er siècle, nous trouvons donc bien une espèce de "clef du bonheur de Noël au quotidien" dans ce texte. Ces relations sont d'abord construites sur un "maintenant", une incitation à vivre la vie aujourd'hui, et non pas la reporter à “plus tard”. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; font: normal normal normal 12px/normal Helvetica; min-height: 14px; "&gt;&lt;span style="letter-spacing: 0px; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; font: normal normal normal 12px/normal Helvetica; "&gt;&lt;span style="letter-spacing: 0px; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;Et puis, ces relations bienfaisantes sont toujours construites par un lien qu'aucune morale ne peut préscrire, qu'aucune programmation neurolinguistique ne peut produire :   &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; font: normal normal normal 12px/normal Helvetica; "&gt;&lt;span style="letter-spacing: 0px; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;&lt;i&gt;Par-dessus tout, revêtez-vous de l'amour, qui est le lien parfait.&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; font: normal normal normal 12px/normal Helvetica; min-height: 14px; "&gt;&lt;span style="letter-spacing: 0px; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; font: normal normal normal 12px/normal Helvetica; "&gt;&lt;span style="letter-spacing: 0px; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;Il y a au moins une chose qui reste de cette vieille histoire d'un Dieu qui a tellement aimé ce monde qu'il a donné son fils : il nous a donné l'amour dans ce monde, le monde avec tout ses compromis mous, tous ses défauts, même avec sa violence et son injustice. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: arial; font-size: medium; "&gt;Vis-à-vis des prophètes du "ras-le-bol de l'espérance", les évangélistes du "Tout est fichu", &lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: arial; font-size: medium; "&gt;il y a désormais cette parole du Dieu de la crèche de Bethléhem qui dit : Je t'aime comme tu es...&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; font: normal normal normal 12px/normal Helvetica; min-height: 14px; "&gt;&lt;span style="letter-spacing: 0px; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; font: normal normal normal 12px/normal Helvetica; "&gt;&lt;span style="letter-spacing: 0px; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;Cette parole "Je t'aime comme tu es" suffit à elle seule pour illuminer toute une vie, pour reconstruire notre espérence et notre foi. Cette parole "Je t'aime comme tu es" que Dieu souffle dans notre temps et dans notre vie, elle nous inspire afin que nous aussi, nous puissons souffler dans les oreilles de tous ceux qui sont avec nous : Je t'aime comme tu es ! Amen.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; font: normal normal normal 12px/normal Helvetica; min-height: 14px; font-family: Arial; font-size: medium; "&gt;&lt;span style="letter-spacing: 0px; "&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/185381257529483193-1528579764407011086?l=rudipopp.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/185381257529483193/posts/default/1528579764407011086'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/185381257529483193/posts/default/1528579764407011086'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://rudipopp.blogspot.com/2010/12/je-taime-tel-que-tu-es.html' title='Je t&apos;aime tel que tu es'/><author><name>Rudi Popp</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13491313393917323262</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-185381257529483193.post-8047550783687951105</id><published>2010-12-24T06:39:00.000-08:00</published><updated>2011-02-20T06:44:02.099-08:00</updated><title type='text'>La poésie de Dieu</title><content type='html'>&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;Veillée de Noël au temple de Reims autour du cantique 'Ich steh an deiner Krippen hier' (&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"   style="  ;font-family:arial;font-size:medium;"&gt;Me voici auprès de ta crèche) &lt;/span&gt;&lt;div&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;&lt;i&gt;Lectures&lt;br /&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;div&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;p style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; font: normal normal normal 13px/normal 'Myriad Pro'; "&gt;&lt;span style="letter-spacing: 0px; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;Un son&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; font: normal normal normal 13px/normal 'Myriad Pro'; "&gt;&lt;span style="letter-spacing: 0px; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;Des murmures &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; font: normal normal normal 13px/normal 'Myriad Pro'; "&gt;&lt;span style="letter-spacing: 0px; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;Comme un enfant qui chantonne&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; font: normal normal normal 13px/normal 'Myriad Pro'; "&gt;&lt;span style="letter-spacing: 0px; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;Des sons&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; font: normal normal normal 13px/normal 'Myriad Pro'; "&gt;&lt;span style="letter-spacing: 0px; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;Un bruit&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; font: normal normal normal 13px/normal 'Myriad Pro'; "&gt;&lt;span style="letter-spacing: 0px; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;Une cacophonie&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; font: normal normal normal 13px/normal 'Myriad Pro'; "&gt;&lt;span style="letter-spacing: 0px; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;Une consonance &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; font: normal normal normal 13px/normal 'Myriad Pro'; "&gt;&lt;span style="letter-spacing: 0px; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;Une mélodie va naître &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; font: normal normal normal 13px/normal 'Myriad Pro'; min-height: 16px; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; font: normal normal normal 13px/normal 'Myriad Pro'; "&gt;&lt;span style="letter-spacing: 0px; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;&lt;i&gt;Premières mesures de 'Ich steh an deiner Krippen hier' (Flûte)&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; font: normal normal normal 13px/normal 'Myriad Pro'; "&gt;&lt;span style="letter-spacing: 0px; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;&lt;i&gt;&lt;br /&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; font: normal normal normal 13px/normal 'Myriad Pro'; min-height: 16px; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span"   style="  ;font-family:arial;font-size:medium;"&gt;Une mélodie est née ! Elle parle déjà :&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; font: normal normal normal 13px/normal 'Myriad Pro'; min-height: 16px; "&gt;&lt;span style="letter-spacing: 0px; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; font: normal normal normal 13px/normal 'Myriad Pro'; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span"   style="  ;font-family:arial;font-size:medium;"&gt;Je tremble encore &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; font: normal normal normal 13px/normal 'Myriad Pro'; "&gt;&lt;span style="letter-spacing: 0px; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;Les sons ne sont pas tous justes&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; font: normal normal normal 13px/normal 'Myriad Pro'; "&gt;&lt;span style="letter-spacing: 0px; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;J'hésite encore&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; font: normal normal normal 13px/normal 'Myriad Pro'; "&gt;&lt;span style="letter-spacing: 0px; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;Le musicien qui me compose hésite encore&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; font: normal normal normal 13px/normal 'Myriad Pro'; "&gt;&lt;span style="letter-spacing: 0px; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;Les mesures se cherchent&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; font: normal normal normal 13px/normal 'Myriad Pro'; "&gt;&lt;span style="letter-spacing: 0px; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;Fragiles, les notes&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; font: normal normal normal 13px/normal 'Myriad Pro'; "&gt;&lt;span style="letter-spacing: 0px; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;Elles résonnent ensemble&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; font: normal normal normal 13px/normal 'Myriad Pro'; "&gt;&lt;span style="letter-spacing: 0px; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;Ma mélodie s'affirme. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; font: normal normal normal 13px/normal 'Myriad Pro'; "&gt;&lt;span style="letter-spacing: 0px; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;Je parle de quelqu'un qui est proche.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; font: normal normal normal 13px/normal 'Myriad Pro'; "&gt;&lt;span style="letter-spacing: 0px; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;Je caresse celui qui me chante.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; font: normal normal normal 13px/normal 'Myriad Pro'; "&gt;&lt;span style="letter-spacing: 0px; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;Je chante un amour, une tendresse… que personne ne saurait dire.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; font: normal normal normal 13px/normal 'Myriad Pro'; "&gt;&lt;span style="letter-spacing: 0px; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;Mon chant offre une chaleur.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; font: normal normal normal 13px/normal 'Myriad Pro'; "&gt;&lt;span style="letter-spacing: 0px; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;Pure.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; font: normal normal normal 13px/normal 'Myriad Pro'; min-height: 16px; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; font: normal normal normal 13px/normal 'Myriad Pro'; "&gt;&lt;span style="letter-spacing: 0px; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;&lt;i&gt;Ich steh... (Flûte)&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; font: normal normal normal 13px/normal 'Myriad Pro'; min-height: 16px; "&gt;&lt;span style="letter-spacing: 0px; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; font: normal normal normal 13px/normal 'Myriad Pro'; "&gt;&lt;span style="letter-spacing: 0px; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;Je suis une vieille histoire.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; font: normal normal normal 13px/normal 'Myriad Pro'; "&gt;&lt;span style="letter-spacing: 0px; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;On m'appelle l'histoire de "Noël", mais cela ne me plait pas. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; font: normal normal normal 13px/normal 'Myriad Pro'; "&gt;&lt;span style="letter-spacing: 0px; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;Car je ne parle pas de Noël. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; font: normal normal normal 13px/normal 'Myriad Pro'; "&gt;&lt;span style="letter-spacing: 0px; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;Je parle d'amour. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; font: normal normal normal 13px/normal 'Myriad Pro'; "&gt;&lt;span style="letter-spacing: 0px; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;Je parle de tendresse.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; font: normal normal normal 13px/normal 'Myriad Pro'; "&gt;&lt;span style="letter-spacing: 0px; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;Je parle d'un enfant qui vient au monde. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; font: normal normal normal 13px/normal 'Myriad Pro'; "&gt;&lt;span style="letter-spacing: 0px; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;Je parle du bonheur de regarder un nouveau-né, &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; font: normal normal normal 13px/normal 'Myriad Pro'; "&gt;&lt;span style="letter-spacing: 0px; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;de scruter son regard, de sentir son souffle. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; font: normal normal normal 13px/normal 'Myriad Pro'; "&gt;&lt;span style="letter-spacing: 0px; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;Je parle de la fragilité de la vie. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; font: normal normal normal 13px/normal 'Myriad Pro'; "&gt;&lt;span style="letter-spacing: 0px; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;Je parle de la peur, et du bonheur de la consolation.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; font: normal normal normal 13px/normal 'Myriad Pro'; "&gt;&lt;span style="letter-spacing: 0px; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;Je parle de tout cela, et on m'appelle, sur un ton méprisant,  &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; font: normal normal normal 13px/normal 'Myriad Pro'; "&gt;&lt;span style="letter-spacing: 0px; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;"histoire de Noël", trop vieille pour plaire encore aux enfants. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; font: normal normal normal 13px/normal 'Myriad Pro'; "&gt;&lt;span style="letter-spacing: 0px; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;Je cherche une traduction : Je ne veux pas raconter ce que vous appellez déjà "Noël". &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; font: normal normal normal 13px/normal 'Myriad Pro'; "&gt;&lt;span style="letter-spacing: 0px; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;Je veux raconter quelque chose de nouveau, avec mes vieux mots. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; font: normal normal normal 13px/normal 'Myriad Pro'; min-height: 16px; "&gt;&lt;span style="letter-spacing: 0px; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; font: normal normal normal 13px/normal 'Myriad Pro'; "&gt;&lt;span style="letter-spacing: 0px; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;&lt;i&gt;Ich steh... (Flûte et orgue)&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; font: normal normal normal 13px/normal 'Myriad Pro'; min-height: 16px; "&gt;&lt;span style="letter-spacing: 0px; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; font: normal normal normal 13px/normal 'Myriad Pro'; "&gt;&lt;span style="letter-spacing: 0px; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;Un poème va naître. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; font: normal normal normal 13px/normal 'Myriad Pro'; "&gt;&lt;span style="letter-spacing: 0px; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;Le poète et pasteur Paul Gerhardt est assis à son bureau. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; font: normal normal normal 13px/normal 'Myriad Pro'; "&gt;&lt;span style="letter-spacing: 0px; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;Il lit une histoire dans la Bible. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; font: normal normal normal 13px/normal 'Myriad Pro'; "&gt;&lt;span style="letter-spacing: 0px; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;"Elle mit au monde un fils, son premier-né. Elle l'enveloppa de langes et le coucha dans une crèche, parce qu'il n'y avait pas de place pour eux dans l'abri destiné aux voyageurs."&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; font: normal normal normal 13px/normal 'Myriad Pro'; "&gt;&lt;span style="letter-spacing: 0px; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;Il écoute. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; font: normal normal normal 13px/normal 'Myriad Pro'; "&gt;&lt;span style="letter-spacing: 0px; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;Il écrit. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; font: normal normal normal 13px/normal 'Myriad Pro'; min-height: 16px; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; font: normal normal normal 13px/normal 'Myriad Pro'; "&gt;&lt;span style="letter-spacing: 0px; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;Ich steh an deiner Krippen hier,&lt;br /&gt;O Jesulein, mein Leben;&lt;br /&gt;Ich komme, bring und schenke dir,&lt;br /&gt;Was du mir hast gegeben.&lt;br /&gt;Nimm hin, es ist mein Geist und Sinn,&lt;br /&gt;Herz, Seel und Mut, nimm alles hin&lt;br /&gt;Und laß dir's wohlgefallen.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; font: normal normal normal 13px/normal 'Myriad Pro'; "&gt;&lt;span style="letter-spacing: 0px; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;Me voici auprès de ta crèche &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; font: normal normal normal 13px/normal 'Myriad Pro'; "&gt;&lt;span style="letter-spacing: 0px; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;Jésus, ma vie, mon être &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; font: normal normal normal 13px/normal 'Myriad Pro'; "&gt;&lt;span style="letter-spacing: 0px; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;Je viens poser la destinée&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; font: normal normal normal 13px/normal 'Myriad Pro'; "&gt;&lt;span style="letter-spacing: 0px; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;Que tu m'avais offerte&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; font: normal normal normal 13px/normal 'Myriad Pro'; "&gt;&lt;span style="letter-spacing: 0px; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;Je te confie esprit et sens &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; font: normal normal normal 13px/normal 'Myriad Pro'; "&gt;&lt;span style="letter-spacing: 0px; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;Mon coeur, mon âme, je te les rends&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; font: normal normal normal 13px/normal 'Myriad Pro'; "&gt;&lt;span style="letter-spacing: 0px; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;Afin que tu t'y plaises.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; font: normal normal normal 13px/normal 'Myriad Pro'; min-height: 16px; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; font: normal normal normal 13px/normal 'Myriad Pro'; "&gt;&lt;span style="letter-spacing: 0px; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;Tu as rempli de ton amour&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; font: normal normal normal 13px/normal 'Myriad Pro'; "&gt;&lt;span style="letter-spacing: 0px; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;Mon corps, mon existence&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; font: normal normal normal 13px/normal 'Myriad Pro'; "&gt;&lt;span style="letter-spacing: 0px; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;L'éclat de ton image douce&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; font: normal normal normal 13px/normal 'Myriad Pro'; "&gt;&lt;span style="letter-spacing: 0px; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;fait briller ma conscience&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; font: normal normal normal 13px/normal 'Myriad Pro'; "&gt;&lt;span style="letter-spacing: 0px; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;Je ne puis vivre autrement :&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; font: normal normal normal 13px/normal 'Myriad Pro'; "&gt;&lt;span style="letter-spacing: 0px; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;Mon coeur ne saurait renier&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; font: normal normal normal 13px/normal 'Myriad Pro'; "&gt;&lt;span style="letter-spacing: 0px; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;A ta tendresse calme !&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; font: normal normal normal 13px/normal 'Myriad Pro'; min-height: 16px; "&gt;&lt;span style="letter-spacing: 0px; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; font: normal normal normal 13px/normal 'Myriad Pro'; "&gt;&lt;span style="letter-spacing: 0px; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;&lt;i&gt;Ich steh... (Chant de soliste)&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; font: normal normal normal 13px/normal 'Myriad Pro'; min-height: 16px; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; font: normal normal normal 13px/normal 'Myriad Pro'; "&gt;&lt;span style="letter-spacing: 0px; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;Parfois, un poème et une mélodie se rencontrent.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; font: normal normal normal 13px/normal 'Myriad Pro'; "&gt;&lt;span style="letter-spacing: 0px; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;Là aussi, les mesures se cherchent&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; font: normal normal normal 13px/normal 'Myriad Pro'; "&gt;&lt;span style="letter-spacing: 0px; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;Fragiles, les notes et les mots&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; font: normal normal normal 13px/normal 'Myriad Pro'; "&gt;&lt;span style="letter-spacing: 0px; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;Elles résonnent ensemble&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; font: normal normal normal 13px/normal 'Myriad Pro'; "&gt;&lt;span style="letter-spacing: 0px; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;Une mélodie s'affirme. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; font: normal normal normal 13px/normal 'Myriad Pro'; "&gt;&lt;span style="letter-spacing: 0px; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;Les mots caressent celui qui chante.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; font: normal normal normal 13px/normal 'Myriad Pro'; "&gt;&lt;span style="letter-spacing: 0px; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;Les sons soutiennent les mots.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; font: normal normal normal 13px/normal 'Myriad Pro'; min-height: 16px; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; font: normal normal normal 13px/normal 'Myriad Pro'; "&gt;&lt;span style="letter-spacing: 0px; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;&lt;i&gt;Ich steh… La voix de basse (orgue)&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; font: normal normal normal 13px/normal 'Myriad Pro'; min-height: 16px; "&gt;&lt;span style="letter-spacing: 0px; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; font: normal normal normal 13px/normal 'Myriad Pro'; "&gt;&lt;span style="letter-spacing: 0px; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;Ainsi, un vieux texte devient corps. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; font: normal normal normal 13px/normal 'Myriad Pro'; "&gt;&lt;span style="letter-spacing: 0px; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;Une vielle histoire n'est plus qu'une vieille histoire&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; font: normal normal normal 13px/normal 'Myriad Pro'; "&gt;&lt;span style="letter-spacing: 0px; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;Elle est présence, proximité, tendresse du chant&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; font: normal normal normal 13px/normal 'Myriad Pro'; "&gt;&lt;span style="letter-spacing: 0px; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;Elle devient notre histoire, c'est enfin qui pouvons la raconter.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 1px; margin-left: 0px; font: normal normal normal 13px/normal 'Myriad Pro'; "&gt;&lt;span style="letter-spacing: 0px; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;Ensemble, nous pouvons chanter, d'abord la première strophe de Paul Gerhardt en allemand pour ceux qui veulent, et puis une traduction établie spécialement pour ce soir en langue française.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 1px; margin-left: 0px; font: normal normal normal 13px/normal 'Myriad Pro'; min-height: 16px; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; font: normal normal normal 13px/normal 'Myriad Pro'; "&gt;&lt;span style="letter-spacing: 0px; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;&lt;i&gt;CHANT Ich steh an deiner Krippen hier / Me voici auprès de ta crèche&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; font: normal normal normal 13px/normal 'Myriad Pro'; min-height: 16px; "&gt;&lt;span style="letter-spacing: 0px; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; font: normal normal normal 13px/normal 'Myriad Pro'; "&gt;&lt;span style="letter-spacing: 0px; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;&lt;b&gt;Lecture biblique &lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; font: normal normal normal 13px/normal 'Myriad Pro'; "&gt;&lt;span style="letter-spacing: 0px; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;Evangile selon Luc, chap. 2&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; font: normal normal normal 13px/normal 'Myriad Pro'; min-height: 16px; "&gt;&lt;span style="letter-spacing: 0px; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;&lt;i&gt;&lt;br /&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; font: normal normal normal 13px/normal 'Myriad Pro'; "&gt;&lt;span style="letter-spacing: 0px; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;&lt;i&gt;En ce temps-là, l'empereur Auguste donna l'ordre de recenser tous les habitants de l'empire romain. Ce recensement, le premier, eut lieu alors que Quirinius était gouverneur de la province de Syrie. Tout le monde allait se faire enregistrer, chacun dans sa ville d'origine. Joseph lui aussi partit de Nazareth, un bourg de Galilée, pour se rendre en Judée, à Bethléem, où est né le roi David ; en effet, il était lui-même un descendant de David. Il alla s'y faire enregistrer avec Marie, sa fiancée, qui était enceinte. Pendant qu'ils étaient à Bethléem, le jour de la naissance arriva. Elle mit au monde un fils, son premier-né. Elle l'enveloppa de langes et le coucha dans une crèche, parce qu'il n'y avait pas de place pour eux dans l'abri destiné aux voyageurs.&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; font: normal normal normal 13px/normal 'Myriad Pro'; "&gt;&lt;span style="letter-spacing: 0px; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;&lt;i&gt;Dans cette même région, il y avait des bergers qui passaient la nuit dans les champs pour garder leur troupeau. Un ange du Seigneur leur apparut et la gloire du Seigneur les entoura de lumière. Ils eurent alors très peur. Mais l'ange leur dit : « N'ayez pas peur, car je vous apporte une bonne nouvelle qui réjouira beaucoup tout le peuple : cette nuit, dans la ville de David, est né, pour vous, un Sauveur ; c'est le Christ, le Seigneur. Et voici le signe qui vous le fera reconnaître : vous trouverez un petit enfant enveloppé de langes et couché dans une crèche. »&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; font: normal normal normal 13px/normal 'Myriad Pro'; "&gt;&lt;span style="letter-spacing: 0px; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;&lt;i&gt;Tout à coup, il y eut avec l'ange une troupe nombreuse d'anges du ciel, qui louaient Dieu en disant :&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; font: normal normal normal 13px/normal 'Myriad Pro'; "&gt;&lt;span style="letter-spacing: 0px; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;&lt;i&gt;« Gloire à Dieu dans les cieux très hauts,&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; font: normal normal normal 13px/normal 'Myriad Pro'; "&gt;&lt;span style="letter-spacing: 0px; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;&lt;i&gt;et paix sur la terre pour ceux qu'il aime ! »&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; font: normal normal normal 13px/normal 'Myriad Pro'; min-height: 16px; "&gt;&lt;span style="letter-spacing: 0px; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; font: normal normal normal 13px/normal 'Myriad Pro'; "&gt;&lt;span style="letter-spacing: 0px; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;Silence&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 1px; margin-left: 0px; font: normal normal normal 13px/normal 'Myriad Pro'; min-height: 16px; "&gt;&lt;span style="letter-spacing: 0px; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 1px; margin-left: 0px; font: normal normal normal 13px/normal 'Myriad Pro'; "&gt;&lt;span style="letter-spacing: 0px; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;MEDITATION&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 1px; margin-left: 0px; font: normal normal normal 13px/normal 'Myriad Pro'; min-height: 16px; "&gt;&lt;span style="letter-spacing: 0px; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 1px; margin-left: 0px; font: normal normal normal 13px/normal 'Myriad Pro'; "&gt;&lt;span style="letter-spacing: 0px; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;Les cantiques spirituels font partie du meilleur héritage des Eglises issues de la Réforme depuis le 16e siècle. Luther lui-même a ainsi créé des poèmes dans la langue du peuple, à partir de cantiques populaires, "afin que la Parole de Dieu demeure parmi eux grâce au chant". Il connaît la puissance discrète du chant monastique qu'il entend transposer au quotidien de tout Chrétien. C'est ainsi que paraissent des recueils de cantiques spirituels, qui seront constamment renouvelés au fur à à mesure que jaillissent de nouveaux goûts et de nouveaux siècles. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 1px; margin-left: 0px; font: normal normal normal 13px/normal 'Myriad Pro'; min-height: 16px; "&gt;&lt;span style="letter-spacing: 0px; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 1px; margin-left: 0px; font: normal normal normal 13px/normal 'Myriad Pro'; "&gt;&lt;span style="letter-spacing: 0px; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;Au milieu du 17e siècle, dans les dures années de reconstruction après la guerre de Trente ans, beaucoup de nouveaux chants de consolation apportent un réconfort existentiel. Les ravages et les aggressions de la guerre vont d'ailleurs provoquer une curieuse dualité : d'une part, la fuite du monde et de ses tentations ; et d'autre part, la recherche effrénée des plaisirs terrestres (cf epoque du baroque). Dans les Eglises luthériennes, un répértoire différent se constitue alors avec des cantiques destinés à la vie quotidienne.  Parmi les plus grands poètes et théologiens de cette époque, nous trouvons le pasteur berlinois Paul Gerhardt. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 1px; margin-left: 0px; font: normal normal normal 13px/normal 'Myriad Pro'; min-height: 16px; "&gt;&lt;span style="letter-spacing: 0px; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 1px; margin-left: 0px; font: normal normal normal 13px/normal 'Myriad Pro'; "&gt;&lt;span style="letter-spacing: 0px; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;C'est ainsi en 1653 qu'il écrit les quinze strophes de ce beau cantique "Ich steh an deiner Krippen hier", qui est devenu un des hymnes de Noël les plus familiers dans l'espace germanophone. Après l'époque de la Réforme où les chants devaient surtout communiquer le juste enseignement luthérien, Paul Gerhardt privilégie un ton très personnel, porté sur la piété individuelle. Le "Je" l'emporte par rapport au "Nous" de l'époque de la Réforme. Or Gerhardt entend le "Je" non pas comme l'expression d'une religiosité individualiste (Chaqu'un croit ce qu'il peut), mais comme un moyen pour toute personne de connaître la proximité d'avec Celui qui est chanté. Des expressions comme "Jésus, ma vie", "ma destinée" traduisent une confiance du "coeur" et une véritable tendresse qui construisent une relation à Dieu au-délà de la simple reconnaissance de "vérités bibliques et ecclésiastiques". &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 1px; margin-left: 0px; font: normal normal normal 13px/normal 'Myriad Pro'; min-height: 16px; "&gt;&lt;span style="letter-spacing: 0px; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 1px; margin-left: 0px; font: normal normal normal 13px/normal 'Myriad Pro'; "&gt;&lt;span style="letter-spacing: 0px; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;Quand parait en 1736 un recueil de chants à Leipzig qui comportera presque 1000 cantiques des plus populaires, "Ich steh an deiner Krippen hier" de Paul Gerhardt est déjà un classique, et qui était chanté jusque là sur un air composé de Luther. Mais les éditeurs souhaitent renouveler l'expérience du chant d'Eglise et confient 69 textes de cantiques au &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;cantor&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt; de l'Eglise St-Thomas, qui n'est autre que J.S. Bach en personne. C'est lui qui composera de nouveaux airs caractérisés par une apparente simplicité, mais avec un traitement subtil de la basse qui soutient la force du propos. "Ich steh an deiner Krippen hier" tel que nous l'avons chanté en est une des pièces maîtresses.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 1px; margin-left: 0px; font: normal normal normal 13px/normal 'Myriad Pro'; min-height: 16px; "&gt;&lt;span style="letter-spacing: 0px; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 1px; margin-left: 0px; font: normal normal normal 13px/normal 'Myriad Pro'; "&gt;&lt;span style="letter-spacing: 0px; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;Si je vous ai proposé cette méditation autour d'un vieux cantique, c'est parce que je pense que cette approche "personnelle" de Noël qu'il transporte interroge toujours notre façon de croire - et je crois même qu'elle abroge une certaine façon "d'avoir la foi". Nos questions et nous doutes par rapport au folklore noëlique que le chant évoque (la crèche, le coeur, etc) deviennent un moyen de nous rendre compte de cette proximité de Dieu qui frôle la promiscuité: Un Dieu dont la présence est révélé sous forme d'un conte pour enfants?! N'y aurait-t-il pas un moyen plus sérieux pour expliquer ce que Noël "signifie précisément"? Un Dieu qui est présenté sous forme d'un visage d'enfant?! Est-ce que cela ne touche pas le blasphème?&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 1px; margin-left: 0px; font: normal normal normal 13px/normal 'Myriad Pro'; min-height: 16px; "&gt;&lt;span style="letter-spacing: 0px; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 1px; margin-left: 0px; font: normal normal normal 13px/normal 'Myriad Pro'; "&gt;&lt;span style="letter-spacing: 0px; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;Or, je crois que c'est dans la simplicité de ce récit que le scandale de Noël se fait toujours à nouveau sentir. C'est dans la naiveté de ce chant que nous pouvons passer à d'autres questions, du genre : Où est-ce que je vois les traits de ce Dieu qui ne nous écrase pas, mais qui s'écrase au bénéfice de l'homme libre, fragile et responsable ? Quand est-ce que je me donne le temps d'attendre ce Dieu qui n'est pas une "machine à exaucer des prières", mais qui est le poète du monde ? &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 1px; margin-left: 0px; font: normal normal normal 13px/normal 'Myriad Pro'; min-height: 16px; "&gt;&lt;span style="letter-spacing: 0px; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; font: normal normal normal 13px/normal 'Myriad Pro'; display: inline !important; "&gt;&lt;span style="letter-spacing: 0px; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;Je reste convaincu que dans nos vieux cantiques peuvent nous apprendre à chercher davantage cette musique et cette poésie d'un Dieu dont l'unique force est celle de la  parole. C'est cette Parole fragile que l'enfant de Béthléem incarne, et c'est toujours cette même Parole que les chants spirituels traduisent, en nous laissant dans notre monde hip-hop, avec la longue question pour cette nuit et beaucoup d'autre qui vont suivre dans la nouvelle année : Comment pouvons-nous chanter Noël aujourd'hui ? Quelle est la mélodie qui se façonnera grâce à nos murmures plus qu'avec des mots, afin que ceux qui nous écouteront seront consolés ?&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/185381257529483193-8047550783687951105?l=rudipopp.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/185381257529483193/posts/default/8047550783687951105'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/185381257529483193/posts/default/8047550783687951105'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://rudipopp.blogspot.com/2011/02/la-poesie-de-dieu.html' title='La poésie de Dieu'/><author><name>Rudi Popp</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13491313393917323262</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-185381257529483193.post-4935067797328528596</id><published>2010-12-12T06:30:00.000-08:00</published><updated>2011-02-20T06:37:45.899-08:00</updated><title type='text'>Le conte des trois bougies</title><content type='html'>&lt;p style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; font: normal normal normal 12.5px/normal 'Myriad Pro'; "&gt;&lt;i&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;Culte de l'Avent des familles avec saynète des enfants&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; font: normal normal normal 12.5px/normal 'Myriad Pro'; "&gt;&lt;i&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; font: normal normal normal 12.5px/normal 'Myriad Pro'; "&gt;&lt;i&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;(Lecteur 1)&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; font: normal normal normal 12.5px/normal 'Myriad Pro'; "&gt;&lt;span style="letter-spacing: 0px; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;Il y a ras-le-bol des beaux discours !   &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; font: normal normal normal 12.5px/normal 'Myriad Pro'; "&gt;&lt;span style="letter-spacing: 0px; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;Vous y croyez encore, en ces histoires d'un espoir inébranlable?&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; font: normal normal normal 12.5px/normal 'Myriad Pro'; "&gt;&lt;span style="letter-spacing: 0px; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;Mais regardez autour de vous ! En politique : que de compromis mous! &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; font: normal normal normal 12.5px/normal 'Myriad Pro'; "&gt;&lt;span style="letter-spacing: 0px; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;Croyez-vous que ça va s'améliorer un jour? &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; font: normal normal normal 12.5px/normal 'Myriad Pro'; "&gt;&lt;span style="letter-spacing: 0px; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;Allez y, l'espérence ne coûte que la réalité. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; font: normal normal normal 12.5px/normal 'Myriad Pro'; "&gt;&lt;span style="letter-spacing: 0px; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;L'environnement est fichu. L'école est fichue. L'économie est fichue.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; font: normal normal normal 12.5px/normal 'Myriad Pro'; "&gt;&lt;span style="letter-spacing: 0px; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;Tout est fichu. Ca sert à quoi, de chanter l'espérance, la foi et l'amour dans un temple si tout autour le monde est fichu ?&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; font: normal normal normal 12.5px/normal 'Myriad Pro'; min-height: 15px; "&gt;&lt;span style="letter-spacing: 0px; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt; &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; font: normal normal normal 12.5px/normal 'Myriad Pro'; "&gt;&lt;span style="letter-spacing: 0px; "&gt;&lt;i&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;(Le lecteur 2 se lève et vient au devant)&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; font: normal normal normal 12.5px/normal 'Myriad Pro'; min-height: 15px; "&gt;&lt;span style="letter-spacing: 0px; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; font: normal normal normal 12.5px/normal 'Myriad Pro'; "&gt;&lt;span style="letter-spacing: 0px; "&gt;&lt;i&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;(Lecteur 1)&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; font: normal normal normal 12.5px/normal 'Myriad Pro'; "&gt;&lt;span style="letter-spacing: 0px; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;Que voulez-vous ? Raconter une histoire ? Allez-y, si vous croyez que cela sert à quelque chose...&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; font: normal normal normal 12.5px/normal 'Myriad Pro'; min-height: 15px; "&gt;&lt;span style="letter-spacing: 0px; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; font: normal normal normal 12.5px/normal 'Myriad Pro'; "&gt;&lt;span style="letter-spacing: 0px; "&gt;&lt;i&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;(Lecteur 2)&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; font: normal normal normal 12.5px/normal 'Myriad Pro'; "&gt;&lt;span style="letter-spacing: 0px; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;Dans la première lettre aux Corinthiens, au chapitre 13, nous lisons le verset 13 :&lt;br /&gt;« Maintenant trois choses sont toujours là : la foi, l’espérance et l’amour.&lt;br /&gt;Mais la plus grande des trois, c’est l’amour…"&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; font: normal normal normal 12.5px/normal 'Myriad Pro'; min-height: 15px; "&gt;&lt;span style="letter-spacing: 0px; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; font: normal normal normal 12.5px/normal 'Myriad Pro'; "&gt;&lt;span style="letter-spacing: 0px; "&gt;&lt;i&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;(Sur la table, trois bougies sont allumées)&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; font: normal normal normal 12.5px/normal 'Myriad Pro'; "&gt;&lt;span style="letter-spacing: 0px; "&gt;&lt;i&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;(Lecteur 2)&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; font: normal normal normal 12.5px/normal 'Myriad Pro'; "&gt;&lt;span style="letter-spacing: 0px; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;Dans un commencement du monde, Dieu créa la lumière. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; font: normal normal normal 12.5px/normal 'Myriad Pro'; "&gt;&lt;span style="letter-spacing: 0px; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;Et immédiatement après, il créa le pays des bougies… &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; font: normal normal normal 12.5px/normal 'Myriad Pro'; min-height: 15px; "&gt;&lt;span style="letter-spacing: 0px; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; font: normal normal normal 12.5px/normal 'Myriad Pro'; "&gt;&lt;span style="letter-spacing: 0px; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;C’était un pays magnifique, chaud, lumineux, éclairé de mille feux. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; font: normal normal normal 12.5px/normal 'Myriad Pro'; "&gt;&lt;span style="letter-spacing: 0px; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;Toutes sortes de bougies y vivaient : des petites, des grosses, des rondes, des fines, des rouges, des blanches, … Certaines étaient simplement posées comme ça, d’autres jouissaient d’un chandelier, d’autres encore s’abritaient dans une lanterne… &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; font: normal normal normal 12.5px/normal 'Myriad Pro'; "&gt;&lt;span style="letter-spacing: 0px; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;Eclairé par toutes ces flammes, le pays des bougies était aussi un pays de lumière.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; font: normal normal normal 12.5px/normal 'Myriad Pro'; "&gt;&lt;span style="letter-spacing: 0px; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;Mais, un jour, un sombre voyageur passa par là. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; font: normal normal normal 12.5px/normal 'Myriad Pro'; "&gt;&lt;span style="letter-spacing: 0px; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;C’était un prince des ténèbres, et toutes ces lumières ne lui plaisaient pas du tout ! &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; font: normal normal normal 12.5px/normal 'Myriad Pro'; "&gt;&lt;span style="letter-spacing: 0px; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;« Comment faire pour ruiner cet éclat ? Comment éteindre tous ces feux ? &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; font: normal normal normal 12.5px/normal 'Myriad Pro'; "&gt;&lt;span style="letter-spacing: 0px; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;Raaah ! Toutes ces flammes belles et chaudes me rendent malade !!! &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; font: normal normal normal 12.5px/normal 'Myriad Pro'; min-height: 15px; "&gt;&lt;span style="letter-spacing: 0px; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; font: normal normal normal 12.5px/normal 'Myriad Pro'; "&gt;&lt;span style="letter-spacing: 0px; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;J’ai une idée : plutôt que de me fatiguer à souffler des heures sur tout ça, et me mettre tout le monde à dos, je vais faire en sorte qu’elles s’éteignent d’elles-mêmes, toutes seules, comme des grandes… » &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; font: normal normal normal 12.5px/normal 'Myriad Pro'; min-height: 15px; "&gt;&lt;span style="letter-spacing: 0px; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; font: normal normal normal 12.5px/normal 'Myriad Pro'; "&gt;&lt;span style="letter-spacing: 0px; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;Et il alla de l’une à l’autre, en papotant l’air de rien : « Bonjour, temps de neige aujourd’hui, il vaudrait mieux se mettre à l’abri ! » &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; font: normal normal normal 12.5px/normal 'Myriad Pro'; min-height: 15px; "&gt;&lt;span style="letter-spacing: 0px; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; font: normal normal normal 12.5px/normal 'Myriad Pro'; "&gt;&lt;span style="letter-spacing: 0px; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;Quelques luminaires effrayés par l’averse annoncée s’éteignirent rapidement. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; font: normal normal normal 12.5px/normal 'Myriad Pro'; min-height: 15px; "&gt;&lt;span style="letter-spacing: 0px; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; font: normal normal normal 12.5px/normal 'Myriad Pro'; "&gt;&lt;span style="letter-spacing: 0px; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;« Savez-vous que votre flamme ne durera qu’un temps, selon la longueur de votre mèche ? » Tristes, tristes à cette pensée, quelques cierges encore démissionnèrent. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; font: normal normal normal 12.5px/normal 'Myriad Pro'; min-height: 15px; "&gt;&lt;span style="letter-spacing: 0px; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; font: normal normal normal 12.5px/normal 'Myriad Pro'; "&gt;&lt;span style="letter-spacing: 0px; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;« Ce qui vous rend belles, mes chéries, sera bientôt flétri, lorsque la cire aura fondu, je ne donne pas cher de votre éclat ! » Toutes découragées, chandelles et bougies abandonnèrent leurs feux et s’éteignirent à leur tour… &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; font: normal normal normal 12.5px/normal 'Myriad Pro'; "&gt;&lt;span style="letter-spacing: 0px; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;&lt;br /&gt;Restaient trois courageuses : trois bougies qui attendaient un heureux évènement. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; font: normal normal normal 12.5px/normal 'Myriad Pro'; min-height: 15px; "&gt;&lt;span style="letter-spacing: 0px; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; font: normal normal normal 12.5px/normal 'Myriad Pro'; "&gt;&lt;span style="letter-spacing: 0px; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;La première s’appelait ‘foi’. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;i&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;(Le lecteur soulève la première des trois bougies)&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; font: normal normal normal 12.5px/normal 'Myriad Pro'; "&gt;&lt;span style="letter-spacing: 0px; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;Le prince des ténèbres s’approcha d’elle. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; font: normal normal normal 12.5px/normal 'Myriad Pro'; "&gt;&lt;span style="letter-spacing: 0px; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;« Alors donc tu es la foi ? Mais si personne ne croit, tu meurs ! Regarde les églises à moitié vides, les magasins ouverts le dimanche, qui détournent les croyants de leurs communautés ; allume la télé, y a des choses à faire à la maison, pas le temps pour la religion, regarde autour de toi ! Et puis, tu as foi en quoi ? En un bébé couché dans la paille ?!? Hahaha !... » &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; font: normal normal normal 12.5px/normal 'Myriad Pro'; min-height: 15px; "&gt;&lt;span style="letter-spacing: 0px; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; font: normal normal normal 12.5px/normal 'Myriad Pro'; "&gt;&lt;span style="letter-spacing: 0px; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;La pauvre foi reçu en pleine face le souffle fétide et puant de ce rire méchant, et… elle s’éteignit. (&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;i&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;Le narrateur la souffle)&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; font: normal normal normal 12.5px/normal 'Myriad Pro'; min-height: 15px; "&gt;&lt;span style="letter-spacing: 0px; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; font: normal normal normal 12.5px/normal 'Myriad Pro'; "&gt;&lt;span style="letter-spacing: 0px; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;Le sombre personnage se tourna vers la bougie espérance. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;i&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;(Le lecteur soulève la deuxième des trois bougies)&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; font: normal normal normal 12.5px/normal 'Myriad Pro'; "&gt;&lt;span style="letter-spacing: 0px; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;« Salut toi ! As-tu compté les gens que tu as déçus ? Les gens qui comptaient sur toi, et que tu n’as pas toujours exaucés ? Chère Espérance, n’es-tu pas un peu comme ces publicités mensongères… ? » Surprise et estomaquée, l’espérance s’éteignit à l’instant. (&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;i&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;Idem)&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; font: normal normal normal 12.5px/normal 'Myriad Pro'; "&gt;&lt;span style="letter-spacing: 0px; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;&lt;br /&gt;Restait la bougie Amour. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;i&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;(Le lecteur soulève la troisième des trois bougies)&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; font: normal normal normal 12.5px/normal 'Myriad Pro'; "&gt;&lt;span style="letter-spacing: 0px; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;« Il ne reste que toi, regarde, tu es seule… abandonnée… » &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; font: normal normal normal 12.5px/normal 'Myriad Pro'; min-height: 15px; "&gt;&lt;span style="letter-spacing: 0px; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; font: normal normal normal 12.5px/normal 'Myriad Pro'; "&gt;&lt;span style="letter-spacing: 0px; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;« Je suis la seule à briller encore, et nous voici face à face : toi et tes ténèbres, et moi et ma lumière. Moi, j’ai avec moi toute la gloire et la puissance de mon créateur. Regarde seulement et dis-moi si tu peux en faire autant : quand je dit à l’espérance ‘je t’aime’, vois… &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; font: normal normal normal 12.5px/normal 'Myriad Pro'; min-height: 15px; "&gt;&lt;span style="letter-spacing: 0px; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; font: normal normal normal 12.5px/normal 'Myriad Pro'; "&gt;&lt;span style="letter-spacing: 0px; "&gt;&lt;i&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;(La bougie espérance est rallumée à la flamme de l’amour.)&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; font: normal normal normal 12.5px/normal 'Myriad Pro'; "&gt;&lt;span style="letter-spacing: 0px; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;Et si je dis à la foi ‘je t’aime’, regarde ! &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; font: normal normal normal 12.5px/normal 'Myriad Pro'; min-height: 15px; "&gt;&lt;span style="letter-spacing: 0px; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; font: normal normal normal 12.5px/normal 'Myriad Pro'; "&gt;&lt;span style="letter-spacing: 0px; "&gt;&lt;i&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;(La bougie foi se rallume à son tour.) &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; font: normal normal normal 12.5px/normal 'Myriad Pro'; "&gt;&lt;span style="letter-spacing: 0px; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;Maintenant, toi tu es seul, et nous sommes trois ! Et si je dis ‘J’aime la lumière, j’aime la chaleur, je suis prête à partager, je m’offre à toutes les bougies du pays des bougies...&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; font: normal normal normal 12.5px/normal 'Myriad Pro'; min-height: 15px; "&gt;&lt;span style="letter-spacing: 0px; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; font: normal normal normal 12.5px/normal 'Myriad Pro'; "&gt;&lt;span style="letter-spacing: 0px; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;Regarde, tu as travaillé pour rien, prince des ténèbres. Pars maintenant. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; font: normal normal normal 12.5px/normal 'Myriad Pro'; "&gt;&lt;span style="letter-spacing: 0px; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;Retourne dans tes abîmes et laisse briller avec force la foi, l’espérance, et aussi l’amour !&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; font: normal normal normal 12.5px/normal 'Myriad Pro'; "&gt;&lt;span style="letter-spacing: 0px; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;&lt;br /&gt;Le prince, tout confus, s’en retourna dans ses ténèbres, et depuis ce jour la foi et l’espérance savent qu’elles peuvent compter sur l’amour : L’amour se partage sans jamais s’épuiser, comme la flamme d’une bougie. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; font: normal normal normal 12.5px/normal 'Myriad Pro'; min-height: 15px; "&gt;&lt;span style="letter-spacing: 0px; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; font: normal normal normal 12.5px/normal 'Myriad Pro'; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; font: normal normal normal 12.5px/normal 'Myriad Pro'; min-height: 15px; "&gt;&lt;span style="letter-spacing: 0px; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; font: normal normal normal 12.5px/normal 'Myriad Pro'; "&gt;&lt;span style="letter-spacing: 0px; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;Chers amis,&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; font: normal normal normal 12.5px/normal 'Myriad Pro'; min-height: 15px; "&gt;&lt;span style="letter-spacing: 0px; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; font: normal normal normal 12.5px/normal 'Myriad Pro'; "&gt;&lt;span style="letter-spacing: 0px; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;Malgré tous les désespoirs du monde, malgré toute confusion des politiques et des religions, il y a une chose qui reste, de cette vieille histoire d'un Dieu qui a tellement aimé ce monde qu'il a donné son fils: il nous a donné l'amour dans ce monde, le monde avec tout ses compromis mous, tous ses défauts, même avec sa violence et son injustice.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; font: normal normal normal 12.5px/normal 'Myriad Pro'; min-height: 15px; "&gt;&lt;span style="letter-spacing: 0px; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; font: normal normal normal 12.5px/normal 'Myriad Pro'; "&gt;&lt;span style="letter-spacing: 0px; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;Vis-à-vis des prophètes du "ras-le-bol de l'espérance", les évangélistes du "Tout est fichu", &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; font: normal normal normal 12.5px/normal 'Myriad Pro'; "&gt;&lt;span style="letter-spacing: 0px; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;il y a désormais cette parole du Dieu de la crèche de Bethléhem qui dit: Je t'aime comme tu es...&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; font: normal normal normal 12.5px/normal 'Myriad Pro'; min-height: 15px; "&gt;&lt;span style="letter-spacing: 0px; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; font: normal normal normal 12.5px/normal 'Myriad Pro'; "&gt;&lt;span style="letter-spacing: 0px; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;Cette parole "Je t'aime comme tu es" suffit à elle seule pour illuminer toute une vie, pour reconstruire notre espérence et notre foi. Cette parole "Je t'aime comme tu es" que Dieu souffle dans notre temps et dans notre vie, elle nous inspire afin que nous aussi, nous puissons souffler dans les oreilles de tous ceux qui sont avec nous : Je t'aime comme tu es ! &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; font: normal normal normal 12.5px/normal 'Myriad Pro'; min-height: 15px; "&gt;&lt;span style="letter-spacing: 0px; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; font: normal normal normal 12.5px/normal 'Myriad Pro'; "&gt;&lt;span style="letter-spacing: 0px; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;Je vous invite ainsi à vous tourner vers ceux qui sont assis autour de vous, et de leur dire cette bonne nouvelle de Noël : Je t'aime comme tu es !&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; font: normal normal normal 12.5px/normal 'Myriad Pro'; min-height: 15px; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/185381257529483193-4935067797328528596?l=rudipopp.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/185381257529483193/posts/default/4935067797328528596'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/185381257529483193/posts/default/4935067797328528596'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://rudipopp.blogspot.com/2011/02/le-conte-des-trois-bougies.html' title='Le conte des trois bougies'/><author><name>Rudi Popp</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13491313393917323262</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-185381257529483193.post-3045415157006955103</id><published>2010-10-24T03:32:00.000-07:00</published><updated>2011-02-20T06:13:53.021-08:00</updated><title type='text'>Isaac en verlan</title><content type='html'>&lt;p style="margin: 0.0px 0.0px 0.0px 0.0px; font: 20.0px 'Myriad Pro'"&gt;&lt;span style="letter-spacing: 0.0px"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin: 0.0px 0.0px 0.0px 0.0px; font: 12.0px 'Myriad Pro'"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:6;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:20px;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"   style="font-family:georgia;font-size:100%;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:12px;"&gt;&lt;i&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:6;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"   style="font-family:georgia;font-size:100%;"&gt;&lt;i&gt;&lt;p style="margin: 0.0px 0.0px 0.0px 0.0px; font: 12.0px 'Myriad Pro'"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:georgia;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;&lt;i&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:100%;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:12px;"&gt; &lt;!--StartFragment--&gt;  &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:georgia;"&gt;&lt;i&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:100%;"&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom:0cm;margin-bottom:.0001pt;mso-pagination: none;mso-layout-grid-align:none;text-autospace:none"&gt;&lt;i&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;Série de cultes à thème sur "La religion"&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom:0cm;margin-bottom:.0001pt;mso-pagination: none;mso-layout-grid-align:none;text-autospace:none"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-style: normal;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;2 / Les dangers de la religion&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-style: normal;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom:0cm;margin-bottom:.0001pt;mso-pagination: none;mso-layout-grid-align:none;text-autospace:none"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt; &lt;/span&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom:0cm;margin-bottom:.0001pt;mso-pagination: none;mso-layout-grid-align:none;text-autospace:none"&gt;&lt;b&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;Livre de la Genese, chap. 22, 1 à 18&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom:0cm;margin-bottom:.0001pt;mso-pagination: none;mso-layout-grid-align:none;text-autospace:none"&gt;&lt;i&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;Après cela, Dieu mit Abraham à l'épreuve ; il lui dit : Abraham ! Il répondit : Je suis là ! Dieu dit : Prends ton fils, je te prie, ton fils unique, celui que tu aimes, Isaac ; va-t'en au pays de Moriya et là, offre-le en holocauste sur l'une des montagnes que je t'indiquerai.&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom:0cm;margin-bottom:.0001pt;mso-pagination: none;mso-layout-grid-align:none;text-autospace:none"&gt;&lt;i&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;Abraham se leva de bon matin, sella son âne et prit avec lui deux serviteurs et Isaac, son fils. Il fendit du bois pour l'holocauste et se mit en route pour le lieu que Dieu lui avait indiqué. Le troisième jour, Abraham, levant les yeux, vit le lieu de loin. Abraham dit à ses serviteurs : Vous, restez ici avec l'âne ; moi et le garçon, nous irons là-haut pour nous prosterner, puis nous reviendrons vers vous. Abraham prit le bois pour l'holocauste et le chargea sur Isaac, son fils, et il prit lui-même le feu et le couteau. Puis ils continuèrent à marcher ensemble, tous les deux. Alors Isaac dit à Abraham, son père : Père ! Il répondit : Oui, mon fils ? Isaac reprit : Le feu et le bois sont là, mais où est l'animal pour l'holocauste ? Abraham répondit : Que Dieu voie lui-même quel animal il aura pour holocauste, mon fils ! Et ils continuèrent à marcher ensemble, tous les deux.&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom:0cm;margin-bottom:.0001pt;mso-pagination: none;mso-layout-grid-align:none;text-autospace:none"&gt;&lt;i&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;Lorsqu'ils furent arrivés au lieu que Dieu lui avait indiqué, Abraham y bâtit l'autel et disposa le bois. Il ligota Isaac, son fils, et le mit sur l'autel, par-dessus le bois. Puis Abraham tendit la main et prit le couteau pour immoler son fils. Alors le messager du SEIGNEUR l'appela depuis le ciel, en disant : Abraham ! Abraham ! Il répondit : Je suis là ! Il dit : Ne porte pas la main sur le garçon et ne lui fais rien : je sais maintenant que tu crains Dieu et que tu ne m'as pas refusé ton fils, ton fils unique. Abraham leva les yeux et vit par-derrière un bélier retenu par les cornes dans un buisson ; alors Abraham alla prendre le bélier et l'offrit en holocauste à la place de son fils. Abraham appela ce lieu du nom d'Adonaï-Yiré (« YHWH voit ») . C'est pourquoi l'on dit aujourd'hui : A la montagne du SEIGNEUR, il sera vu.&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom:0cm;margin-bottom:.0001pt;mso-pagination: none;mso-layout-grid-align:none;text-autospace:none"&gt;&lt;i&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;Le messager du SEIGNEUR appela Abraham une seconde fois depuis le ciel ; il dit : Je le jure par moi-même, — déclaration du SEIGNEUR — parce que tu as fait cela, parce que tu n'as pas refusé ton fils, ton fils unique, je te bénirai et je multiplierai ta descendance comme les étoiles du ciel et comme le sable qui est au bord de la mer. Ta descendance prendra possession des villes de ses ennemis. Toutes les nations de la terre se béniront par ta descendance, parce que tu m'as écouté.&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom:0cm;margin-bottom:.0001pt;mso-pagination: none;mso-layout-grid-align:none;text-autospace:none"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt; &lt;/span&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-style: normal;  "&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;i&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;i&gt;&lt;p style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; font: normal normal normal 12px/normal 'Myriad Pro'; display: inline !important; "&gt;&lt;i&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;i&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; display: inline !important; "&gt;&lt;o:p&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt; &lt;/span&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/i&gt;&lt;/i&gt;&lt;i&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;i&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;i&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/i&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom:0cm;margin-bottom:.0001pt;mso-pagination: none;mso-layout-grid-align:none;text-autospace:none"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-style: normal;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;Chers amis,&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom:0cm;margin-bottom:.0001pt;mso-pagination: none;mso-layout-grid-align:none;text-autospace:none"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-style: normal;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;Le danger inhérent à toute religion est laconiquement résumé dans la parabole du homard (qui n'est pas vraiment biblique, rassurez-vous ; elle nous vient plutôt de la cuisine méditerranéenne) : On place le homard dans une casserole d'eau froide sur une cuisinière : il est content. On élève progressivement la température : il est heureux que l'eau se réchauffe. On élève la température jusqu'à ébullition : le homard est engourdi puis cuit, sans s'en rendre compte. — (Je m'excuse si vous venez de perdre l'appétit. D'ailleurs, je vous préviens : ce n'est pas la bonne recette pour faire cuire du homard) — On a ainsi accusé la religion de « conditionnement » : Au plan individuel, le fidèle ne pourrait pas percevoir les aspects négatifs de la religion. Il serait comme un homard qui est cuit vivant.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom:0cm;margin-bottom:.0001pt;mso-pagination: none;mso-layout-grid-align:none;text-autospace:none"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-style: normal;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;Ce sont seulement les « déconvertis », ceux qui après avoir pris leurs distances, une fois sortis de la casserole des prêches chauds, pourraient ressentir les dangers de « la religion » pour l'individu : étouffement, haine des plaisirs, aliénation, soumission aveugle, résignation, léthargie intellectuelle…&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom:0cm;margin-bottom:.0001pt;mso-pagination: none;mso-layout-grid-align:none;text-autospace:none"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-style: normal;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;Au niveau collectif, ce serait plus simple : il n'y aurait qu'à regarder autour de soi et dans les livres d'histoire : guerres de religion, inquisition, fanatisme, intolérance, misogynie, frein au progrès, confiscation du pouvoir politique…&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom:0cm;margin-bottom:.0001pt;mso-pagination: none;mso-layout-grid-align:none;text-autospace:none"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-style: normal;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;Les apôtres anti-religieux, qui ne manquent pas dans notre pays et dont beaucoup sont, il est vrai, sortis mi-cuits de la casserole d'un catholicisme d'état à l'ancienne et sans amour, nous expliquent que le fond du problème — le feu en dessous de la casserole, le danger initial de toute religion monothéiste — serait sa conception d'un Dieu unique et inique, qui porterait en elle le germe de l'intolérance.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom:0cm;margin-bottom:.0001pt;mso-pagination: none;mso-layout-grid-align:none;text-autospace:none"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-style: normal;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;(Et si à cela se rajoutent d'autres idéologies, qui ne sont pourtant pas propres à la religion, ils ne feraient qu'accroître le caractère dangereux de la religion : un peuple élu sur un territoire réservé ; la conviction absolue d'une mission universelle qui conduit à évangéliser ceux qui n'ont rien demandé ; les États religieux, etc.)&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom:0cm;margin-bottom:.0001pt;mso-pagination: none;mso-layout-grid-align:none;text-autospace:none"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-style: normal;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;La foi en un Dieu unique serait donc le danger principal de la religion - entendez bien, de notre religion aussi : cette foi nous ferait faire n'importe quoi au nom de Dieu, disent les apôtres de l'anti-religion.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom:0cm;margin-bottom:.0001pt;mso-pagination: none;mso-layout-grid-align:none;text-autospace:none"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-style: normal;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;Même si je continue à croire et voir, autour de moi — dans notre pays qui, après tout, n'est pas très « religieux » — qu'on n'a nullement besoin d'un Dieu unique pour faire n'importe quoi, et que la sacrée tolérance républicaine se confond aujourd'hui avec un je-m'en-foutisme des plus banals ; malgré aussi le caractère anachronique de cette critique qui semble toujours vouloir réduire toutes les religions et églises à un seul  « phénomène religieux », une sorte de cuisinière unique sur laquelle seraient posées des casseroles de marques différentes ; malgré les généralisations réchauffées à la Michel Onfray qui se nourrissent davantage de plates frustrations que d'une connaissance approfondie ; malgré tout cela, je reconnais, nous pouvons reconnaître que « la religion », comme toute affaire humaine, est loin d'être sans dangers.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom:0cm;margin-bottom:.0001pt;mso-pagination: none;mso-layout-grid-align:none;text-autospace:none"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-style: normal;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;Reconnaître cela commence justement par accepter la perspective humaniste qui est aussi, historiquement, la nôtre, celle du protestantisme : en religion, il s'agit au bout du compte d'une affaire humaine. La devise protestante « À Dieu seul la gloire » signifie dans sa radicalité que même dans la pratique religieuse, rien n'est sacré, divin ou absolu... en dehors de Dieu.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom:0cm;margin-bottom:.0001pt;mso-pagination: none;mso-layout-grid-align:none;text-autospace:none"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-style: normal;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;Mais c'est là encore que l'anathème des apôtres de l'antireligion nous frappe : ce Dieu saint et unique, il nous ferait donc bien faire n'importe quoi…&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom:0cm;margin-bottom:.0001pt;mso-pagination: none;mso-layout-grid-align:none;text-autospace:none"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-style: normal;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;Notre lecture biblique de ce matin apparaît dans un premier temps comme étant la parfaite illustration de ce danger que représente "la religion" d'un Dieu unique.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom:0cm;margin-bottom:.0001pt;mso-pagination: none;mso-layout-grid-align:none;text-autospace:none"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-style: normal;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;Abraham, le modèle du fidèle, le père des croyants, accepte cette épreuve abominable que de sacrifier son enfant unique, parce que le Dieu unique le lui demande.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom:0cm;margin-bottom:.0001pt;mso-pagination: none;mso-layout-grid-align:none;text-autospace:none"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-style: normal;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;Y a-t-il une preuve plus frappante que le syndrome du homard existe ? Abraham le homard, qui a tout quitté sur une promesse de descendance, qui a sauté pour ainsi dire par soi-même dans la casserole, qui a attendu longuement et pour qui son fils est une sorte de preuve vivante de l'amour de Dieu - il accepte de mettre cet enfant, l'accomplissement de cette promesse, de la bénédiction et de l'amour de Dieu, sur un autel pour le sacrifier en holocauste.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom:0cm;margin-bottom:.0001pt;mso-pagination: none;mso-layout-grid-align:none;text-autospace:none"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-style: normal;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;Ce texte semble voler au secours de tous ceux qui nous encouragent à laisser tomber "la religion", vu les dégâts qu'elle est capable de produire. Et nous devrions pas trop rapidement chercher des excuses faciles à Abraham, en disant p.ex. qu'il savait d'avance que Dieu n'allait pas aller jusqu'au bout - si ce récit doit être lu comme une mise en scène, il est encore plus cruel, surtout pour Isaac !&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom:0cm;margin-bottom:.0001pt;mso-pagination: none;mso-layout-grid-align:none;text-autospace:none"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-style: normal;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;Il me semble que le premier malentendu vient du fait que nous lisons la Bible comme si elle voulait nous raconter l'histoire à imiter d'un personnage historique de l'Ancien Orient, un certain "Abraham". Or, je vous le rappelle, quand la Bible parle d'Abraham, c'est pour parler… de toi, de nous ! La Bible, dans notre lecture, parle au présent, pas d'un passé. Ce n'est donc pas la peine d'expliquer la psychologie d'Abraham ou d'Isaac ; ce à quoi ce texte nous invite, c'est de mieux nous connaître nous-mêmes, à travers la connaissance du Dieu unique.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom:0cm;margin-bottom:.0001pt;mso-pagination: none;mso-layout-grid-align:none;text-autospace:none"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-style: normal;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;Afin que ce récit commence à nous parler autrement, je propose donc une petite astuce. Pour une fois, nous allons traduire le texte français en verlan pour mieux le comprendre ! Ainsi, le nom du personnage Isaac devient "acquis".&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom:0cm;margin-bottom:.0001pt;mso-pagination: none;mso-layout-grid-align:none;text-autospace:none"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-style: normal;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;Dieu dit : Prends ton fils, je te prie, ton fils unique, celui que tu aimes, Isaac ; va-t'en au pays de Moriya et là, offre-le en holocauste sur l'une des montagnes que je t'indiquerai.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom:0cm;margin-bottom:.0001pt;mso-pagination: none;mso-layout-grid-align:none;text-autospace:none"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-style: normal;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;(Je traduis) Dieu te dit, oui à toi, ce matin : Prends tes acquis, je te prie, ton héritage religieux, tes attributions pieuses, ton bénéfice dans la foi, ta chasse gardée, ton exclusivisme, tes préférences et privilèges, prends tout ce que tu aimes dans ta religion ; va-t'en au pays de Moriya et là, offre-le en holocauste sur l'une des montagnes que je t'indiquerai !&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom:0cm;margin-bottom:.0001pt;mso-pagination: none;mso-layout-grid-align:none;text-autospace:none"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-style: normal;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;Cette "traduction" n’est nullement une défiguration du texte. Pour Abraham, Isaac, ce fils unique, c'est en effet un acquis de la rencontre avec Dieu, c'est son héritage, son attribution acquise par la fréquentation du Dieu qui l'appelé, son bénéfice dans la foi; et entre les lignes, le texte nous le dit : Isaac, que Abraham "aime", c'est maintenant sa "chasse gardée", son droit exclusif d'aimer, sa préférence et son privilège.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom:0cm;margin-bottom:.0001pt;mso-pagination: none;mso-layout-grid-align:none;text-autospace:none"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-style: normal;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;Ce récit que l'on appelle en hébreu l'Akédah, ou le sacrifice (pas seulement "la ligature" !) d'Isaac, a évidemment connu beaucoup d'interprétations. Les historiens nous disent qu'il s'agit là d'une sorte de bannissement des sacrifices humains ; les exégètes expliquent que le premier "dieu" de ce texte, celui qui commande l'épreuve, n'est littéralement pas le même que le "Seigneur", celui qui sauve Isaac. Dans le judaïsme, on regarde ce "sacrifice de Its’hak" comme le summum de la dévotion envers Dieu. Chaque matin, avant la prière, les juifs orthodoxes lisent le récit de l'Akédah et terminent en disant : « Maître de l’univers ! Tout comme Avraham, notre père, supprima sa compassion pour son fils unique pour faire Ta volonté d’un cœur entier, que Ta compassion supprime Ta colère contre nous et que Ta Miséricorde l’emporte sur Tes attributs de stricte justice ».&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom:0cm;margin-bottom:.0001pt;mso-pagination: none;mso-layout-grid-align:none;text-autospace:none"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-style: normal;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;Je trouve que ces approches-là et beaucoup d'autres ne tiennent pas suffisamment compte de l'intention théologique du texte. Je me répète : nous ne lisons pas la Bible parce qu'elle nous raconte l'histoire à imiter d'un personnage ancien, mais parce qu'elle nous permet de parler de la rencontre libre avec le Dieu unique, aujourd'hui.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-style: normal;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom:0cm;margin-bottom:.0001pt;mso-pagination: none;mso-layout-grid-align:none;text-autospace:none"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-style: normal;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt; &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom:0cm;margin-bottom:.0001pt;mso-pagination: none;mso-layout-grid-align:none;text-autospace:none"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-style: normal;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;Donc, je comprends que le fidèle Abraham aime son fils Isaac, non pas dans la liberté qui est &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;disponibilité&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-style: normal;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;, mais comme l'acquis de la rencontre avec Dieu, son bénéfice dans la foi. Or, ce Dieu unique - et c'est peut-être une surprise pour les apôtres de l'anti-religion - ne supporte pas que l'homme soit lié, comme Isaac est lié sur l'autel de Moriya. On dirait qu'Abraham devient libre, dé-lié, dès qu'il a ligoté, lié Isaac sur l'autel, dès qu'il s'est donc délié de ses acquis religieux. Il redevient libre pour la rencontre du Dieu unique.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom:0cm;margin-bottom:.0001pt;mso-pagination: none;mso-layout-grid-align:none;text-autospace:none"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-style: normal;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;Et si c'était pour nous inviter à cette nouvelle liberté d'Abraham que la Genèse nous raconte cette histoire ? Si elle nous disait, aujourd'hui : Prends tes acquis, prends ton héritage religieux, tes attributions pieuses, ton bénéfice dans la foi, ta chasse gardée, ton exclusivisme, tes préférences et privilèges, et offre-les pour redevenir libre et disponible pour la rencontre avec le Dieu vivant ?&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom:0cm;margin-bottom:.0001pt;mso-pagination: none;mso-layout-grid-align:none;text-autospace:none"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-style: normal;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;Le vrai danger de la religion, ce serait donc que nous nous attachions à ces acquis, à cet héritage et l'idée d'un "bénéfice" dans la foi. La chasse gardée de notre religion peut ainsi faire obstacle à la rencontre avec le Dieu vivant ; c'est de ce danger religieux que le texte de Genèse 22 nous prévient.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom:0cm;margin-bottom:.0001pt;mso-pagination: none;mso-layout-grid-align:none;text-autospace:none"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-style: normal;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;En tant qu'homards qui aiment pourtant leur temple et ceux qui s’y retrouvent en liberté, nous pouvons donc retenir une chose : dans toute religion, il est bon de brûler de temps en temps les vieilles casseroles, de changer d'habitudes, de style de piété, de la façon de parler et de prier, de pasteur, de traduction de la Bible, de livre de chant et que sais-je encore, afin de redevenir disponible pour la rencontre et la bénédiction de l'unique Dieu vivant ! Amen.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Myriad Pro&amp;quot;;mso-bidi-Myriad Pro&amp;quot;;mso-ansi-language:FRfont-family:&amp;quot;;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;!--EndFragment--&gt;   &lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/185381257529483193-3045415157006955103?l=rudipopp.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/185381257529483193/posts/default/3045415157006955103'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/185381257529483193/posts/default/3045415157006955103'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://rudipopp.blogspot.com/2010/10/les-dangers-de-la-religion-ou-isaac-en.html' title='Isaac en verlan'/><author><name>Rudi Popp</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13491313393917323262</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-185381257529483193.post-5545260768075239857</id><published>2010-09-12T00:37:00.000-07:00</published><updated>2011-02-20T06:15:28.763-08:00</updated><title type='text'>Trouvailles de Dieu</title><content type='html'>&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;Évangile selon Luc, chap 15, 1 à 10 &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;Tous les collecteurs des taxes et les pécheurs s'approchaient de Jésus pour l'entendre.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;Les pharisiens et les scribes maugréaient : Il accueille des pécheurs et il mange avec eux !&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;Mais il leur dit cette parabole : Quel homme d'entre vous, s'il a cent moutons et qu'il en perde un, ne laisse les quatre-vingt-dix-neuf autres dans le désert pour aller après celui qui est perdu, jusqu'à ce qu'il le retrouve ?&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;Lorsqu'il l'a retrouvé, il le met sur ses épaules, tout joyeux, et, de retour chez lui, il appelle ses amis et ses voisins pour leur dire : « Réjouissez-vous avec moi, car j'ai retrouvé mon mouton, qui était perdu ! »&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;De même, je vous le dis, il y aura plus de joie dans le ciel pour un seul pécheur qui change radicalement que pour quatre-vingt-dix-neuf justes qui n'ont pas besoin d'un changement radical.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;Ou bien quelle femme, si elle a dix drachmes et qu'elle perde une drachme, n'allume une lampe, ne balaie la maison et ne cherche avec soin, jusqu'à ce qu'elle la retrouve ?&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;Lorsqu'elle l'a retrouvée, elle appelle chez elle ses amies et ses voisines et dit : « Réjouissez-vous avec moi, car j'ai retrouvé la drachme que j'avais perdue ! »&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;De même, je vous le dis, il y a de la joie devant les anges de Dieu pour un seul pécheur qui change radicalement.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Chers amis,&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous vivons dans une culture spirituelle de chercheurs : dans les différentes religions, on nous dit qu’il s’agit de se mettre en route, de se dépasser, se transcender, pour accéder à la sphère du sacré, au monde de Dieu. On nous dit qu’il s’agit de devenir chercheurs de Dieu. Cherchez Dieu, et avec la bonne technique, vous le trouverez ! Voilà le slogan des religions.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Est-ce parce que le mouvement intérieur de l’homme scientifique, qui se construit par l’exploration en vue de la maîtrise de la nature, du corps, de l’espace, que l’attitude en face de Dieu devient ainsi une attitude de chercheur ? Que la spiritualité est en fin de compte une question de technique ? Technique de méditation,&lt;br /&gt;d’apaisement intérieur, d’apprentissage des bons gestes de bénédiction.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Donc, que je veuille ou non, j’évolue dans ce contexte de chercheurs de Dieu, et ma disposition intérieure, en arrivant au temple (ou d’ailleurs à l’Église) est celle-là : JE vais y trouver quelque chose. JE vais chercher, et JE CROIS et donc JE trouverai Dieu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Par corrélation toute logique, face à cette attitude de chercheur que je communique au monde, les autres, ceux qui ne viennent pas au temple, se posent en anti-chercheurs. L’un qui va dire : JE n’ai pas besoin de chercher Dieu, je l’ai déjà trouvé, dans le coucher du soleil etc. L’autre qui va dire : JE ne cherche pas Dieu, parce que je crois savoir qu’il n’existe pas (c’est aussi une façon de croire). Etc.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et c’est comme ça que nous nous retrouvons, les chercheurs de Dieu protestants au temple, les chercheurs de Dieu catholiques à la messe, les chercheurs de Dieu privatifs devant leurs télés, et les ivrognes dans les bars. Nous formons des réseaux de chercheurs qui, parfois, s’opposent, parfois concluent des accords, et pour la plupart du temps s’ignorent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Or, d'après Jésus, nos réseaux de chercheurs apparentés ressemblent davantage à des filets, avec leurs mailles qui servent à capturer, des chaînons qui isolent et nous enferment dans des « cercles ». La société dont Jésus rêve fonctionne autrement : chacun y trouve sa place indépendamment de ses origines, son carnet d’adresses, son éducation, sa religion.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est d’ailleurs aussi vrai dans l’Église réformée : ô combien nous nous enfermons mutuellement dans ces « réseaux » qui sont des filets étouffants pour Jésus : les protestants de souche, les vrais convertis, les anciens catholiques, les chrétiens sociologiques, les curieux de passage et que sais-je encore. C’est là que ce verset si dur fait carrément du bien : Si quelqu'un vient à moi et ne déteste pas ses parents, c.-à-d., ces classifications, ces chaînes du passé, il ne peut être mon disciple.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La parabole du mouton perdu et retrouvé et la parabole de la drachme perdue et retrouvée nous invite à penser, à repenser la radicalité de l’ouverture que Jésus introduit dans notre vie spirituelle. Cette radicalité se récapitule ainsi : Nous ne sommes pas des chercheurs de Dieu, nous sommes ses trouvailles ! Le sens de notre présence dans ce temple est ainsi résumé : ensemble, laissons-nous trouver par Dieu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce programme spirituel de Jésus, annoncé dans la parabole, est sans doute en décalage par rapport à nos attentes, à notre culture religieuse, à la tradition locale : néanmoins, c’est par cette ouverture radicale que l’Évangile devient Royaume des cieux. Ensemble, laissons-nous trouver par Dieu : C’est à recommencer tous les dimanches, comme la foi n’est jamais un acquis de notre spiritualité et de ses techniques, si bienfaisantes soient-elles.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et c’est dans ce sens que nous pouvons dire : notre culte, les bénédictions, ainsi que la Sainte Cène, sont ouverts à tous. Toute personne, avec ses différences et ses convictions, y est accueillie sans condition préalable pour y trouver sa place.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Notre culte est destiné à être, à devenir un temps de ressourcement "ouvert au public" où résonnent des mots spirituels, insolites, comme 'grâce', 'louange', 'résurrection', 'bénédiction' : des mots qui peuvent se conjuguer, de façon inattendue, comme depuis les origines de la foi chrétienne et seulement dans le coeur de l'auditeur, en une unique 'Parole' venant de Dieu. Parole qui réconfortera les uns et interpellera les autres, donnant à chacun l'occasion de progresser et de (re)construire la mémoire et le projet de sa vie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Parce que nous ne sommes pas des chercheurs de Dieu, mais ses trouvailles, la Bible, la foi et l’Église deviennent pour nous des lieux d’inspiration : Ressentir le souffle créateur donne des idées pour la vie : l’intuition qui se révèle ainsi nous fait saisir le sens de l’existence.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Parce que nous ne sommes pas des chercheurs de Dieu, mais ses trouvailles, la Bible, la foi et l’Église deviennent pour nous des sources de créativité : À notre époque, l’humanité a besoin d’innover sans occulter les fondations de la vie. La foi est source d’une fraîcheur qui permet d’imaginer un avenir et de réformer sans cesse le présent, réconcilié avec le passé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Parce que nous ne sommes pas des chercheurs de Dieu, mais ses trouvailles, la Bible, la foi et l’Église deviennent pour nous des occasions d’approfondissement : la méditation, le partage fraternel et l’étude éclairée des textes bibliques sont au coeur de notre réflexion. Ils éveillent notre conscience et aiguisent la curiosité pour tout ce que la vie nous réserve.&lt;br /&gt;Parce que nous ne sommes pas des chercheurs de Dieu, mais ses trouvailles !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Parce que nous ne sommes pas des chercheurs de Dieu, mais ses trouvailles, la Bible, la foi et l’Église deviennent pour nous des repères pour la vie : Nous gagnons en liberté grâce à la libération dont la foi nous investit : l’orientation par la Bible nous aide. Elle donne des repères qui prennent en compte l’histoire et la situation personnelles de chacun. Elle nous envoie vers ceux qui ont besoin de nous. Amen.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/185381257529483193-5545260768075239857?l=rudipopp.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/185381257529483193/posts/default/5545260768075239857'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/185381257529483193/posts/default/5545260768075239857'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://rudipopp.blogspot.com/2010/10/trouvailles-de-dieu.html' title='Trouvailles de Dieu'/><author><name>Rudi Popp</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13491313393917323262</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-185381257529483193.post-4837642830703258087</id><published>2010-08-08T09:10:00.000-07:00</published><updated>2011-02-20T06:15:50.883-08:00</updated><title type='text'>Als Christ vom Evangelium her der Thora verpflichtet</title><content type='html'>&lt;!--StartFragment--&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom:0cm;margin-bottom:.0001pt"&gt;&lt;span class="verse"&gt;&lt;span lang="DE"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;Gottesdienst am Israelsonntag, Markgrafenkirche Weidenbach (Bayern)&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom:0cm;margin-bottom:.0001pt"&gt;&lt;span class="verse"&gt;&lt;span lang="DE"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;Lesungen&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom:0cm;margin-bottom:.0001pt"&gt;&lt;span class="verse"&gt;&lt;span lang="DE"&gt;&lt;b&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;Lukas 19, 41-48 - &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;i&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;Als Jesus nahe hinzukam, sah er die Stadt und weinte über sie &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;i&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;und sprach: Wenn doch auch du erkenntest zu dieser Zeit, was zum Frieden dient! Aber nun ist's vor deinen Augen verborgen.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;i&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt; Denn es wird eine Zeit über dich kommen, da werden deine Feinde um dich einen Wall aufwerfen, dich belagern und von allen Seiten bedrängen &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;i&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;und werden dich dem Erdboden gleichmachen samt deinen Kindern in dir und keinen Stein auf dem andern lassen in dir, weil du die Zeit nicht erkannt hast, in der du heimgesucht worden bist.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom:0cm;margin-bottom:.0001pt"&gt;&lt;span lang="DE"&gt;&lt;i&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;Und er ging in den Tempel und fing an, die Händler auszutreiben, &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;i&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;und sprach zu ihnen: Es steht geschrieben (Jesaja 56,7): »Mein Haus soll ein Bethaus sein«; ihr aber habt es zur Räuberhöhle gemacht. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;i&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;Und er lehrte täglich im Tempel. Aber die Hohenpriester und Schriftgelehrten und die Angesehensten des Volkes trachteten danach, dass sie ihn umbrächten, &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;i&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;und fanden nicht, wie sie es machen sollten; denn das ganze Volk hing ihm an und hörte ihn.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom:0cm;margin-bottom:.0001pt"&gt;&lt;span class="chapter"&gt;&lt;span lang="DE"&gt;&lt;b&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;Römer 9, 1-16&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span lang="DE"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt; (&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;Neue Genfer Übersetzung&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;) - &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;i&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;Was ich jetzt sage, sage ich in der Gegenwart Christi. Mein Gewissen bezeugt mir, und der Heilige Geist bestätigt mir, dass es die Wahrheit ist und dass ich nicht übertreibe: Der Gedanke an die Angehörigen meines Volkes, an meine Brüder, mit denen mich die gemeinsame Herkunft verbindet, erfüllt mein Herz mit tiefer Traurigkeit. Ihretwegen bin ich in ständiger innerer Not; ich wäre sogar bereit, für sie ein Verfluchter zu sein, ausgestoßen aus der Gemeinschaft mit Christus. Sie sind ja Israeliten; ihnen hat Gott die Sohneswürde geschenkt. Ihnen hat er sich in seiner Herrlichkeit gezeigt, mit ihnen hat er seine Bündnisse geschlossen, ihnen hat er das Gesetz und die Ordnungen des Gottesdienstes gegeben, ihnen gelten seine Zusagen. Sie sind Nachkommen der Stammväter, die Gott erwählt hat, und aus ihrer Mitte ist seiner irdischen Herkunft nach der Messias hervorgegangen, Christus, der Herr über alles, der für immer und ewig zu preisende Gott. Amen.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom:0cm;margin-bottom:.0001pt"&gt;&lt;span class="verse"&gt;&lt;span lang="DE"&gt;&lt;i&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;Es ist nun nicht etwa so, dass Gottes Zusagen hinfällig geworden wären. Aber es gehören eben nicht alle Israeliten zum ´wahren` Israel. Nicht alle, die von Abraham abstammen, sind deshalb schon seine ´wahren` Kinder. Vielmehr ´war zu Abraham gesagt worden`: »Als deine Nachkommen sollen die gelten, die von ´deinem Sohn` Isaak abstammen.« Mit anderen Worten: Nicht die leibliche Abstammung macht Menschen zu Kindern Gottes; zur wahren Nachkommenschaft Abrahams werden nur die gerechnet, die aufgrund der Zusage, die Gott ihm gegeben hatte, von ihm abstammen. Diese Zusage lautete nämlich so: »´Nächstes Jahr` um diese Zeit werde ich wiederkommen, und dann wird Sara einen Sohn haben.« &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-GB"&gt;&lt;i&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom:0cm;margin-bottom:.0001pt"&gt;&lt;span class="verse"&gt;&lt;span lang="DE"&gt;&lt;i&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;Und nicht nur dieses eine Mal war es so, sondern auch bei Rebekka, als sie Zwillinge bekam. Beide waren zwar Söhne unseres Stammvaters Isaak, aber Gott ist es, der beruft. Noch bevor sie daher geboren waren und irgendetwas Gutes oder Böses getan hatten, sagte er zu Rebekka: »Der Ältere wird sich dem Jüngeren unterordnen müssen.« Damit bekräftigte Gott die bleibende Gültigkeit seines Plans, nach dem seine Wahl nicht von menschlichen Leistungen abhängig ist, sondern einzig und allein von seiner eigenen freien Entscheidung. Darum heißt es in der Schrift auch: &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;i&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;»Jakob habe ich meine Liebe zugewandt, &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;i&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;aber Esau habe ich von mir gestoßen.«&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom:0cm;margin-bottom:.0001pt"&gt;&lt;span class="verse"&gt;&lt;span lang="DE"&gt;&lt;i&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;Welchen Schluss sollen wir nun daraus ziehen? Ist Gott etwa ungerecht? Niemals! Er sagt ja zu Mose: &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;i&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;»Wenn ich jemand mein Erbarmen schenke, &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;i&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;tue ich es, weil ich Erbarmen mit ihm habe; &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;span class="verse"&gt;&lt;span lang="DE"&gt;&lt;i&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;wenn ich jemand mein Mitleid erfahren lasse, &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;i&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;geschieht es, weil ich Mitleid mit ihm habe.« &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;i&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;Es liegt also nicht am Menschen mit seinem Wollen und Bemühen, sondern an Gott und seinem Erbarmen.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom:0cm;margin-bottom:.0001pt"&gt;&lt;span lang="DE"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;i&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt; &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom:0cm;margin-bottom:.0001pt"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom:0cm;margin-bottom:.0001pt"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;Liebe Schwestern, liebe Brüder,&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt; &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom:0cm;margin-bottom:.0001pt"&gt;&lt;span lang="DE"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;Den Israelsonntag, den wir heute begehen, gibt es in evangelischen Kirchen schon seit dem 16. Jahrhundert. Er bezieht sich auf den Tag, an dem Juden der Zerstörung des Jerusalemer Tempels gedenken. In früheren Zeiten diente er als erhobener Zeigefinger mit deutlich antijüdischem Akzent: „Wenn ihr euch als christliche Kirche nicht zu Gott bekehrt, dann geht es euch wie den Juden, die ihren Tempel und ihre Stadt Jerusalem verloren haben!” Die Zerstörung Jerusalems wurde ausschließlich als Strafe und göttliches Gericht dafür verstanden, dass die Mehrheit der Juden in Jesus nicht den Messias erkannt habe. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom:0cm;margin-bottom:.0001pt"&gt;&lt;span lang="DE"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;Im 19. Jahrhundert wurde dieser Sonntag dann zum „Tag der Judenmission“. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom:0cm;margin-bottom:.0001pt"&gt;&lt;span lang="DE"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;Erst in den letzten Jahrzehnten wurden sich die Kirchen dieser judenfeindlichen Prägungen bewusst. Heute soll dieser Tag der &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;i&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;christlichen Besinnung auf jüdische Wurzeln&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt; sowie der &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;i&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;Beziehung zwischen Juden und Christen&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt; dienen.  &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom:0cm;margin-bottom:.0001pt"&gt;&lt;span lang="DE"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;Bei allem Respekt vor diesen wichtigen Anliegen stelle ich doch auch bei mir selber fest, dass die biblischen Lesungen für den Israelsonntag immer noch starker Tobak sind, so mitten in der Ferienzeit. Zur Besinnung auf die jüdischen Wurzeln des christlichen Glaubens und die schwierige und schwerwiegende Beziehung zwischen Juden und Christen kommt mir da gerade ein Witz gelegen, den ich gehört habe und gerne mit Euch teile:&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom:0cm;margin-bottom:.0001pt"&gt;&lt;span lang="DE"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;Ein Jude zog in eine sehr katholische Gegend. Jeden Freitag wurden die Katholiken nervös, denn während sie ihren Fisch aßen, saß der Jude im Garten und grillte Steaks. Also machten sie sich daran, ihn zu konvertieren. Schließlich, mit Bitten und Drohungen, schafften sie es. Sie brachten ihn zu einem Priester, der besprenkelte ihn mit gesegnetem Wasser und sprach:&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom:0cm;margin-bottom:.0001pt"&gt;&lt;span lang="DE"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;„... geboren als Jude&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom:0cm;margin-bottom:.0001pt"&gt;&lt;span lang="DE"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;... aufgewachsen als Jude&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom:0cm;margin-bottom:.0001pt"&gt;&lt;span lang="DE"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;... jetzt ein Katholik.“&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom:0cm;margin-bottom:.0001pt"&gt;&lt;span lang="DE"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;Die Katholiken waren begeistert. Keine verführerischen Gerüche mehr am Freitag.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom:0cm;margin-bottom:.0001pt"&gt;&lt;span lang="DE"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;Aber am nächsten Freitag zog der Grillgeruch wieder durch die Nachbarschaft. Die Katholiken rannten alle zum Haus des neugetauften Juden, um ihn an seine neue Speiseregel zu erinnern. Sie fanden ihn am Grill stehend, wo er Wasser über das Fleisch sprenkelte und sagte:&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom:0cm;margin-bottom:.0001pt"&gt;&lt;span lang="DE"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;„... geboren als Kuh&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom:0cm;margin-bottom:.0001pt"&gt;&lt;span lang="DE"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;... aufgewachsen als Kuh&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom:0cm;margin-bottom:.0001pt"&gt;&lt;span lang="DE"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;... jetzt ein Fisch.“&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom:0cm;margin-bottom:.0001pt"&gt;&lt;span lang="DE"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;Der Witz bringt lachend etwas zur Sprache von jener christlich-jüdischen Geschichte, die doch vielmehr zum Heulen ist. Hier finden wir Elemente der belasteten Beziehung zwischen Juden und Christen, die unser Thema immer noch so schwer zugänglich machen. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom:0cm;margin-bottom:.0001pt"&gt;&lt;span lang="DE"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;Zum Heulen ist da zunächst der Gedanke des „jüdischen Störenfrieds“, der die christliche Einheit und die einheitliche Weltsicht der Christen durcheinanderbringt; das, was man früher verächtlich als das „Störrische“ im Judentum bezeichnet hat. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom:0cm;margin-bottom:.0001pt"&gt;&lt;span lang="DE"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;Zum Heulen ist dann die alte christliche Antwort: die Taufe, die endlich Ordnung schafft, die den Störenfried zum Schweigen bringen soll; der alte Ruf „Tauft die Juden“, um Gottes und vor allem der Christen Willen. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom:0cm;margin-bottom:.0001pt"&gt;&lt;span lang="DE"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;Und zum Heulen ist, wie der Witz schließlich ganz unbefangen erzählt, dass diese alte christliche „Judenpolitik“ sich selbst ad absurdum führt und in rassistischem Irrglauben enden kann, woran wir uns in Deutschland – aber nicht nur in Deutschland – immer wieder erinnern müssen.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom:0cm;margin-bottom:.0001pt"&gt;&lt;span lang="DE"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;Gerade mithilfe dieses Witzes kommen wir also, liebe Schwestern und Brüder in Christus, um das Heulen nicht herum, an diesem Israelsonntag. Und in einem bestimmten Sinn sollen wir tatsächlich mit Jesus über Jerusalem weinen, wenn wir im Lukasevangelium lesen: &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="verse"&gt;&lt;span lang="EN-GB"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom:0cm;margin-bottom:.0001pt"&gt;&lt;i&gt;&lt;span lang="DE"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;Jerusalem, wenn doch auch du erkennen würdest zu dieser Zeit, was zum Frieden dient! &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom:0cm;margin-bottom:.0001pt"&gt;&lt;i&gt;&lt;span lang="DE"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;...Deine Feinde... werden dich dem Erdboden gleichmachen samt deinen Kindern in dir und keinen Stein auf dem andern lassen in dir, weil du die Zeit nicht erkannt hast, in der du heimgesucht worden bist&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;span lang="DE"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;. (d.h. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;i&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;in der Zeit von Gottes Eingreifen bei dir.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;)&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom:0cm;margin-bottom:.0001pt"&gt;&lt;span lang="DE"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;Wir weinen damit zugleich über all jene Christen, die diese Verse zum Anlass genommen haben und immer noch nehmen, das Judentum als eine verdammte und verkommene Religion zu verabschieden und ihre Anhänger entsprechend zu behandeln. Wir weinen, wenn wir hören, wie der jüdische Trauertag &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;i&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;Tischa be Aw &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;(in unserem Kalender 2010 der 20. Juli), wie der neunte Tag des jüdischen Monats &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;i&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;Aw&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt; all das Leid, welches über Gottes Volk Israel hinwegzog und sich tief in seine Seele eingebrannt hat, in einem Punkt verdichtet: am 9. Aw wurde der erste Tempel in Jerusalem durch die Babylonier zerstört, am 9. Aw zerstörten römische Truppen den zweiten Tempel in Jerusalem und richteten unter den Bewohnern des Dorfes Bethar ein Gemetzel an; am 9. Aw des Jahres 1290 wurden die Juden aus England vertrieben, ebenso fast 200 Jahre später aus Spanien; am 9. Aw begann der Erste Weltkrieg, in dem viele jüdische Soldaten in den Armeen ihrer Heimatländer kämpften und starben; und auch am 9. Aw der Jahre 1942, 43 und 44 stand eine schwarze Wolke über den Krematorien in Auschwitz. Wir weinen, weil wir wissen, dass wir dieses Leid nicht einfach in der Rubrik „allgemeine Tragik des Menschseins“ abheften können, sondern dass es direkt aus den Wurzeln unseres Glaubens genährt worden ist und vielfach noch immer genährt wird.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom:0cm;margin-bottom:.0001pt"&gt;&lt;span lang="DE"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;Wir weinen, wenn wir lesen, wie Jesus den Tempel in Jerusalem als jüdisches Bethaus wiederherstellt, wie er als jüdischer Lehrer Gehör findet, wie „das ganze jüdische Volk an ihm hing und ihn hörte.“ So erinnern wir uns: Unser Christus ist ein Jude, der dem Judentum Gutes will, der nicht ein judenverachtendes Christentum errichten wollte. Unser Christus ist ein Jude, der durch seine Treue zum Tempel die Wahl Gottes bestätigt, die einzigartige und unauslöschbare Erwählung seines Volkes Israel, wie sie später Paulus unterstreicht:&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom:0cm;margin-bottom:.0001pt"&gt;&lt;i&gt;&lt;span lang="DE"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;Sie sind ja Israeliten; ihnen hat Gott die Sohneswürde geschenkt. Ihnen hat er sich in seiner Herrlichkeit gezeigt, mit ihnen hat er seine Bündnisse geschlossen, ihnen hat er das Gesetz und die Ordnungen des Gottesdienstes gegeben, ihnen gelten seine Zusagen. Sie sind Nachkommen der Stammväter, die Gott erwählt hat, und aus ihrer Mitte ist seiner irdischen Herkunft nach der Messias hervorgegangen, Christus, der Herr über alles, der für immer und ewig zu preisende Gott.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom:0cm;margin-bottom:.0001pt"&gt;&lt;span lang="DE"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;Durch Jesus und mit Paulus lernen wir immer wieder,  dass wir als Christen diese Worte der Erwählung Israels nicht länger einfach eins zu eins auf uns übertragen können; uns wie selbstverständlich an die Stelle Israels setzen; Israel aberkennen, daß es das Volk Gottes ist und bleibt. Aber genau dies ist seit dem Beginn der Christenheit immer wieder geschehen, und gerade am Israelsonntag ist dieser Irrweg oftmals besonders deutlich geworden. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom:0cm;margin-bottom:.0001pt"&gt;&lt;i&gt;&lt;span lang="DE"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;Dort&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;span lang="DE"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;: Israel und damit die Juden als das Volk des alten, „veralteten“ Bundes, &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;i&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;hier&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;: die Christen als das neue, das wahre Volk Gottes, strahlend und als Siegerin wie es so bildhaft an mittelalterlichen Kirchen zu sehen ist: Hier die strahlende Statue der &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;i&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;Ecclesia&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;, der Kirche mit Krone und Siegesfahne, dort die gedemütigte Synagoge, mit verbundenen Augen, gebrochener Lanze, abgewandt vom Ort des Heils, verstoßen.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom:0cm;margin-bottom:.0001pt"&gt;&lt;span lang="DE"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;Lange hat es gedauert, bis sich Christen, Kirche und Theologie eines neuen Weges besonnen haben, und wir stehen immer noch am Anfang dieses Weges. Alte Vorurteile halten sich lange, und viele von uns sind noch damit groß geworden, das starre, umbarmherzig gesetzliche und verblendete Judentum als schwarze Folie zu benutzen, auf der sich umso strahlender die Botschaft der Kirche abbildet.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom:0cm;margin-bottom:.0001pt"&gt;&lt;span lang="DE"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;Und nur langsam ist die alte Frage des Paulus neu gereift: Können wir einem Gott vertrauen, der sein Volk verwirft? Das Volk, das er erwählt hat, dem er sich offenbart hat, dem er seine Treue verheißen hat, lässt er im Regen christlichen Hochmuts stehen? Wäre das nicht ein Gott, den wir fürchten müssten, vor dem wir erstarren müssten, aus Angst, dass auch unser Maß irgendwann voll wäre und er uns seine versprochene Treue entziehen würde? Wäre das ein Gott, dessen Verheißungen wir vertrauen, auf den wir im Leben und im Sterben hoffen könnten?&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom:0cm;margin-bottom:.0001pt"&gt;&lt;span lang="DE"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;So kann die tränenreiche Erkenntnis, dass Gott sein Volk trotz christlicher „Anstrengungen“ nicht verworfen hat, sondern bis heute in Treue zu ihm steht, unseren Glauben stärken und trösten. Kann ich doch nur so glauben, dass Gott treu zu seinen Verheißungen steht, die er uns Christen durch Jesus den Juden, unseren Christus, offen gelegt hat. So kann mein Glaube, meine Hoffnung mich tragen, weil ich weiß, dass ich mich im Letzten auf Gott verlassen kann. Und so ist mir das Volk Israel ein Zeichen für die Treue Gottes, der sich auf seine Treue festgelegt hat, auf dessen Treue ich mich verlassen kann.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom:0cm;margin-bottom:.0001pt"&gt;&lt;span lang="DE"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;Viele Christen stoßen sich trotzdem an dieser Aussage, sehen in ihr eine Gefahr für ihren Glauben. Denn warum sollten die Menschen dann noch an Jesus Christus glauben, gelten doch anscheinend die Aussagen des Neuen Testamentes, dass Jesus der Weg und die Wahrheit ist, nicht mehr. Und heißt es nicht „Niemand kommt zum Vater denn durch mich?“ &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom:0cm;margin-bottom:.0001pt"&gt;&lt;span lang="DE"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;Wird so nicht alles für falsch und überflüssig erklärt, wird nicht das Wichtigste des christlichen Glaubens preisgegeben, dass nämlich nur in Christus der Weg zu Gott zu finden ist?&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom:0cm;margin-bottom:.0001pt"&gt;&lt;span lang="DE"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;Der große jüdische Gelehrte Franz Rosenzweig stand in einem engen brieflichen Kontakt zu seinem Cousin. Dieser zweifelte viele Jahre an seinem jüdischen Glauben und konvertierte schließlich zum Christentum. Ihm erschien das Christentum als der einzig gangbare Weg, um zum Gott seiner Mütter und Väter zurückzufinden. Rosenzweig akzeptierte diesen Weg seines Cousins. In einem Brief an Rosenzweig erwähnte jener, dass Jesus spricht: „Niemand kommt zum Vater, denn durch mich.“ Rosenzweig antwortete, dass dies für die Juden ja wohl nicht gelten könnte, denn schließlich seien sie schon längst beim Vater.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom:0cm;margin-bottom:.0001pt"&gt;&lt;span lang="DE"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;So können wir als Christen und gerade als evangelische Christen unser Selbstverständnis im Glauben ändern: Gott gehört uns nicht allein, und Jesus gehört uns erst recht nicht. Aber &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;i&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;wir gehören ihm,&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt; darauf sollen wir vertrauen, indem wir Jesus dem Judentum zurückgeben, indem wir ihm sein Judentum lassen.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom:0cm;margin-bottom:.0001pt"&gt;&lt;span lang="DE"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;Freilich ist es nicht so, dass sich die Juden heute um Jesus reißen, so sehr haben die Christen ihn 2000 Jahre lang als einen der Ihren verkündet. Von jüdischer Seite ist der „christlich-jüdische“ Dialog immer mit viel Vorsicht gesehen worden, und das wird sicher noch eine Zeit lang so bleiben. Begehen wir nicht dem Fehler, von einem Extrem ins andere umzuschlagen: Auf jüdischer Seite hört man angesichts der unzählbaren theologischen Papiere und Deklarationen zur Christlich-Jüdischen Begegnung manchmal den Satz „Früher haben uns die Christen mit der Hand erstickt, heute tun sie es mit ihrer Umarmung.“&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom:0cm;margin-bottom:.0001pt"&gt;&lt;span lang="DE"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;Und vielleicht haben Sie gelesen, dass die Evangelisch-Lutherische Kirche in Bayern sich derzeit um eine Änderung des Grundartikels ihrer Kirchenverfassung bemüht. Es soll nun hier ausdrücklich festgelegt werden, dass sie „mit der ganzen Kirche Jesu Christi (...) aus der tragenden Wurzel des biblischen Israel hervorgegangen“ ist, dass sie „mit der Heiligen Schrift die bleibende Erwählung des Volkes (Israel)“ bezeugt, und dass sie „sich dem jüdischen Volk geschwisterlich verbunden“ weiß. Die enge Bindung der Christen an die hebräische Bibel und die lebendige jüdische Gemeinschaft wird nach den Erfahrungen unserer Geschichte und auch mit Paulus niemand bestreiten wollen; ob aber Christen einfach so bestimmen können, sie seien dem Volk Israel „geschwisterlich verbunden“, scheint mir nicht so sicher. Ein Familienverhältnis entsteht nicht durch einseitigen Wunsch, wie zum Heiraten ja auch zwei gehören. Und so sehr wir als Jünger von Jesus, dem Juden, auf jüdische Spiritualität angewiesen sind, so wenig hat das Judentum heute die Stärke, eine christliche Umarmung zu verkraften.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom:0cm;margin-bottom:.0001pt"&gt;&lt;span lang="DE"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;Wir können uns viel einfacher fragen: Was ändert die Beziehung zu Jesus, dem Juden, an meinem Christenleben heute? Wie lebe ich, dass ich als Christ vom Evangelium her der Thora verpflichtet bin? Und wo ist die Thora Jesu in meinem Leben? Denn durch Jesus, den Juden, kommt in unserem christlichen Leben immer wieder die Frage auf: Wie dringt die Liebe Gottes durch uns zu den Menschen durch? Wo müssen wir um Jesu Willen aufstehen, wenn andere sitzen bleiben; wo müssen wir aufschreien, wenn andere den Mund nicht aufmachen; wo müssen wir Hände reichen, wenn andere Fäuste ballen? Dort begegnen wir Jesus, dem Juden, heute in unserer Welt. Amen.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom:0cm;margin-bottom:.0001pt"&gt;&lt;span lang="DE"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:georgia;"&gt; &lt;/span&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom:0cm;margin-bottom:.0001pt"&gt;&lt;span lang="DE"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:georgia;"&gt; &lt;/span&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;!--EndFragment--&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/185381257529483193-4837642830703258087?l=rudipopp.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/185381257529483193/posts/default/4837642830703258087'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/185381257529483193/posts/default/4837642830703258087'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://rudipopp.blogspot.com/2010/08/gottesdienst-am-israelsonntag.html' title='Als Christ vom Evangelium her der Thora verpflichtet'/><author><name>Rudi Popp</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13491313393917323262</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-185381257529483193.post-5728795876944129444</id><published>2010-07-25T10:01:00.000-07:00</published><updated>2011-02-20T06:16:13.956-08:00</updated><title type='text'>Le prochain Dieu sera au bout de nos arguments</title><content type='html'>&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;Genèse 18, 20 à 32&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;Le SEIGNEUR dit : Les cris contre Sodome et Gomorrhe sont si forts, leur péché si grave, que je vais descendre pour voir s'ils ont agi tout à fait selon les cris qui sont venus jusqu'à moi ; que cela soit ou non, je le saurai. Les hommes repartirent de là pour Sodome. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;Mais Abraham se tenait encore devant le SEIGNEUR. Abraham s'approcha et dit : Vas-tu vraiment supprimer le juste avec le méchant ? Peut-être y a-t-il cinquante justes au milieu de la ville : vas-tu vraiment supprimer ? Ne pardonneras-tu pas à ce lieu à cause des cinquante justes qui s'y trouvent ? Jamais tu ne ferais une chose pareille : mettre à mort le juste avec le méchant, de sorte qu'il en serait du juste comme du méchant, jamais ! Le juge de toute la terre n'agirait-il pas selon l'équité ? &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;Le SEIGNEUR dit : Si je trouve, à Sodome, cinquante justes au milieu de la ville, à cause d'eux je pardonnerai à ce lieu tout entier. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;Abraham reprit : J'ose te parler, Seigneur, alors que je ne suis que poussière et cendre... peut-être, des cinquante justes, en manquera-t-il cinq : pour cinq, anéantiras-tu toute la ville ? &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;Il répondit : Je ne l'anéantirai pas, si j'en trouve là quarante-cinq. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;Abraham continua cependant de lui parler ; il dit : Peut-être s'en trouvera-t-il là quarante. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;Il répondit : A cause de ces quarante-là, je ne ferai rien. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;Abraham dit : Je t'en prie, Seigneur, ne te fâche pas si je parle encore. Peut-être s'en trouvera-t-il là trente. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;Il répondit : Je ne ferai rien si j'en trouve là trente. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;Abraham dit : J'ose encore te parler, Seigneur... peut-être s'en trouvera-t-il là vingt. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;Il répondit : A cause de ces vingt-là, je n'anéantirai pas. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;Abraham dit : Je t'en prie, Seigneur, ne te fâche pas si je parle encore une fois : peut-être s'en trouvera-t-il dix. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;Il répondit : A cause de ces dix-là, je n'anéantirai pas.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La relation à Dieu, dans notre logique habituelle, est par définition une relation inégale. Dieu est le chef de cette relation, pensons-nous ; Dieu commande, l'homme exécute ; Dieu parle, l'homme écoute ; Dieu se tait, l'homme désespère.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;À la fois notre confession de foi et la critique de la religion dépendent pour beaucoup de cette image d'un Dieu souverain, ferme, inébranlable, immuable, impassible. Dans la confession de foi, suivant une certaine expérience spirituelle, nous affirmons Dieu comme celui qui nous aide à avancer dans la vie parce qu'il nous permet de mettre notre petite réalité en grande perspective, grâce à ce point constant à l'horizon qu'il établit. Nous affirmons Dieu comme "moteur" qui constitue la raison d'être de tout mouvement, mais qui lui même ne bouge jamais. Dieu, avec son plan éternel, resterait donc inaccessible, impénétrable, inatteignable.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La critique de la religion et en particulier l'athéisme dogmatique dépendent également d'un tel dieu souverain qui humilie l'humanité par principe. Le et les dieu(x) qu'ils s'efforcent à supprimer, c'est précisément cette idée d'un monarque insurpassable, indépendant de l'humanité et son suprême propriétaire qui nous enlèverait toute liberté, toute responsabilité, tout engagement véritable.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Eh bien, chers amis, je crains que ce paysage si bien ordonné tant religieux qu'athée soit totalement mis à sac par notre lecture biblique de ce matin.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Car nous y rencontrons certes un Dieu souverain, mais qui est loin d'être inébranlable, immuable, impassible, inaccessible, impénétrable, inatteignable, et de ne jamais bouger. Au lieu de définir Dieu comme monarque indépendant de l'humanité, suprême propriétaire qui nous enlève toute liberté et toute responsabilité, le texte relate un entretien où l'homme commande, et Dieu s'exécute ; l'homme parle, et Dieu écoute ; l'homme se tait, et Dieu désespère du monde.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce dialogue entre Abraham et Dieu devant la déchéance de Sodome et Gomorrhe est à proprement parler surréaliste. Il jette des bases d'une tout autre conception de la relation avec Dieu. Il nous fait connaître une dimension de notre humanité que 'la religion' traditionnelle et l'athéisme folklorique ont complètement laissée de côté : celle de partenaires égaux dans un dialogue exigeant avec Dieu, un dialogue dont Dieu aussi, à notre image, a besoin pour ne pas désespérer du monde. Un dialogue qui fait de chacun de nous, enfants d'Abraham, un compagnon de Dieu sur le chemin de la reconnaissance et de la réformation du monde.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je voudrais particulièrement mettre en évidence trois aspects de ce texte qui est extrêmement riche en facettes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le premier aspect est cette relation à Dieu qui permet aussi à Dieu d'avancer dans sa vie. Il est vrai que Dieu vient en premier pour nous envoyer sur nos routes par sa bénédiction, tel un Abraham ; pour nous encourager à gagner un peu de hauteur dans notre existence qui a toujours tendance à s'enfoncer dans le sol, voire le sous-sol, du monde. La bénédiction de Dieu nous met en mouvement; le "Va vers toi vers le pays que je te montrerai" de Genèse 12 nous engage à quitter tous les jours les lieux communs du passé ; la promesse de Dieu "Je te bénirai, et tu seras une bénédiction" nous appelle à ne pas céder au je-m'en-foutisme ambiant, mais à dire du bien du monde comme Dieu a dit du bien de nous.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Seulement, cette bénédiction n'est pas un cul-de-sac, où plutôt : elle ne marche pas à sens unique. Dieu nous parle, afin que nous puissions aussi parler à Dieu. Dieu nous bénit, afin que nous puissions aussi bénir Dieu. Cette bénédiction que Abraham a reçu lui permet, dans le dialogue que nous avons lu, de faire avancer un dieu en colère vers le Dieu de la bienveillance. On dirait que Dieu a besoin de son compagnon humain pour devenir ce qu'il est ! Car Abraham n'invente rien quand il rappelle au "juge de toute la terre" qu'il n'est pas opportun de mettre à mort le juste avec le méchant, "de sorte qu'il en serait du juste comme du méchant". L'équité dont Abraham se fait défenseur est celle qu'il a apprise de Dieu. Nous l'avons souvent dit  et entendu dans l'Église : dans la relation avec Dieu, l'homme reçoit afin qu'il puisse donner ; mais dans le contexte du dialogue d'Abraham et de Dieu, nous remarquons que nous sommes également incités à donner à Dieu les arguments dont il a besoin pour croire en notre monde ! La défense de Dieu passe donc bien par notre capacité de lui parler de lui, d'argumenter son projet de justice pour le monde.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cela m'amène au deuxième aspect que je voudrai relever. Avec Abraham, nous apprenons que discuter et argumenter font partie intégrante de la foi, y compris la discussion avec Dieu. Je comprends qu'il ne s'agit là en premier lieu de discussions savantes, qui tourneraient autour des questions de statut du discours, de l'insoutenable méta-langage et des figures stylistiques (même si l'on peut s'étonner de l'art rhétorique d'Abraham emploie, quand il s'adresse à Dieu : "J'ose te parler, Seigneur, alors que je ne suis que poussière et cendre" ;  "Je t'en prie, Seigneur, ne te fâche pas si je parle encore", etc.).  Je comprends que la "discussion" avec Dieu est une forme essentielle du culte, et une pratique éclairée de la prière. Nous qui partageons parfois trop la méthode des discussions théologiques "sur" le Dieu souverain et toutes sortes de dieux faillibles et infaillibles, nous pouvons apprendre à "discuter" avec lui et avec les autres sous forme de prière, comme nous le faisons par le culte. Car à l'issue des discussions argumentées "sur" Dieu, il ne reste généralement ni Dieu ni argument. Il ne suffit pas de rêver ainsi d'un autre Dieu ; c'est dans la discussion "avec" lui que le prochain Dieu se tiendra au bout de nos arguments.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le troisième et dernier aspect que j'aimerai relever est celui du rôle d'Abraham dans la "réformation" de l'espoir de Dieu pour le monde. Vous connaissez sans doute la suite de notre histoire : Sodome et Gomorrhe seront quand même détruites, malgré le plaidoyer d'Abraham. La tradition juive explique cela en pointant le nombre 10 : Abraham ne pouvait pas "descendre", dans  son argument en faveur des justes, en dessous de 10, car il faut, disent les rabbins, au moins 10 justes pour sauver une ville. Toutefois, même si cela n'a pas "marché" pour Sodome et Gomorrhe, la reconnaissance du mal et la réformation du monde, dans la relation avec Dieu, passent par notre persévérance et notre courage d'élever la voix. Abraham a en quelque sorte sauvé sa propre humanité, et donc la nôtre, en s'engageant pour la justice. Elie Wiesel raconte une histoire qui nous rappelle ce rôle irremplaçable que nous devons toujours nous réapproprier pour notre propre vie avec Dieu et les hommes :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;"Un homme juste vient à Sodom. Il est déterminé de sauver les habitants du péché et de la damnation. Jour et nuit, il marche à travers les rues et les marchés et proteste contre la cupidité et le vol, la fausseté et l'indifférence. Au début, les gens l'écoutent, et poussent des rires ironiques. Puis avec le temps, ils ne le remarquent même plus. Les assassins continuent à assassiner, et les sages se taisent, comme si aucun homme juste n'était au milieu d'eux.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;Un jour, un enfant s'adresse à l'homme qui proteste, troublé de pitié de ce prédicateur sans succès, il lui demande : "Pauvre étranger, tu cries jusqu'à perdre ta voix. Ne vois-tu pas que cela n'a aucun effet?" L'homme répond : "Bien sûr que je le vois". L'enfant demande à nouveau: "Alors pourquoi tu continues?" L'homme répond : "Je vais te le dire. Au début, je croyais que je pourrai changer les gens et le monde. Aujourd'hui je sais que cela n'est pas possible. Mais je continue à protester, car même si je n'arriverai pas à changer les autres, je voudrais éviter qu'ils arrivent eux, finalement, à me changer."&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;AMEN !&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/185381257529483193-5728795876944129444?l=rudipopp.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/185381257529483193/posts/default/5728795876944129444'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/185381257529483193/posts/default/5728795876944129444'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://rudipopp.blogspot.com/2010/07/le-prochain-dieu-sera-au-bout-de-nos.html' title='Le prochain Dieu sera au bout de nos arguments'/><author><name>Rudi Popp</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13491313393917323262</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-185381257529483193.post-1319655075535007136</id><published>2010-07-18T03:47:00.000-07:00</published><updated>2011-02-20T06:16:28.739-08:00</updated><title type='text'>Une Église pour le monde</title><content type='html'>&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;Luc 10, 38-42&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;Pendant qu'ils étaient en route, Jésus entra dans un village, et une femme nommée Marthe le reçut. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;Sa sœur, appelée Marie, s'était assise aux pieds du Seigneur et écoutait sa parole. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;Marthe, qui s'affairait à beaucoup de tâches, survint et dit : Seigneur, tu ne te soucies pas de ce que ma sœur me laisse faire le travail toute seule ? Dis-lui donc de m'aider. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;Le Seigneur lui répondit : Marthe, Marthe, tu t'inquiètes et tu t'agites pour beaucoup de choses. Une seule est nécessaire. Marie a choisi la bonne part : elle ne lui sera pas retirée.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Chers amis,&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je me permets de m'adresser un chacun et chacune de vous très personnellement : Êtes-vous une Marie et ou êtes-vous une Marthe? (Je précise : même les protestants peuvent s'identifier à Marie, et les garçons à une des filles!)&lt;br /&gt;Au premier réflexe, laquelle des deux attitudes vous est-elle plus proche?&lt;br /&gt;Celle de Marie, qui s'assoit "aux pieds" de Jésus et "écoute sa Parole", qui -pour ainsi dire- se laisse servir par Jésus?&lt;br /&gt;Ou celle de Marthe, qui d'abord invite Jésus (ce qu'on oublie souvent!) et qui assume ensuite la charge de l'hôtesse, et qui s'occupe donc à le servir, à servir ses amis?&lt;br /&gt;Préférez-vous l'une des deux attitudes?&lt;br /&gt;Marie la passive, Marthe l'active sinon l'activiste?&lt;br /&gt;Marie la protestante, Marthe la catholique? (puisque c'est ainsi que l'on a aussi lu le texte!)&lt;br /&gt;Marie la pieuse, Marthe la politique?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ou peut-être ressentez-vous le piège qui est compris dans ce choix impossible?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Car ce magnifique petit texte a inspiré les polarités les plus totales, pendant deux mille ans de lectures d'Église, qui se justifient souvent davantage par le besoin des différents lecteurs de comprendre et donc de classifier les attitudes religieuses de leur temps. On a ainsi déclaré que Marie contre Marthe, c'était…&lt;br /&gt;la foi contre les oeuvres (Luther) ;&lt;br /&gt;la volonté d'apprendre contre la volonté de se contenter de ce qu'on savait déjà (Calvin) ;&lt;br /&gt;la contemplation contre l'animation, voire l'agitation religieuse ;&lt;br /&gt;la dévotion contre la discipline ;&lt;br /&gt;la mystique contre le travail ;&lt;br /&gt;la spiritualité contre l'activité ;&lt;br /&gt;l'Église contre le monde.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je crains que ces polarités aient produit une image totalement fausse de la vie chrétienne.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je donnerai juste deux exemples de cette vue distordue d'un christianisme déformé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le premier est une façon de vivre l'Église en effet comme un contre-monde, une image qui est présentée avec grande conviction par bon nombre de Chrétiens. L'Église serait ainsi une sorte de monde à part, une zone de contemplation où "l'animation" du monde et ses "moyens" n'auraient pas leur place ; une espèce d'espace spirituel qu'il s'agirait de protéger contre l'infection par les activités de ce (bas) monde. Dans cette perspective, l'Église doit se donner des instruments pour subvenir à ses besoins sans recours au monde "extérieur", "satanique" : il y a ainsi ces Chrétiens qui ne préfèrent lire que des livres écrits par des Chrétiens ; ils préfèrent écouter uniquement de la musique "sacrée" (comme on dit non sans duplicité) ou au moins chantée par des Chrétiens ; ils préfèrent passer leurs vacances dans des campings chrétiens ;  ils préfèrent acheter des produits fabriqués par des Chrétiens ; ils préfèrent pratiquer et promouvoir une "médecine chrétienne" ; et que sais-je encore ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les mécanismes mis en place par cette image de "l'Eglise-contre-le-monde-satanique" sont assez subtils, me semble-t-il. Ils nous concernent même si nous ne nous inscrivons pas dans les excès des pratiques que j'ai énumérées. Moi aussi, je me laisse parfois aller en dessinant l'Église comme une espèce de forteresse inébranlable au milieu d'un monde chaotique. Aussi dans l'Église, nous avons parfois tendance à comprendre notre communauté comme un espace où par définition il n'y a que des Chrétiens, et où l'on ne parle que du Christ. Nous aussi avons cette tendance à soutenir l'idée que la religion, la vie cultuelle, aurait son domaine, et que la vie culturelle, politique, sociale aurait, elle, un autre domaine, et que surtout il s'agit pas de ne pas mélanger les deux.&lt;br /&gt;Or il me semble que cette polarité "Église-monde" risque fortement de réduire l'Église à une cité-dortoir. En tous cas la "Cité divine" dont parle le Nouveau Testament a sans doute une autre vocation. Car là où l'Église entretient et devient un "arrière-monde", comme disait Nietzsche, elle déforme sa vocation, et elle a en effet besoin d'une réforme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je pense encore à un autre exemple d'une antinomie malsaine entre spiritualité et activité, entre Église et société. Cette fausse antinomie est en partie tirée de la loi de 1905 qui fonde l'existence juridique des cultes dans notre République. Dans une lecture tout à fait anti-constitutionelle et (comme on dit) "laïcarde", les cultes auraient justement comme limite le "domaine public" (c'est une interprétation qui prouve déjà son absurdité de par le fait qu'elle ignore le concept du "culte public" que nous célébrons ici). Les religions auraient à se retirer de la société pour pratiquer leur langage obscur et leur rites ésotériques dans l'ombre des Églises, des Synagogues et des temples, et auraient elles-mêmes à favoriser une sorte de principe de "la religion pour la religion". Même si je comprends qu'une certaine agressivité est parfois nécessaire pour séparer l'espace public et laïque des influences religieuses, je pense qu'il ne faut pas jeter l'enfant avec l'eau du bain ! La laïcité française sert la liberté de religion, non pas sa suppression ! (C'est au moins ce que dit notre Constitution).&lt;br /&gt;Ainsi, non seulement que cette interprétation de la "religion pour la religion" ne comprend rien à l'esprit de la foi chrétienne, mais encore elle prive les cultes de l'espace nécessaire pour éviter qu'ils deviennent sectaires. La lecture "laïcarde" de la loi de 1905 produit finalement ce qu'elle combat à juste titre, et dessert alors la République.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vous voyez, nos deux filles Marie et Marthe trimballent des problèmes d'une certaine actualité.&lt;br /&gt;Si donc nous ne voulons pas nous accommoder à ces polarités "la foi contre les oeuvres ; la spiritualité contre l'activité ; l'Église contre le monde ; le christianisme religieux contre le christianisme social", comment pouvons-nous relire ce texte ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je pense qu'il est de première nécessité de constater que Jésus ne condamne pas l'attitude de Marthe. Le service, l'activité d'hospitalité (au sens large du mot), il a sa place dans la vie chrétienne. L'attitude de Marthe n'est pas celle d'une fanatique religieuse qui fait tout et uniquement pour "gagner son ciel". Marthe n'est pas une anti-Marie, et ce n'est pas Jésus qui s'adresse à Marthe pour lui interdire son travail.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Selon l'Évangile, il s'agit plutôt de mettre en évidence &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;la relation à Jésus qui fonde une nouvelle relation au monde&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;. L'importance de Jésus, ce n'est pas son "statut" comme un "objet religieux" - Jésus ne veut pas se mettre au centre de notre foi. Au contraire, à travers la prédication de Jésus, le monde et ses hommes, notre monde, nos sœurs et nos frères, deviennent le centre de la foi. La foi chrétienne ne vise pas Jésus, mais bien le salut du monde !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est de cette différence d'attitude que Jésus parle quand il s'adresse à Marthe. Pendant que Marie reconnaît son rôle de messie, d'annonciateur d'une nouvelle façon d'être un homme ou une femme libres pour la liberté des tous les hommes et toutes les femmes, l'attitude de Marthe ressemble à ce vieux souci de l'humanité de "servir un dieu" pour s'acquitter de son devoir religieux. Or, Jésus veut que l'humanité dépasse enfin ce souci, quand il dit : "Je ne suis pas venu pour être servi, mais pour servir" (Mt 20, 28). Et il veut que l'attitude de Marie précède et domine désormais celle de Marthe, quand il lui dit : "Tu t'inquiètes et tu t'agites pour beaucoup de choses : une seule est nécessaire". Je dirais de façon un peu provocatrice : &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;Une seule chose est nécessaire pour que le Royaume de Dieu pour une humanité libre et active puisse advenir : que nous écoutions "religieusement" Jésus et son livre, la Bible hébraïque et son commentaire, le Nouveau Testament, sans en faire des "objets de culte".&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette interpellation peut avoir des conséquences intéressantes pour notre Église: de quoi parlons-nous dans nos cultes, dans nos groupes, dans nos discussions ? Quelles sont les premières et souvent les dernières questions que nous nous posons ? La place distinctive de Jésus Fils de Dieu et Fils de l'Homme dans la Tri-unité ? Le statut dans le salut éternel des âmes perdues et la valeur religieuse des vertus théologales ? La vérité absolue sur l'appartenance finale au peuple unique de Dieu ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ces questions ne sont certes pas égales à celles sur le sexe des anges. Mais dans la perspective de notre lecture, elles ont donc une fonction radicalement secondaire. Selon Jésus, ce ne sont pas ces questions-là qui construisent le Royaume de Dieu. Ce dont nous avons à parler, ce à quoi nous pouvons contribuer dans notre Église, c'est le Royaume de Dieu, non pas la religion protestante. Cette mission signifie que nous recevons la foi pour les œuvres; que nous utilisons la contemplation pour l'animation; que nous connaissons la dévotion pour la discipline; que nous découvrons la mystique pour le travail; que nous pratiquons la spiritualité pour l'activité; finalement, que nous vivons comme Église pour le monde. AMEN.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;(Confession de foi de l'Eglise presbytérienne d’Afrique du  Sud, 1973)&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;&lt;br /&gt;Nous croyons en Dieu,&lt;br /&gt;le Père qui a créé le monde entier,&lt;br /&gt;qui réunira toutes choses,&lt;br /&gt;et qui veut que tous les hommes vivent ensemble,&lt;br /&gt;comme des frères en une même famille.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous croyons en Dieu,&lt;br /&gt;le Fils qui s’est fait homme,&lt;br /&gt;qui est mort et qui est ressuscité en gloire,&lt;br /&gt;réconciliant le monde entier avec Dieu,&lt;br /&gt;renversant tous les murs qui séparent les hommes,&lt;br /&gt;toutes les barrières de religion, de classe, de race et de culture,&lt;br /&gt;afin de créer une humanité unie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il est l’unique Seigneur qui a autorité sur tout.&lt;br /&gt;Il appelle chaque homme et la société, l’Eglise et l’Etat,&lt;br /&gt;à la réconciliation, à l’unité, à la justice et la liberté.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous croyons en Dieu, l’Esprit&lt;br /&gt;qui est la promesse du royaume de Dieu qui vient,&lt;br /&gt;qui nous donne le pouvoir d’annoncer le jugement de Dieu&lt;br /&gt;et son pardon pour les hommes et les nations,&lt;br /&gt;d’aimer et de servir tous les hommes,&lt;br /&gt;de lutter pour la justice et la paix&lt;br /&gt;et d’appeler le monde entier à reconnaître,&lt;br /&gt;ici et maintenant, le règne de Dieu.&lt;br /&gt;Amen.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;(Envoi avant la bénédiction)&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;&lt;br /&gt;Prenez le temps de vous assoir comme Marie,&lt;br /&gt;c'est une écoute qui donne courage.&lt;br /&gt;Prenez le temps de vous lever comme Marthe,&lt;br /&gt;c'est l'espoir d'un monde libre !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Prenez le temps de jouer,&lt;br /&gt;c’est le secret d’un cœur d’enfant.&lt;br /&gt;Prenez le temps de rire,&lt;br /&gt;c’est une gorgée d’eau fraîche.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Prenez le temps de donner,&lt;br /&gt;c’est du pain pour l’affamé.&lt;br /&gt;Prenez le temps d’aimer et d’être aimé,&lt;br /&gt;c’est une grâce de Dieu.&lt;br /&gt;Prenez le temps de prier,&lt;br /&gt;c’est votre force sur la terre.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/185381257529483193-1319655075535007136?l=rudipopp.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/185381257529483193/posts/default/1319655075535007136'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/185381257529483193/posts/default/1319655075535007136'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://rudipopp.blogspot.com/2010/07/une-eglise-pour-le-monde.html' title='Une Église pour le monde'/><author><name>Rudi Popp</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13491313393917323262</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-185381257529483193.post-905487279616649361</id><published>2010-06-13T02:17:00.000-07:00</published><updated>2011-02-20T06:16:45.926-08:00</updated><title type='text'>Rompre la Parole par le silence</title><content type='html'>&lt;p style="margin: 0.0px 0.0px 0.0px 0.0px; font: 16.0px Times"&gt;&lt;b&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;1 Thessaloniciens 5, v 18&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin: 0.0px 0.0px 0.0px 0.0px; font: 16.0px Times"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;"&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;i&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;Soyez toujours dans la joie, priez sans cesse, rendez grâce en toute circonstance, car c'est la volonté de Dieu à votre égard dans le Christ Jésus." &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin: 0.0px 0.0px 0.0px 0.0px; font: 16.0px Times"&gt;&lt;b&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin: 0.0px 0.0px 0.0px 0.0px; font: 16.0px Times"&gt;&lt;span style="letter-spacing: 0.0px"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;Le samedi d'il y a une semaine, (j'étais en train de peaufiner la bibliographie pour le mémoire de master que je dois rendre à la fin du mois, et qui me stresse un peu ces temps-ci), le téléphone sonne. Ma femme, qui a pris l'appel, se précipite dans le salon : Lukas, notre fils de 11 ans (maintenant 12) a eu un accident ! Une voiture l'a renversé, dans le quartier Europe à Reims, pendant qu'il traversait un passage piéton avec ses rollers. La dame au téléphone a déjà appelé l'ambulance, elle nous dit : Ne vous inquiétez pas…&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin: 0.0px 0.0px 0.0px 0.0px; font: 16.0px Times; min-height: 19.0px"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;&lt;span style="letter-spacing: 0.0px"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin: 0.0px 0.0px 0.0px 0.0px; font: 16.0px Times"&gt;&lt;span style="letter-spacing: 0.0px"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;Nous sautons dans la voiture. Mille pensées traversent ma tête. Comment est-ce possible que Lukas soit sur un passage piéton et que le chauffeur de la voiture ne le voie pas ? Quelles blessures peut-il avoir ? Avait-il ses protections, aux genoux et au bras, et son casque ? Est-ce qu'il a roulé trop vite ? Est-ce qu'il a regardé si le chauffeur de la voiture le voyait ? À quelle vitesse roulait la voiture ? Est-ce que Lukas a des fractures ? Mille questions, mille inquiétudes.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin: 0.0px 0.0px 0.0px 0.0px; font: 16.0px Times; min-height: 19.0px"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;&lt;span style="letter-spacing: 0.0px"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin: 0.0px 0.0px 0.0px 0.0px; font: 16.0px Times"&gt;&lt;span style="letter-spacing: 0.0px"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;Nous arrivons avenue de l'Europe. Nous voyons deux voitures de police et l'ambulance des pompiers. Le choc se précise : s'il y a tant de monde, ça doit être grave. Lukas est allongé sur le terre-plein au milieu de l'avenue. Une dame qui a été témoin de l'accident le soigne, les pompiers commencent à lui mettre des appuis, pour sécuriser le corps. Christine et moi arrivons et signalons que nous sommes les parents ; nous pouvons parler avec Lukas, qui est conscient et répond clairement, malgré les douleurs. Il a des écorchures au genou et au bras, le dos est parsemé d'éraflures qui saignent.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin: 0.0px 0.0px 0.0px 0.0px; font: 16.0px Times; min-height: 19.0px"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;&lt;span style="letter-spacing: 0.0px"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin: 0.0px 0.0px 0.0px 0.0px; font: 16.0px Times; min-height: 19.0px"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;C'est maintenant que je vois la voiture qui l'a accroché. Le pare-brise est brisé ! Je me dis : le choc a donc dû être violent. J'essaie d'imaginer comment Lukas a dû faire une sorte de salto sur le capot, car les trous dans la vitre avant parviennent manifestement des deux rollers. Entre temps, les pompiers mettent Lukas sur un brancard et le transportant vers l'ambulance. Je remarque un homme qui est visiblement choqué. C'est le chauffeur de la voiture. Il me dit qu'il n'arrivait pas à comprendre ce qui s'était passé, qu'il n'avait pas vu Lukas, que tout est allé tellement vite. &lt;span style="letter-spacing: 0.0px"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin: 0.0px 0.0px 0.0px 0.0px; font: 16.0px Times"&gt;&lt;span style="letter-spacing: 0.0px"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;J'essaie de le rassurer. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin: 0.0px 0.0px 0.0px 0.0px; font: 16.0px Times; min-height: 19.0px"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;&lt;span style="letter-spacing: 0.0px"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin: 0.0px 0.0px 0.0px 0.0px; font: 16.0px Times"&gt;&lt;span style="letter-spacing: 0.0px"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;Je monte dans l'ambulance, en laissant Christine sur place avec la police. Pendant le trajet, les questions reviennent : est-ce que Lukas va pouvoir remarcher ? Quel type de séquelles l'accident pourra-t-il entraîner ? Je me vois déjà porter un fauteuil roulant dans l'escalier, au Foyer.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin: 0.0px 0.0px 0.0px 0.0px; font: 16.0px Times"&gt;&lt;span style="letter-spacing: 0.0px"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;Arrivé à l'Hôpital, Lukas est examiné, des radios sont faites. Lukas est conscient et se souvient de tout. Malgré le fait qu'il ne portait pas de casque, la tête ne semble pas avoir été touchée. Les radios ne montrent aucune fracture. Il semblerait que malgré un choc violent, Lukas s'en sort avec des traumatismes musculaires et des blessures superficielles. L'infirmière nettoie les éraflures, le médecin prescrit des antidouleurs et quelques jours de repos. Nous sortons aussitôt de l'Hôpital. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin: 0.0px 0.0px 0.0px 0.0px; font: 16.0px Times; min-height: 19.0px"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;&lt;span style="letter-spacing: 0.0px"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin: 0.0px 0.0px 0.0px 0.0px; font: 16.0px Times"&gt;&lt;span style="letter-spacing: 0.0px"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;C'est seulement à la maison que je commence à me ressaisir. Qu'est-ce qui nous est arrivé ? Je me dis qu'il faut prévenir quelques personnes, me faire remplacer pour le culte à Épernay du lendemain, si jamais nous devions retourner à l'Hôpital. Je rédige un message mail. Mais il y a une expression que j'écris et que j'éfface, j'écris et j'éfface, plusieurs fois : &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;i&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;Grâce à Dieu, rien de grave ne lui est arrivé. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;b&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;Non&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;i&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;, &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;je n'arrive pas à rendre grâce, à dire merci pour l'accident, pour le fait que miraculeusement, Lukas n'a pas de blessures graves. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin: 0.0px 0.0px 0.0px 0.0px; font: 16.0px Times; min-height: 19.0px"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin: 0.0px 0.0px 0.0px 0.0px; font: 16.0px Times"&gt;&lt;span style="letter-spacing: 0.0px"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;D'abord, ce n'était pas encore sûr. Et ensuite, comment pourrai-je charger Dieu de tous les hasards, les imprudences et les circonstances singulières de l'accident, qui ont fait que Lukas n'a pas de séquelles ? Il est maintenant un des 7500 enfants de moins de 15 ans qui sont victimes d'un accident de la route tous les ans dans notre pays. Parmi eux, 131 enfants sont morts à cause de l'accident, en 2008 ; 2700 ont dû être hospitalisés, et beaucoup en gardent des handicaps définitifs. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin: 0.0px 0.0px 0.0px 0.0px; font: 16.0px Times; min-height: 19.0px"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;&lt;span style="letter-spacing: 0.0px"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin: 0.0px 0.0px 0.0px 0.0px; font: 16.0px Times"&gt;&lt;span style="letter-spacing: 0.0px"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;Ai-je le droit de prendre le cas particulier de mon fils, en louant Dieu parce que rien de grave ne lui est arrivé ? Comment pourrai-je croire que dans ce cas, c'est un "ange de protection" sensiblement plus efficace qui était avec Lukas, quand tant d'autres enfants innocents subissent de graves séquelles, et en sachant que 9 accidents sur 10 relèvent de la responsabilité du conducteur d'une voiture, et pourraient donc être évités?&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin: 0.0px 0.0px 0.0px 0.0px; font: 16.0px Times; min-height: 19.0px"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;&lt;span style="letter-spacing: 0.0px"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin: 0.0px 0.0px 0.0px 0.0px; font: 16.0px Times"&gt;&lt;span style="letter-spacing: 0.0px"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;C'est là encore que je me souviens d'un mot de 1 Thess 5, v 18, qui m'a hanté sérieusement pendant ces heures. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;i&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;Soyez toujours dans la joie, priez sans cesse, rendez grâce en toute circonstance, car c'est la volonté de Dieu à votre égard dans le Christ Jésus. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin: 0.0px 0.0px 0.0px 0.0px; font: 16.0px Times; min-height: 19.0px"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin: 0.0px 0.0px 0.0px 0.0px; font: 16.0px Times; min-height: 19.0px"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;Est-ce que cette parole peut me parler en ces circonstances ? Est-ce qu'elle parle à toutes celles et tous ceux qui sont ainsi confrontés à un mal, un accident, une maladie, un drame ? Tout en moi, face à l'accident de Lukas, se refuse à l'exigence voire la prétention moralisatrice de cette parole : &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;i&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;Rendez grâce en toute circonstance, car c'est la volonté de Dieu à votre égard dans le Christ Jésus. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;&lt;span style="letter-spacing: 0.0px"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin: 0.0px 0.0px 0.0px 0.0px; font: 16.0px Times; min-height: 19.0px"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;&lt;span style="letter-spacing: 0.0px"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin: 0.0px 0.0px 0.0px 0.0px; font: 16.0px Times; min-height: 19.0px"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;Quelle peut être la volonté de Dieu dans ces accidents de la route qui tuent des milliers de personnes ? Quel Dieu pervers serait à l'origine d'un tel massacre ? Et comment rendre grâce quand tout bien devient relatif, par rapport à tant de mal? &lt;span style="letter-spacing: 0.0px"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin: 0.0px 0.0px 0.0px 0.0px; font: 16.0px Times; min-height: 19.0px"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;&lt;span style="letter-spacing: 0.0px"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin: 0.0px 0.0px 0.0px 0.0px; font: 16.0px Times; min-height: 19.0px"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;Mais d'un autre côté, est-ce que je ne passe pas à côté d'une vérité chrétienne fondamentale, si je me refuse à la louange &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;i&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;en toute circonstance&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt; ? Après tout, il y a tout un courant d'Églises qui semble aujourd'hui avoir beaucoup de succès avec cette "stratégie de dépassement spirituel" des crises de la vie : "&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;i&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;Louez le Seigneur quoi qu’il en soit ! "Toutes choses concourent au bien de ceux qui aiment Dieu et qui sont appelés selon son dessein" : Ne passez pas à côté du plan de Dieu en louant Dieu uniquement pour les choses que vous appelez 'bénédictions'…"&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;&lt;span style="letter-spacing: 0.0px"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin: 0.0px 0.0px 0.0px 0.0px; font: 16.0px Times; min-height: 19.0px"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;&lt;span style="letter-spacing: 0.0px"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin: 0.0px 0.0px 0.0px 0.0px; font: 16.0px Times; min-height: 19.0px"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;Je prends alors ma Bible et relis le paragraphe dans lequel Paul écrit cette phrase: "&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;i&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;Soyez toujours dans la joie, priez sans cesse, rendez grâce en toute circonstance, car c'est la volonté de Dieu à votre égard dans le Christ Jésus". &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;Je relis le chapître, je relis toute l'épître. 1 Thessaloniciens a été appelé un "manifeste de l’espérance chrétienne" : L’espérance chrétienne, ici, c’est l’attente de l’avènement du Christ. Chez les Thessaloniciens, l’attente du Seigneur était vive : ils croyaient en sa venue imminente. &lt;span style="letter-spacing: 0.0px"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin: 0.0px 0.0px 0.0px 0.0px; font: 16.0px Times; min-height: 19.0px"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin: 0.0px 0.0px 0.0px 0.0px; font: 16.0px Times; min-height: 19.0px"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;Dans le paragraphe dont est issu notre verset, Paul répond à la question brûlante qui troublait les fidèles: on craignait que les croyants morts ne puissent bénéficier de l’avènement du Seigneur et en particulier de la résurrection finale. Paul affirme que les chrétiens déjà décédés participeront pleinement à l’avènement du Christ, qu'il pense aussi comme étant imminent. &lt;span style="letter-spacing: 0.0px"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin: 0.0px 0.0px 0.0px 0.0px; font: 16.0px Times; min-height: 19.0px"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;&lt;span style="letter-spacing: 0.0px"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin: 0.0px 0.0px 0.0px 0.0px; font: 16.0px Times; min-height: 19.0px"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;Le retour imminent du Christ ? Ce n'est pas cette espérance-là, sous cette forme d'une préparation spirituelle intense à la fin du monde imminente, qui me permet de vivre au jour le jour. Au contraire, la vie spirituelle m'aide plutôt à supporter la longueur des jours, à trouver un sens au &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;i&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;temps qui s'écoule&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;. &lt;span style="letter-spacing: 0.0px"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin: 0.0px 0.0px 0.0px 0.0px; font: 16.0px Times; min-height: 19.0px"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;&lt;span style="letter-spacing: 0.0px"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin: 0.0px 0.0px 0.0px 0.0px; font: 16.0px Times; min-height: 19.0px"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;Du coup, le &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;i&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;monde qui s'écroule&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt; n'est assurément pas la matrice concrète de ma foi. Le verset de Paul aux Thessaloniciens produit un contre-sens dans ma vie, faite, elle, de temps de bonheur et de temps de malheur, et qui nécessite que j'apprenne à vivre avec ces temps contrastés. Avec les Thessaloniciens, j'apprends pourtant à apprécier l'intensité de l'instant, la densité du temps ; cette intensité m'apparaît très réellement, dans le vécu de l'accident de mon fils, comme une bénédiction dans chaque minute de vie précieuse, comme si elle était suspendue à un fil. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin: 0.0px 0.0px 0.0px 0.0px; font: 16.0px Times; min-height: 19.0px"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin: 0.0px 0.0px 0.0px 0.0px; font: 16.0px Times; min-height: 19.0px"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;Mais contrairement aux Thessaloniciens, je partage aussi avec vous, avec les Chrétiens de l'an 2010, l'expérience de la longueur du temps. Dans cette constance du temps, il ne faut pas confondre le temps de l'Avent avec la totalité de l'année d'Église : Pour vivre par l'espérance du Christ en tout temps, nous avons besoin de lire davantage que quelques versets arrachés de leur contexte : nous avons besoin de la longévité de la Bible hébraïque et de son peuple afin que l'espérance nous parle dans les instants heureux et malheureux du temps qui s'écoule. Nous avons ainsi parfois besoin, dans ces moments de crise, de "rompre la Parole par le silence", comme disait André Neher. &lt;span style="letter-spacing: 0.0px"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin: 0.0px 0.0px 0.0px 0.0px; font: 16.0px Times; min-height: 19.0px"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;&lt;span style="letter-spacing: 0.0px"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin: 0.0px 0.0px 0.0px 0.0px; font: 16.0px Times; min-height: 19.0px"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;Ce besoin de rompre la Parole par le silence est parfaitement exprimé dans un fascicule tel qu'ils se trouvent actuellement à l'entrée de beaucoup d'Églises catholiques, et qui sont édités par le site &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;i&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;croire.com&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;. Dans le fascicule "Pourquoi le mal et la souffrance", je trouve cette étonnante référence à Marie au pied de la croix : "&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;i&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;Oui, il arrive des moments où nous avons l'impression que le malheur devient l'ordinaire de la vie, et les moments de bonheur l'exception ! Mieux vaut alors se taire. Regardons Marie au pied de la croix : 'Elle se tenait debout, la mère des douleurs'. Silencieuse. Vous l'imaginez disant à son fils des 'paroles de consolation'! Elle se tait, mais 'elle médite toutes ces choses en son coeur'. Elle a entendu Jésus crier: 'Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m'as-tu abandonné !' Pourquoi ne dirait-elle pas en son coeur les mêmes mots ? Pourquoi ne se plaindrait-elle au Seigneur ?&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;&lt;span style="letter-spacing: 0.0px"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin: 0.0px 0.0px 0.0px 0.0px; font: 16.0px Times; min-height: 19.0px"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;&lt;span style="letter-spacing: 0.0px"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin: 0.0px 0.0px 0.0px 0.0px; font: 16.0px Times; min-height: 19.0px"&gt;&lt;i&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;Vous aussi, écoutez ce que dit celui qui est dans le malheur. S'il se plaint de Dieu à Dieu, ne prenez pas la défense de Dieu. Prenez plutôt le parti du malheureux. Dites avec lui sa prière douloureuse. Dans votre coeur, si vous le pouvez, dites aussi votre espérance." &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;AMEN. &lt;span style="letter-spacing: 0.0px"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin: 0.0px 0.0px 0.0px 0.0px; font: 16.0px Times; min-height: 19.0px"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;&lt;span style="letter-spacing: 0.0px"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin: 0.0px 0.0px 0.0px 0.0px; font: 16.0px Times; min-height: 19.0px"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;&lt;span style="letter-spacing: 0.0px"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin: 0.0px 0.0px 0.0px 0.0px; font: 16.0px Times; min-height: 19.0px"&gt;&lt;i&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;Silence&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;&lt;span style="letter-spacing: 0.0px"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin: 0.0px 0.0px 0.0px 0.0px; font: 16.0px Times; min-height: 19.0px"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;&lt;span style="letter-spacing: 0.0px"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin: 0.0px 0.0px 0.0px 0.0px; font: 16.0px Times; min-height: 19.0px"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin: 0.0px 0.0px 0.0px 0.0px; font: 16.0px Times; min-height: 19.0px"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;Savoir rompre la Parole par le silence ne nous condamne pas à l'inactivité: notre parole appartient désormais à ceux qui sont dans le malheur. C'est précisément le sens de la &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;b&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;"Déclaration publique des synodes&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-weight: normal;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt; &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;b&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;de l’Église réformée de France et de l’Église évangélique luthérienne de France"&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;, publié le mois dernier, que je voudrais maintenant partager avec vous :&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin: 0.0px 0.0px 0.0px 0.0px; font: 16.0px Times; min-height: 19.0px"&gt;&lt;span style="letter-spacing: 0.0px"&gt;&lt;b&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt; &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin: 0.0px 0.0px 12.0px 0.0px; font: 16.0px Times"&gt;&lt;span style="letter-spacing: 0.0px"&gt;&lt;i&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;"Au nom de leur foi en un Dieu qui accueille sans distinction tous les humains et fortes de l’engagement de leurs membres, les Églises luthérienne et réformée de France affirment leur solidarité avec les hommes, les femmes et les enfants qui se trouvent marginalisés et exclus.&lt;br /&gt;Elles s’inquiètent de constater que notre société laisse si facilement sur le bord de la route les personnes fragiles (malades, âgées, handicapées...) et les accidentés de la vie (travailleurs pauvres, étrangers sans papier, chômeurs, personnes en situation de rupture affective ...).&lt;br /&gt;À côté d’autres, elles tentent de vivre cette solidarité au quotidien, à travers les initiatives de leurs paroisses et les nombreuses institutions d’inspiration protestante. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin: 0.0px 0.0px 12.0px 0.0px; font: 16.0px Times"&gt;&lt;span style="letter-spacing: 0.0px"&gt;&lt;i&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;Avec celles et ceux dont la dignité est bafouée, elles dénoncent les logiques qui tendent à mesurer la valeur des gens à travers des chiffres - ceux de leurs ressources, de leurs dépenses ou du coût qu’ils occasionnent à la société.&lt;br /&gt;Reconnaissant la dépendance fondamentale des humains les uns à l’égard des autres comme une réalité positive, elles expriment avec force leur refus des politiques qui privilégient la compétition au détriment de la coopération et conduisent à casser tant d’humains.&lt;br /&gt;Dans un contexte de crise économique, elles appellent chacun et chacune à ne pas céder à la tentation de faire des économies aux dépens des plus fragiles et à inventer des solidarités nouvelles.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin: 0.0px 0.0px 12.0px 0.0px; font: 16.0px Times"&gt;&lt;span style="letter-spacing: 0.0px"&gt;&lt;i&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;Face à la tentation d’occulter les questions de sens, les Églises entendent aussi affirmer qu’il est nécessaire de prendre en compte la personne humaine dans sa totalité - dans ses dimensions physiques, sociales, culturelles, psychologiques, mais aussi spirituelles.&lt;br /&gt;À la fois respectueuses du principe de laïcité et convaincues que l’Évangile de Jésus Christ peut aider à remettre debout celles et ceux que la vie a blessés, les Églises luthérienne et réformée plaident pour que les questions existentielles soient largement prises en compte dans les institutions à caractère social, notamment au travers d’aumôneries ou d’accompagnements spirituels.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin: 0.0px 0.0px 12.0px 0.0px; font: 16.0px Times"&gt;&lt;span style="letter-spacing: 0.0px"&gt;&lt;i&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;C’est au nom de l’Évangile que nous nous engageons et que nous appelons chacun à s’engager ;&lt;br /&gt;il nous enseigne que l’on ne peut pas séparer l’amour de Dieu et l’amour du prochain et nous invite à reconnaître en chaque humain un être créé à l’image de Dieu, digne d’être aimé et capable d’apporter sa pierre à la construction du monde commun."&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div&gt;&lt;span style="letter-spacing: 0.0px"&gt;&lt;i&gt;&lt;br /&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/185381257529483193-905487279616649361?l=rudipopp.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/185381257529483193/posts/default/905487279616649361'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/185381257529483193/posts/default/905487279616649361'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://rudipopp.blogspot.com/2010/06/rompre-la-parole-par-le-silence.html' title='Rompre la Parole par le silence'/><author><name>Rudi Popp</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13491313393917323262</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-185381257529483193.post-7712318291846996754</id><published>2010-05-23T09:33:00.000-07:00</published><updated>2011-02-20T06:17:02.247-08:00</updated><title type='text'>Le brouhaha de Pentecôte</title><content type='html'>&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;Fête de la Pentecôte &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;avec baptêmes et confirmations&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Lecture : Actes 2, 1 à 13&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;C'est l'histoire de deux catéchumènes qui viennent voir un pasteur. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;(Je vous rassure tout de suite: l'histoire est totalement inventée ; toute ressemblance avec des personnes présentes est purement fortuite…)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;Le premier catéchumène demande: M. le Pasteur, j'ai une question. Pendant la prière, est-ce qu'on a le droit d'envoyer des SMS?&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;Le pasteur est scandalisé et commence à crier : Mais t'as vraiment rien compris! Evidemment que non, mécréant!&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;Alors les deux repartent bredouille, quand l'autre catéchumène s'arrête et dit à son collègue: Attends ! Je crois que tu t'es mal fait comprendre !&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;Il retourne voir le pasteur et dit : M. le Pasteur, moi aussi, j'ai une question : pendant qu'on envoie un SMS, est-ce qu'on a le droit de prier ? &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;Là, le pasteur est très touché de la piété du catéchumène et dit : &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;Ah ! Mais oui, cher ami ! Il est toujours temps pour prier ! C'est même très bien !&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voici notre thème, frères et soeurs, pour cette fête de la Pentecôte : C'est souvent la forme par laquelle on s'exprime qui décide autant si l'on se fait bien comprendre et qu'on est entendu, que le fond.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais non ! direz-vous : Ce qui compte dans ce que l'on dit, c'est bien le contenu, ce n'est pas d'abord la forme !  A l'école, quand on doit répondre à une question, ce n'est pas la gentillesse du répondant qui compte, mais la pertinence de la réponse ! Ce qui compte, c'est la Vérité !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Eh bien, que nenni ! Ce n'est manifestement pas si simple, dans notre lecture. Le livre des Actes des apôtres a beau être une sorte de manuel de prédication, un résumé du message chrétien - curieusement, on ne nous dit rien de précis sur le contenu de cette prédication de Pentecôte (donc du jour 50 après la Pâque juive), qui ouvre toute l'histoire de l'Eglise. Tout ce bouleversement, cet étonnement des auditeurs, leur stupéfaction même viennent non pas d'un fond particulièrement convaincant, ou d'un argument théologique bien développé, mais de la seule forme des différents discours qu'ils entendent comme un "bruit" - les "langues" que le texte va énumérer. Ce qui compte dans un premier temps, me semble-t-il, c'est ainsi le simple fait que les disciples de Jésus arrivent à se faire entendre et comprendre !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce n'est donc peut-être pas la forme qui passe avant le contenu ; mais le contenu ne passe qu'avec la forme ! Notre lecture semble vouloir nous suggérer que l'Esprit de Dieu, c'est la capacité de parler à quelqu'un d'autre avant de parler "pour soi" et "de soi", "de ce qu'on sait".&lt;br /&gt;Car en effet, on dit souvent davantage en se faisant proche de l'autre par une façon de s'exprimer qui lui corresponde - ainsi on va parfois parler et même dire davantage on se taisant. On peut parler aussi avec un geste, comme p.ex. l'Entraide parle dans le geste - c'est la raison pour laquelle l'Entraide protestante en particulier vit du contact humain, non de la valeur du bien transféré.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Notre lecture nous met devant la question non pas du "&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;Qu'est-ce que je vais dire?&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;", mais du "&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;A qui vais je parler?&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt; Qui est-il ou elle? Quelle est sa 'langue'?"&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'Evangile ne nous pousse donc pas d'abord à parler, mais à regarder à qui on parle. Seulement à travers cette interrogation, les disciples arrivent à évoquer "les œuvres grandioses de Dieu". Nous voyons ensuite que parler des "oeuvres de Dieu" peut créer une profonde compréhension mutuelle dans la foi, on peut y trouver une communion humaine unique avec ceux qui se mettent à l'écoute de ce témoignage. Mais en même temps, parler des "oeuvres de Dieu" reste une affaire fragile, et nous demande d'assumer notre fragilité face à ceux qui diront (et il y en a toujours) : Ils sont plein de vin doux ! (On dirait aujourd'hui : Pour être Chrétien, faut être complètement siphonné !)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Oui, il ne faut pas s'attendre à ce que la compréhension de ce que l'on dit soit acquise par la clarté du contenu. L'Evangile n'est pas une formule mathématique. Nos témoignages - comme les contre-témoignages des soi-disant "athées pratiquants"!- n'ont rien d'une évidence. Et je dirais même: Heureusement que ce "dieu" qu'attestent ou rejettent tant de contemporains n'existe pas!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Devant ce bruit, ce brouhaha de Pentecôte, j'ai alors envie de vous demander : Pourquoi faut-il toujours parler en religion ? Ne serait-il pas suffisant de se taire ensemble et de faire quelques exercices de zen ? D'entendre un peu de musique sacrée (p.ex. sur notre nouveau piano, quand nous pouvons profiter d'une excellente pianiste…) ? Et si nous faisions une danse méditative (qui est à peu près la seule chose qu'on n'a pas apprise au KT) ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout cela est certes très important pour vivre ensemble en Eglise; mais la Pentecôte à Jérusalem nous rappelle clairement : Pour se comprendre dans la foi, il faut se parler, il faut même avoir une certaine formation au "parler en langues" !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La clé pour ressentir le sens de sa vie, c'est bien la parole. Apprendre des mots pour dire ce qui nous arrive, voilà le projet implicite de toute la foi chrétienne. Je dirais même que c'est ainsi qu'elle se distingue de "la religion" en général : Car "la religion", ce sont d'abord des rites, des "convictions intimes", des valeurs, des actes sacrés, etc. La foi de Jésus-Christ, c'est quand on parle pour être entendu, dans une économie spirituelle de la parole.&lt;br /&gt;Comme quoi, quand on dit (à juste titre, face aux discours interminables) que dans la vie chrétienne, ce sont finalement les actes qui comptent plus que les paroles… on se trompe quand même !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Car notre catéchèse et toute la vie chrétienne au sein de notre Eglise ne visent pas tellement l'apprentissage de quelques habitudes religieuses et pieuses, ou l'engagement total et immédiat dans une organisation ecclésiale, mais visent à susciter une capacité à parler de soi en parlant à Dieu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Parler à Dieu nous permet de nous dire, sans les mascarades et fausses excuses que nous ne connaissons que trop ; parler à Dieu nous permet de nous dire qui nous sommes vraiment devant Lui, de reconnaître notre profonde faiblesse et notre étonnante force ; de dire nos peurs et nos espoirs à travers des mots qui survivent, à l'époque du langage SMS, uniquement dans nos Bibles et nos vieux cantiques : l'allégresse, la lumière qui éclaire, la grâce, la constance de l'âme, la ferveur et le  Sauveur ! Il y a là une dimension spirituelle de la vie qui est, je trouve, très mal exprimée par le terme "croyance". Suivant notre lecture de ce jour, il s'agit plutôt d'une "parlance" dont il est question ! La "parlance" de Dieu doit précéder tout notre parler quotidien, nos mots de trop comme nos silences de trop.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il me semble que c'est pour cela que nous en avons tous besoin que la Parole nous soit adressée en notre langue, c'est-à-dire en une manière qui nous permet de nous comprendre nous-mêmes. C'est pourquoi le brouhaha de Pentecôte est si important pour la communication de l'Evangile : la cacophonie apparente des langues différentes représente en fait la condition même pour que chacun puisse recevoir l'Evangile comme il en est capable.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette Pentecôte est un peu l'horreur des oecuménistes de tous bords ! Avec l'idée louable d'une Eglise harmonieuse et bien ordonnée, ils impliquent de temps à autre le regret de la diversité des langues, et la revendication d'une seule "langue" pour tous les Chrétiens, "afin que les séparations cessent".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Or, comme le dit Laurent Schlumberger, nouveau président du Conseil national de l'Eglise réformée de France, en vue de l'unité, y compris dans une union d'Eglises luthériennes et réformées, il s'agit "de conjuguer et non pas d'uniformiser ce que nous sommes." Pour conjuguer, il faut reconnaître la différence - même si trop souvent on se trompe de différence, comme p.ex. dans l'histoire de la petite Jeanne &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;qui est le seul enfant dans une famille très protestante de souche qui habite un mas reculé des Cévennes. Pendant les vacances, son cousin catholique, le petit Yves-Marie Joseph vient lui rendre visite. C'est un grand événement pour Petite-Jeanne, elle qui n'a jamais vu ni de garçon ni de catholique ! Elle est très curieuse. Les deux jouent alors ensemble dans le jardin. Puis ils se baignent, tout nu, dans une petite rivière. C'est là que la petite Jeanne s'exclame : Haha ! Maintenant je comprends mieux ce que les catholiques ont de trop par rapport à nous… !&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Oui, nous prenons parfois pour une différence séparatrice entre Eglises ce qui n'est qu'une forme du corps du Christ. Mais cela n'empêche que la cacophonie apparente du jour de Pentecôte est bien nécessaire afin que la Parole soit adressée à chacun dans sa propre langue. Et nous en avons toujours autant besoin aujourd'hui ! La multitude des Eglises correspond au fond à la multitude des langues, des façons différentes pour se comprendre soi-même. Cette cacophonie n'implique ni ne justifie aucunement que nous nous excommunions mutuellement ; qu'elle ne soit pas non plus prise pour une excuse facile afin que nous n'ayons pas besoin de nous parler entre Chrétiens de différentes confessions.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Car en tant qu'Eglise/assemblée particulière, nous sommes séparés d'autres Eglises par la "langue", comme nous sommes unis avec toute l'Eglise dans l'Esprit de Pentecôte.  Nous avons besoin de nous laisser inspirer par d'autres traditions de l'Eglise, par leur façon de parler au temps présent ; nous l'apprenons par la solennité d'une messe catholique ; nous l'apprenons par les gestes parlants d'une liturgie orthodoxe ; nous l'apprenons par la spontanéité d'un culte évangélique. Mais comme Eglise réformée, nous ne voulons devenir ni catholique, ni orthodoxe, ni évangélique ; nous avons aussi besoin de garder vivante la "langue" de notre tradition confessionnelle qui nous permet de nous comprendre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Par les confirmations que nous avons entendues, chacun de nous est alors invité à s'interroger, comme les confirmants se sont interrogé pendant ces dernières années : dans quelle "langue" de la foi est-ce que je me comprends moi-même ? Quelle Eglise me permet d'entendre l'Evangile de façon à ce que je puisse le recevoir ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et comme on ne naît pas forcément dans l'Eglise qui nous parle, il est parfois salutaire de changer d'Eglise, sans condamner l'une ou l'autre façon du parler de Dieu ; il est aussi agréable de fréquenter plusieurs Eglises différentes. Car souvenez-vous : la multitude de langues ne contredit pas l'Esprit, elle en est l'expression !  AMEN.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/185381257529483193-7712318291846996754?l=rudipopp.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/185381257529483193/posts/default/7712318291846996754'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/185381257529483193/posts/default/7712318291846996754'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://rudipopp.blogspot.com/2010/05/le-brouhaha-de-pentecote.html' title='Le brouhaha de Pentecôte'/><author><name>Rudi Popp</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13491313393917323262</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-185381257529483193.post-7507720469363143896</id><published>2010-05-02T04:05:00.000-07:00</published><updated>2011-02-20T06:17:28.887-08:00</updated><title type='text'>Il faut toute une Église pour élever un Chrétien</title><content type='html'>&lt;p style="margin: 0.0px 0.0px 0.0px 0.0px; font: 12.0px Arial"&gt;&lt;i&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;Dimanche de solidarité du Consistoire Champagne-Ardenne-Meuse&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin: 0.0px 0.0px 0.0px 0.0px; font: 12.0px Arial"&gt;&lt;i&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin: 0.0px 0.0px 0.0px 0.0px; font: 12.0px Arial"&gt;&lt;span style="letter-spacing: 0.0px"&gt;&lt;b&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;Actes 14, 21 à 27 (Trad. Parole de vie)&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin: 0.0px 0.0px 0.0px 0.0px; font: 12.0px Arial"&gt;&lt;span style="letter-spacing: 0.0px"&gt;&lt;i&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;Dans la ville de Derbé, Paul et Barnabas annoncent la Bonne Nouvelle. Beaucoup de gens deviennent disciples. Ensuite, Paul et Barnabas retournent à Lystre, à Iconium et à Antioche de Pisidie. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="letter-spacing: 0.0px"&gt;&lt;i&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;Ils encouragent les disciples et leur demandent avec force de rester fidèles à la foi. Ils leur disent : « Nous devons traverser beaucoup de souffrances pour entrer dans le Royaume de Dieu. »&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin: 0.0px 0.0px 0.0px 0.0px; font: 12.0px Arial; min-height: 14.0px"&gt;&lt;span style="letter-spacing: 0.0px"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;&lt;i&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin: 0.0px 0.0px 0.0px 0.0px; font: 12.0px Arial"&gt;&lt;span style="letter-spacing: 0.0px"&gt;&lt;i&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;Paul et Barnabas choisissent des anciens pour chaque Église. Ils prient et ils jeûnent, puis ils confient au Seigneur ces anciens qui croient en lui. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="letter-spacing: 0.0px"&gt;&lt;i&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;Ensuite, Paul et Barnabas traversent la Pisidie et arrivent en Pamphylie. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="letter-spacing: 0.0px"&gt;&lt;i&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;À Pergé, ils annoncent la parole de Dieu. Après cela, ils vont à Attalie &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="letter-spacing: 0.0px"&gt;&lt;i&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;et de là, ils prennent le bateau pour retourner à Antioche de Syrie. C'est dans cette ville qu'on les avait confiés au Dieu d'amour pour le travail qu'ils viennent de faire.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin: 0.0px 0.0px 0.0px 0.0px; font: 12.0px Arial; min-height: 14.0px"&gt;&lt;span style="letter-spacing: 0.0px"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;&lt;i&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin: 0.0px 0.0px 0.0px 0.0px; font: 12.0px Arial"&gt;&lt;span style="letter-spacing: 0.0px"&gt;&lt;i&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;En arrivant à Antioche de Syrie, Paul et Barnabas réunissent les membres de l'Église. Ils leur:disent tout ce que Dieu a fait avec eux. Ils leur racontent comment Dieu a ouvert la porte de la foi à ceux qui ne sont pas juifs. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="letter-spacing: 0.0px"&gt;&lt;i&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;Paul et Barnabas restent assez longtemps avec les disciples. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin: 0.0px 0.0px 0.0px 0.0px; font: 12.0px Arial; min-height: 14.0px"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;&lt;span style="letter-spacing: 0.0px"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin: 0.0px 0.0px 0.0px 0.0px; font: 12.0px Arial; min-height: 14.0px"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;&lt;span style="letter-spacing: 0.0px"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin: 0.0px 0.0px 0.0px 0.0px; font: 12.0px Arial"&gt;&lt;span style="letter-spacing: 0.0px"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;Chers amis, &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin: 0.0px 0.0px 0.0px 0.0px; font: 12.0px Arial; min-height: 14.0px"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;&lt;span style="letter-spacing: 0.0px"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin: 0.0px 0.0px 0.0px 0.0px; font: 12.0px Arial"&gt;&lt;span style="letter-spacing: 0.0px"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;Qu'est-ce qu'il faut pour élever un enfant ? La première réponse d'un parent stressé serait peut-être : un iPod et beaucoup de chance (ou bien, si la chance fait défaut, encore plus d'argent) ! Les experts en pédagogie familiale nous donnent quelques pistes moins pessimistes. Pour éduquer un enfant, il faut d'abord un solide réseau de relations humaines, tel un filet de sécurité. Il faut un lieu (ou parfois plusieurs lieux différents) où l'enfant se sente en sécurité, des "chez soi"; il faut une mère et un père qui tendent en confiance ce filet de sécurité et qui veillent à ce que l'enfant apprenne à exprimer ses besoins - tout en lui montrant que la première idée n'est pas toujours la meilleure ; que la discipline et la ténacité valent autant que l'enthousiasme et la bonne humeur. Pour élever un enfant, il faut des parents qui l'assurent de leur amour même s'il rate pas mal de coups, même s'il ne correspond pas toujours à "l'héritier" qu'ils avaient rêvé. Il faut des frères et des soeurs, des grands-parents, des tantes et des oncles qui apportent un regard parfois décalé sur l'image de soi que le jeune se fait de soi-même ; il faut des amis qui lui donnent un vis-à-vis et qui tiennent à lui dans la dispute comme dans la fête. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin: 0.0px 0.0px 0.0px 0.0px; font: 12.0px Arial; min-height: 14.0px"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;&lt;span style="letter-spacing: 0.0px"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin: 0.0px 0.0px 0.0px 0.0px; font: 12.0px Arial"&gt;&lt;span style="letter-spacing: 0.0px"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;Dans la suite de notre lecture biblique de ce matin, je poserai la même question pour la vie chrétienne : &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;b&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;qu'est-ce qu'il faut pour élever un Chrétien ?&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt; Quel est le filet de sécurité de relations humaines - et divines ! - qui permet à une personne d'entrer par "les portes de la foi" que Dieu seul peut ouvrir ? J'entends bien par "élever un Chrétien" ce cheminement avec les paroles du Christ qui dure toute une vie, donc une "éducation" qui nous concerne tous, que nous soyons "protestants de souche" ou "auditeurs libres" ! &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin: 0.0px 0.0px 0.0px 0.0px; font: 12.0px Arial; min-height: 14.0px"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;&lt;span style="letter-spacing: 0.0px"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin: 0.0px 0.0px 0.0px 0.0px; font: 12.0px Arial"&gt;&lt;span style="letter-spacing: 0.0px"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;Au premier siècle, Paul et Barnabas ont vécu ces moments de grâce où des personnes entrent par les portes de la foi que Dieu leur a ouvert, en devenant (comme on disait à l'époque) des "disciples du Christ". Dans le récit des Actes des Apôtres, nous connaissons beaucoup de scènes qui racontent ces évènements de "conversion". Ce qui est tout à fait particulier dans le texte que nous avons lu, c'est que nous apprenons ce qui se passe ensuite. Car dans la vie chrétienne aussi, la vie ne fait que commencer par la naissance, et comme dans l'album photo d'un enfant, le plus intéressant est de voir ensuite grandir une personne. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin: 0.0px 0.0px 0.0px 0.0px; font: 12.0px Arial"&gt;&lt;span style="letter-spacing: 0.0px"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;La particularité de notre récit est donc que nous y apprenons ce qui se passe après le "passage par les portes de la foi", et dans la suite de la "naissance à la vie avec le Dieu de Jésus-Christ". Le texte nous propose de regarder une sorte d'album photo (mais sans les images !) des jeunes disciples, et nous permet alors de répondre à notre question : qu'est-ce qu'il faut pour élever un Chrétien ? La réponse que nous donne la lecture, je la résumerai ainsi : &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;b&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;pour élever un Chrétien, il faut toute une Église !&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin: 0.0px 0.0px 0.0px 0.0px; font: 12.0px Arial; min-height: 14.0px"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;&lt;span style="letter-spacing: 0.0px"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin: 0.0px 0.0px 0.0px 0.0px; font: 12.0px Arial"&gt;&lt;span style="letter-spacing: 0.0px"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;Les Actes des Apôtres témoignent ici du passage de simples groupes de disciples autour des prédicateurs-apôtres à de véritables Églises qui ont tout de suite besoin qu'on en prenne soin : l'Église, pour correspondre à sa vocation "d'élever des Chrétiens", a besoin de structures, d'organisation ! Notre lecture contredit ainsi une des idées reçues les plus tenaces sur les jeunes Églises : qu'elles n'auraient pas eu à porter le poids d'une institution, qu'elles se seraient passées de formalités et de procédures, de paperasse et de protocoles, etc. Tout faux ! Paul et Barnabas, à Derbé, à Lystre, à Iconium et à Antioche de Pisidie, instituent des ministères et des institutions au service des communautés afin que celles-ci répondent à l'exigence qu&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;b&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;'il faut toute une Église pour élever un Chrétien.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt; &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin: 0.0px 0.0px 0.0px 0.0px; font: 12.0px Arial; min-height: 14.0px"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;&lt;span style="letter-spacing: 0.0px"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin: 0.0px 0.0px 0.0px 0.0px; font: 12.0px Arial"&gt;&lt;span style="letter-spacing: 0.0px"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;Je vois trois "types d'institutions" dans ce texte : d'abord le &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;b&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;ministère de la prédication&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt; que Paul et Barnabas exercent eux-mêmes, en encourageant les disciples et en "leur demandent avec force de rester fidèles à la foi". Ensuite ce que j'appellerai le "&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;b&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;ministère de l'attention&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;" qui est celui des "anciens" qu'ils choisissent pour chaque Église afin qu'ils en prennent soin. Puis, l'institution au sein de laquelle la vie chrétienne trouve son abri solide et régulier : &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;b&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;l'assemblée des disciples&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt; qui est formée (ce que nous ignorons souvent) par &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;i&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;convocation&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt; ! Car ce sont Paul et Barnabas qui prennent soin de "réunir les membres de l'Église" pour qu'ils écoutent "tout ce que Dieu a fait". L'Église, du mot grec "ekklesia", c'est donc l'assemblée de celles et eux qui sont &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;i&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;convoqués&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;… ça nous donne peut-être déjà des idées pour renouveler l'invitation à nos cultes. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin: 0.0px 0.0px 0.0px 0.0px; font: 12.0px Arial; min-height: 14.0px"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;&lt;span style="letter-spacing: 0.0px"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin: 0.0px 0.0px 0.0px 0.0px; font: 12.0px Arial"&gt;&lt;span style="letter-spacing: 0.0px"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;Je vais rapidement relever quelques repères pour caractériser ces trois "institutions" qui sont indispensables afin que le quotidien d'une Église corresponde à sa vocation.  &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin: 0.0px 0.0px 0.0px 0.0px; font: 12.0px Arial"&gt;&lt;span style="letter-spacing: 0.0px"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;1 / Le &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;b&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;ministère de la prédication&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt; est à la fois destiné à l'&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;i&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;encouragement&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt; les disciples et en même temps au &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;i&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;découragement&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt; des habitudes trop humaines qui feraient de l'Église qu'une "activité" parmi d'autres, sinon ce qui vient en dernier sur nos listes de priorités. Vous connaissez sans doute ce "sentiment protestant" du dimanche matin, qui nous souffle : Ah ! Si je n'ai pas eu une bonne prédication, ma semaine ne commence pas bien…" (d'où un certain stress pour le prédicateur…). Mais il ne faut pas croire que la prédication serait uniquement là pour nous rassurer : même Paul et Barnabas prononcent des vérités inconfortables dans leurs Églises, du genre : « Nous devons traverser beaucoup de souffrances pour entrer dans le Royaume de Dieu. »&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin: 0.0px 0.0px 0.0px 0.0px; font: 12.0px Arial"&gt;&lt;span style="letter-spacing: 0.0px"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;Comme je le disais, le prédicateur connaît alors le trac, surtout quand il ou elle n'est pas pasteur ; car au moins, les pasteurs ont, par leur formation en théologie, une apparente compétence à compenser leur incompétence ! Il est donc important de recevoir la prédication comme un &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;i&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;essai de dire la foi aujourd'hui&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt; dont le prédicateur est aussi le premier auditeur, et non pas comme une conférence de philosophie religieuse. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin: 0.0px 0.0px 0.0px 0.0px; font: 12.0px Arial; min-height: 14.0px"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;&lt;span style="letter-spacing: 0.0px"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin: 0.0px 0.0px 0.0px 0.0px; font: 12.0px Arial"&gt;&lt;span style="letter-spacing: 0.0px"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;2 / Le "&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;b&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;ministère de l'attention&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;" est celui des "anciens", que Calvin appelait les "surveillants" et que nous préférons appeler le "Conseil presbytéral". Ses membres, tous ensemble, ont la charge de "prendre soin" de l'Église, et de veiller à ce que l'assemblée se rassemble sans s'enfermer. Le Conseil fera ainsi attention que personne ne soit privé ou ne se prive soi-même de la place qui lui est réservée et impartie une fois pour toutes, par le baptême, au sein de l'assemblée. Il veillera en particulier à ce que les portes du temple restent toujours symboliquement ouvertes, telles les "portes de la foi", à travers des manifestations accessibles à tout un chacun.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin: 0.0px 0.0px 0.0px 0.0px; font: 12.0px Arial; min-height: 14.0px"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;&lt;span style="letter-spacing: 0.0px"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin: 0.0px 0.0px 0.0px 0.0px; font: 12.0px Arial"&gt;&lt;span style="letter-spacing: 0.0px"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;3 / &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;b&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;L'assemblée des disciples &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;devient alors un irremplaçable abri pour la vie chrétienne : nul ne saurait vivre la foi sans lien aux autres qui sont convoqués avec nous pour "écouter tout ce que Dieu a fait". Sans lien, sans face-à-face avec d'autres auditeurs, le Chrétien aura tendance à s'enfermer dans des certitudes inattaquables et mortes ; mais nous avons au contraire besoin d'apprendre toujours à nouveau la pertinence de l'avenir de Dieu dans notre vie.  &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin: 0.0px 0.0px 0.0px 0.0px; font: 12.0px Arial; min-height: 14.0px"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;&lt;span style="letter-spacing: 0.0px"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin: 0.0px 0.0px 0.0px 0.0px; font: 12.0px Arial"&gt;&lt;span style="letter-spacing: 0.0px"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;Qu'est-ce qu'il faut donc pour élever un Chrétien ? Il faut en effet toute une Église, ce solide réseau de relations humaines, tel un filet de sécurité. Il faut un lieu (ou parfois plusieurs lieux différents) où le Chrétien se sente en communion, des "chez soi" avec d'autres ; il faut un prédicateur qui tend en confiance ce filet de sécurité de la Parole et un Conseil presbytéral qui veille à ce que le Chrétien apprenne à exprimer ses besoins - tout en lui montrant que la première idée spirituelle n'est pas toujours la meilleure ; que la discipline et la ténacité intellectuelle valent autant que l'enthousiasme et les Alléluias. Pour élever un Chrétien, il faut des prédications et des cultes qui l'assurent de l'amour de Dieu même s'il rate pas mal de coups, même s'il ne correspond pas toujours à "l'héritier" que Dieu veut faire de lui. Il faut des frères et des soeurs qui apportent un regard parfois décalé sur l'image de soi que le Chrétien se fait de soi-même ; il faut des amis chrétiens qui lui donnent un vis-à-vis et qui tiennent à lui dans la dispute comme dans la fête. Voici l'Église. Amen. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div&gt;&lt;span class="Apple-style-span"   style="font-family:Arial, serif;font-size:100%;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:12px;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/185381257529483193-7507720469363143896?l=rudipopp.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/185381257529483193/posts/default/7507720469363143896'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/185381257529483193/posts/default/7507720469363143896'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://rudipopp.blogspot.com/2010/05/il-faut-toute-une-eglise-pour-elever-un.html' title='Il faut toute une Église pour élever un Chrétien'/><author><name>Rudi Popp</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13491313393917323262</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-185381257529483193.post-1012769470449508854</id><published>2010-04-25T04:26:00.000-07:00</published><updated>2011-02-20T06:17:49.041-08:00</updated><title type='text'>La différence entre l'ambition et la réalité de l'Eglise</title><content type='html'>&lt;strong&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;Evangile selon Jean, 10, 23 à 30&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="letter-spacing: 0.00pt;"&gt;&lt;em&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;Jésus marchait dans le temple, sous le portique de Salomon. Les Juifs l'entourèrent ; ils lui disaient : Jusqu'à quand nous feras-tu languir ? Si c'est toi qui es le Christ, dis-le-nous ouvertement. Jésus leur répondit : Je vous l'ai dit, et vous ne croyez pas. Ce qui me rend témoignage, ce sont les œuvres que, moi, je fais au nom de mon Père. Mais si, vous, vous ne croyez pas, c'est parce que vous n'êtes pas de mes moutons. Mes moutons entendent ma voix. Moi, je les connais, et ils me suivent. Et moi, je leur donne la vie éternelle ; ils ne se perdront jamais, et personne ne les arrachera de ma main. Ce que mon Père m'a donné est plus grand que tout — et personne ne peut l'arracher de la main du Père. Moi et le Père, nous sommes un.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Chers amis,&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="letter-spacing: 0.00pt;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;nous avons donc un nouveau bébé à la maison. La petite Magdalena me rappelle d'abord tous les bouquins que nous avons achetés, au premier enfant, sur la bonne façon de manipuler un nouveau-né, sur les massages que l'on doit lui faire pour qu'elle développe ses réflexes et ses muscles, avec le mode d'emploi pour bien assécher le cordon ombilical etc. Le fait que j'y pense montre sans doute une sorte de mauvaise conscience : on se dit "cette fois-ci, je vais faire comme il faut, je respecterai toutes les consignes". Et j'imagine que vous aussi, vous en aviez pour tous les sujets, des livres du genre "Comment faire" : comment faire quand le bébé ne dort pas bien ; comment faire pour calmer les envies des frères et soeurs ; comment faire pour éviter des montagnes de couches de papier, par conviction écologique… nous, on a ainsi utilisé des couches en tissu pour notre premier enfant, qu'on stockait dans la salle de bain pour les laver, sécher, plier et ranger incessamment (vous imaginez l'odeur que l'on supportait encore quand on se brossait les dents… permettez-moi de dire : ça schlingue ! Qu'est-ce qu'on a été heureux d'arrêter cela).&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On s'intéresse aussi à toutes sortes de recettes pédagogiques. Quand j'étais père tout jeune, je suis allé à une espèce de séminaire de la mouvance anthroposophique (qui entretient les écoles Steiner-Waldorf) sur l'importance du bon jouet pour l'enfant. Une dame nous y expliquait que le début de la déchéance de l'homme, ce sont de toute évidence les Légo. Les Légos seraient diaboliques parce qu'ils ne permettent que la pensée linéaire ! C'est vrai que pour construire un mur rond ou un virage avec des Légo… faut le faire quand même. La dame nous recommandait alors de jeter les Légos et de laisser l'enfant jouer avec des branches naturelles, qui sont si tordues qu'aucune bribe de pensée linéaire ne permette de construire une tour (ou tout autre symbole de la "déchéance" de l'homme). Je dois vous avouer que j'ai essayé de jouer, avec Jonas, uniquement avec des branches tordues pendant un après-midi ; et puis nous les avons jetés et nous avons ressorti, sans mot dire, nos bons vieux Légos ! N'est-ce pas, la pensée linéaire, c'est tellement plus intéressant pour construire des choses...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="letter-spacing: 0.00pt;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;Nous avons ainsi tous fait l'expérience qu'il peut y avoir une différence énorme entre &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;strong&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;l'ambition d'une idée&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt; et &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;strong&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;la réalité de la vie&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;, différence qui permet en l'occurrence de se faire à l'idée qu'on ne fera jamais vraiment "comme il le faut", et que l'on élève le septième enfant avec beaucoup moins d'illusions que le premier (et qu'on a malheureusement plus d'énergie pour lire les bouquins du genre "Comment faire"…)&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="letter-spacing: 0.00pt;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;Aussi, il me semble que nous retrouvons une trace de cette expérience de l'écart entre volonté et actualité dans notre lecture de l'Évangile pour ce dimanche.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="letter-spacing: 0.00pt;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;Car l'évangéliste nous montre ici un Jésus beaucoup plus "dur" et, d'une certaine façon, plus "réaliste" que dans d'autres passages de l'Évangile. Jésus est ici à nouveau confronté à la question : comment faire pour croire que tu es le fils de l'avenir de Dieu, le messie ? Comment faire, Jésus, afin que ce que tu dis fasse sens pour la vie de tout un chacun ?&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="letter-spacing: 0.00pt;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;Cette question, l'évangéliste l'avait déjà traitée, dans l'entretien entre Jésus et Nicodème, au chapitre 3. Là-bas, Jésus explique très patiemment que l'on peut naître de nouveau, d'en haut, et que le vent de la nouvelle vie avec Dieu souffle où il veut : tu l'entends, mais tu ne sais pas d'où il vient ni où il va. Et Jean écrit alors la belle formule : "&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;em&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;Car Dieu a tant aimé le monde qu'il a donné son Fils unique, pour que quiconque met sa foi en lui ne se perde pas, mais ait la vie éternelle. Dieu n'a pas envoyé son Fils dans le monde pour juger le monde, mais pour que par lui le monde soit sauvé. Celui qui met sa foi en lui n'est pas jugé (…)".&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="letter-spacing: 0.00pt;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;Cette patience d'une grande ambition, cette volonté d'une nouvelle vie pour "quiconque" semblent quelque peu usées dans la réponse que Jésus donne à la même interrogation au chap. 10. Maintenant, suite à la question : Comment faire pour croire que tu es le fils de l'avenir de Dieu ?, Jésus répond assez sèchement : Je vous l'ai dit, et vous ne croyez pas. (…) Si, vous, vous ne croyez pas, c'est parce que vous n'êtes pas de mes moutons."&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="letter-spacing: 0.00pt;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;On dirait que Jésus aussi a fait l'expérience qu'il peut y avoir une différence énorme entre &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;strong&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;l'ambition d'une idée&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt; et &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;strong&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;la réalité de la vie&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt; ! Lui qui s'adresse à qui veut l'entendre semble avoir constaté qu'il n'est pas pour autant écouté et compris par tous.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="letter-spacing: 0.00pt;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;Est-ce que nous devons alors tout de suite conclure que Jésus prêche ici une sorte de doctrine de la prédestination, cette idée très humaine que l'Évangile n'est que "audible" pour quelques rares élus, et que la plupart n'y comprendront jamais rien ? Faut-il comprendre qu'il y a définitivement les "moutons dociles" d'un côté et les brebis galeuses de l'autre ? Qu'il n'y a rien à faire au salut des uns et à la "déchéance" des autres ? Je ne le crois pas.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="letter-spacing: 0.00pt;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;Mais je pense que l'Évangéliste Jean veut en effet évoquer l'écart entre l'ambition d'une idée et la réalité de la vie, entre l'appel et la réponse, entre le but et le chemin. L'évangéliste admet qu'il y a bien, dans la vie de l'Évangile que nous appelons &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;em&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;l'Église&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;, une différence entre ambition de l'idée et réalité de la vie.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="letter-spacing: 0.00pt;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;L'ambition, l'appel, la volonté de Dieu, c'est que "&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;em&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;quiconque met sa foi en lui ne se perde pas, mais ait la vie éternelle. Dieu n'a pas envoyé son Fils dans le monde pour juger le monde, mais pour que par lui le monde soit sauvé."&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="letter-spacing: 0.00pt;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;La réalité, la réponse, l'actualité, c'est que &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;em&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;on nous l'a dit maintes fois, et nous ne savons toujours pas vraiment ce que cette foi que Dieu veut mettre en nous signifie pour notre vie.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="letter-spacing: 0.00pt;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;Dans la suite de la réponse de Jésus, nous pouvons pourtant trouver une consolation pour notre lenteur de croire : Jean nous propose de laisser échapper à notre connaissance la raison pour cette différence entre l'ambition d'une idée et la réalité de la vie, entre l'appel et la repose, entre le but et le chemin : nous ne sommes ni en mesure de la faire disparaître ni de l'expliquer.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="letter-spacing: 0.00pt;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;Pour la vie en Église, cela doit avoir des conséquences décisives : Nous ne devons pas confondre l'appel et la réponse, la volonté et l'actualité, le but et le chemin. Ceux qui s’imaginent que le but doit être identique au chemin vivent la foi en dehors de la réalité humaine : dans l'Église, contrairement à la philosophie, le chemin n'est pas le but, et le but n'est pas le chemin. Il ne suffit pas d'affirmer et de "démontrer" la foi une fois pour toutes, de la marquer dans de gros bouquins du genre "Comment faire pour croire…", et tout le monde doit infailliblement y trouver son compte. La foi de Dieu telle que Jésus l'enseigne, c'est une foi qui ne recule pas devant l'épreuve de la réalité de la vie qui est constamment en évolution. Au contraire, par la foi - et je dirais : par la foi seulement ! - Dieu s'expose à notre réflexion, à nos questions, à notre réalité, à notre besoin de comprendre.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="letter-spacing: 0.00pt;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;Dans l'Église, nous pouvons alors faire part de nos questions, nous ne devons pas les taire. Car seulement par l'écoute toujours renouvelée de l'ambition de Dieu, de sa volonté vécue par Jésus, il maintient sa promesse qui nous permet de vivre vers un avenir avec Dieu : "Mes moutons entendent ma voix. Moi, je les connais, et ils me suivent. Et moi, je leur donne la vie éternelle ; ils ne se perdront jamais, et personne ne les arrachera de ma main." Amen.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/185381257529483193-1012769470449508854?l=rudipopp.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/185381257529483193/posts/default/1012769470449508854'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/185381257529483193/posts/default/1012769470449508854'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://rudipopp.blogspot.com/2010/04/la-difference-entre-l-et-la-realite-de.html' title='La différence entre l&amp;#39;ambition et la réalité de l&amp;#39;Eglise'/><author><name>Rudi Popp</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13491313393917323262</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-185381257529483193.post-3387429253132028371</id><published>2010-04-04T01:15:00.000-07:00</published><updated>2011-02-20T06:18:07.887-08:00</updated><title type='text'>Sept étapes sur le chemin de reconnaissance du Christ</title><content type='html'>&lt;em&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;Fête de Pâques&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;strong&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;Lecture biblique : Évangile selon Luc 24.13-35&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;em&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;(Après les événements à la tombe de Jésus,) deux d'entre les disciples se rendaient à un village du nom d'Emmaüs, à soixante stades de Jérusalem, et ils s'entretenaient de tout ce qui s'était passé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pendant qu'ils s'entretenaient et débattaient, Jésus lui-même s'approcha et fit route avec eux. Mais leurs yeux étaient empêchés de le reconnaître.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il leur dit : quels sont ces propos que vous échangez en marchant ?&lt;br /&gt;Ils s'arrêtèrent, l'air sombre.&lt;br /&gt;L'un d'eux, nommé Cléopas, lui répondit : Es-tu le seul qui, tout en séjournant à Jérusalem, ne sache pas ce qui s'y est produit ces jours-ci ?— Quoi ? leur dit-il.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ils lui répondirent : Ce qui concerne Jésus le Nazaréen, qui était un prophète puissant en œuvre et en parole devant Dieu et devant tout le peuple, comment nos grands prêtres et nos chefs l'ont livré pour qu'il soit condamné à mort et l'ont crucifié. Nous espérions que ce serait lui qui apporterait la rédemption à Israël, mais avec tout cela, c'est aujourd'hui le troisième jour depuis que ces événements se sont produits. Il est vrai que quelques femmes d'entre nous nous ont stupéfiés ; elles se sont rendues de bon matin au tombeau et, n'ayant pas trouvé son corps, elles sont venues dire qu'elles avaient eu une vision d'anges qui le disaient vivant. Quelques-uns de ceux qui étaient avec nous sont allés au tombeau, et ils ont trouvé les choses tout comme les femmes l'avaient dit ; mais lui, ils ne l'ont pas vu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors il leur dit : Que vous êtes stupides ! Comme votre cœur est lent à croire tout ce qu'ont dit les prophètes ! Le Christ ne devait-il pas souffrir de la sorte pour entrer dans sa gloire ?&lt;br /&gt;Et, commençant par Moïse et par tous les Prophètes, il leur fit l'interprétation de ce qui, dans toutes les Ecritures, le concernait.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Lorsqu'ils approchèrent du village où ils allaient, il parut vouloir aller plus loin. Mais ils le pressèrent, en disant : Reste avec nous, car le soir approche, le jour est déjà sur son déclin.&lt;br /&gt;Il entra, pour demeurer avec eux. Une fois installé à table avec eux, il prit le pain et prononça la bénédiction ; puis il le rompit et le leur donna. Alors leurs yeux s'ouvrirent et ils le reconnurent ; mais il disparut de devant eux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et ils se dirent l'un à l'autre : Notre cœur ne brûlait-il pas en nous, lorsqu'il nous parlait en chemin et nous ouvrait le sens des Ecritures ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ils se levèrent à ce moment même, retournèrent à Jérusalem et trouvèrent assemblés les Onze et ceux qui étaient avec eux, qui leur dirent : Le Seigneur s'est réellement réveillé, et il est apparu à Simon ! Ils racontèrent ce qui leur était arrivé en chemin, et comment il s'était fait reconnaître d'eux en rompant le pain.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;&lt;br /&gt;Chers amis,&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai entendu l'histoire d'un homme qui s'appelait Henry Comstock. Ce Henry était chercheur d'or, à l'époque de la fameuse "ruée vers l'or", au milieu du 19e siècle dans l'ouest des États-Unis. Henry rêvait de trouver sa propre mine.&lt;br /&gt;Et en effet, en cherchant sans relâche, il trouvait une petite mine ; il délimitait alors son territoire et commençait à creuser jusqu'à ce qu'il tombait sur un modeste gisement du précieux minerai. Mais il savait qu'il devait y être davantage.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il continuait à creuser et à forer le puits de mine, dans la ferme conviction qu'un jour il allait tomber sur la veine principale.&lt;br /&gt;Les jours et les semaines et les mois et les années passaient, et Henry continuait jusqu'au jour où quelqu'un lui proposait 11.000 dollars pour sa mine.&lt;br /&gt;À l'époque, c'était beaucoup d'argent. Henry se disait : C'est ça, l'or que j'attendais !&lt;br /&gt;Et il vendait sa mine. Or, la personne qui lui avait acheté la mine creusait juste un tout petit plus profondément - et tombait sur la veine principale de l'or. Quelques années plus tard, l'ex-mine d'Henry Comstock avait produit 340 millions de dollars.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je vous avoue que cette histoire me parle déjà parce que j'admire la patience d'un chercheur d'or qui devait tenir tant d'années… Dans notre culture, une telle attente semble encore plus invraisemblable. De nos jours, c'est plutôt la ruée vers le "tout, tout de suite", me semble-t-il.&lt;br /&gt;Les files d’attente, les étapes franchies pas à pas… ce n'est plus au goût du jour. Nous connaissons les réactions du genre "C’est pour aujourd’hui ou pour demain?" ; "C’est oui ou c’est non?" ; "Soit tu le fais bien, soit tu ne le fais pas".&lt;br /&gt;Il faut que ça bouge, que ça vienne tout de suite. Sans quoi les portes claquent et on va chercher mieux ailleurs : un interlocuteur plus compétent, un poste plus qualifié, un partenaire de vie plus prévenant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est une des grandes pathologies actuelles, nous expliquent les psychologues : l’exigence de plaisir immédiat. Ils disent -comme toujours en psychanalyse- que c'est peut-être un problème d'enfance : quand les parents satisfont systématiquement les désirs de l’enfant, il grandit dans l’idée que le monde va lui obéir. Le jour où, adulte, il rencontre son premier obstacle, c’est le drame.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et puis, cette exigence de "tout, tout de suite" peut même exprimer la crainte d’un "plus jamais rien". On brasse l’air pour se donner un instant l’illusion d’avoir comblé un manque existentiel. Puisque l’attente laisse place au vide, il faut le remplir, et vite. Prouver que l’on est le meilleur, par ses possessions, par ses réalisations. Mais quand toutes ces sensations s’en vont, c’est la vie qui s’en va aussi. Vouloir toujours tout tout de suite, c’est vouloir plus de vie, comme un antidote à la mort...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En lisant notre texte de l'évangéliste Luc, je suis surpris de découvrir à quel point cette "intolérance à la durée" était déjà présente dans les rangs des premiers disciples de Jésus. Car honnêtement : l'attitude des deux amis qui repartent vers Emmaüs après avoir entendu les premiers témoins de la Résurrection semble aussi relever de cette impatience d'un "tout, tout de suite". Ils disent que Jésus le Nazaréen était un prophète puissant, duquel ils avaient espéré qu'il apporterait au moins la "rédemption", sinon la solution à tous les problèmes, la réponse à toutes les questions. Mais visiblement, ça n'a pas marché… Il reste juste quelques folles dames qui se sont rendues de bon matin au tombeau et, n'ayant pas trouvé son corps, elles sont venues dire qu'elles avaient eu une vision d'anges qui le disaient vivant ! Ridicule...&lt;br /&gt;Alors, c'est le retour à la case départ ; car on n'a pas de temps à perdre, c'est oui ou c’est non : la religion aussi, soit tu le fais bien, soit tu ne le fais pas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je suis encore plus surpris de découvrir l'actualité d'une telle intolérance à la durée, dans notre spiritualité et dans notre Église d'aujourd'hui. Combien de fois nous y rencontrons des réactions du genre "Alors, la foi, c’est pour aujourd’hui ou pour demain?" ; "C’est oui ou c’est non ?" ; "La spiritualité, soit tu le fais bien, soit tu ne le fais pas". Quand je pense que l'Église réformée de France envoie aujourd'hui des missionnaires dans nos contrées pour qu'ils "produisent des résultats"… en trois ans ! On croirait que nous avons à nouveau besoin d'apprendre que &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;em&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;croire a besoin de temps&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;, que la reconnaissance du Ressuscité s'inscrit dans une durée dont nous ne maîtrisons ni le début ni la fin.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Notre lecture nous propose alors une leçon essentielle de la vie chrétienne : l'immédiateté n'est pas un bon moyen d'ajustement pour la foi. Le 'Je veux tout - tout de suite' ne marche pas avec Jésus. Le texte nous précise ainsi quelques conditions de la reconnaissance du Christ, en montrant comment les deux disciples ont appris le sens de la vie du Ressucité. Ainsi, nous pourrons peut-être apprendre à ajuster toujours à nouveau notre recherche de foi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y a un verbe autour duquel cette histoire des deux disciples qui repartent à Emmaüs est construite : c'est le verbe grec traduit par &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;em&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;reconnaître&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;, qui signifie aussi &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;em&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;savoir, percevoir, comprendre, apprendre &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;et qui nous renvoie au domaine de la connaissance, de la reconnaissance et de la conscience. En effet, tout le suspense du récit dépend de ce que savaient les disciples et de ce qu'ils reconnaissent au fur et à mesure de la rencontre avec l'homme qui les rejoint.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sur leur chemin de la "reconnaissance", je compte au moins sept étapes :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;em&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;1. Prendre le temps et de la distance&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;On peut comprendre que les deux disciples, trois jours après la fin cruelle de leur héros politico-religieux, aient besoin de prendre du temps et de mettre une bonne distance entre leur vécu immédiat et le lieu où il va falloir redémarrer une nouvelle vie, une nouvelle espérance.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;em&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;2. Le fait de pouvoir parler de ce qu'on a vécu&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;Le chemin d'Emmaüs, c'est précisément l'endroit où un inconnu leur permet alors de parler de ce qu'ils ont vécu, de formuler leurs attentes et leurs espoirs déçus, afin qu'ils apprennent aussi à s'écouter eux-mêmes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;em&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;3. La capacité de prendre en compte une perspective différente&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;On ne peut pas dire que l'inconnu est tendre avec les deux disciples. Je dirai même qu'il leur remonte passablement les bretelles en leur tirant un peu les oreilles ! Sur le chemin de la reconnaissance du Christ, il y a bien une étape où l'on doit pouvoir écouter une opinion opposée sur ce qu'on vit et sur ce qu'on croit croire, même une opinion qui est brutalement présentée ("Que vous êtes stupides…").&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;em&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;4. L'étude des Écritures&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;On ne fait surtout pas l'impasse d'un travail avec le Livre sur le chemin de la reconnaissance du Christ. Sans l'étude constante, régulière et éclairée des Écritures (et on parle bien sûr de la Bible hébraïque ici !), croire est une entreprise trop humaine qui se rapproche de "trucs" qu'on "présume", qu'on "s’imagine" et qu'on "suppose". L'inconnu montre bien comment la lecture de la Bible met heureusement en doute ce que nous "croyons croire une fois pour toutes".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;em&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;5. L'ouverture d'esprit&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;Les disciples répondent à cette douche froide-chaude par une invitation : Reste avec nous ! Ils montrent leur volonté de persévérer dans le questionnement une fois ouvert, de ne pas lâcher le morceau et de battre le fer tant qu'il est chaud.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;em&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;6. La clairvoyance&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;Mais ils gardent les pieds sur terre : ils analysent aussi leur situation (et celle de l'inconnu), ils voient que le soir approche, le jour est déjà sur son déclin. Les débats de religion ne dispensent pas de prendre en charge les autres réalités de la vie humaine.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;em&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;7. Un cadre pour se connaître autrement que par les mots&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;C'est autour de la table que finalement le chemin de reconnaissance du Christ s'achève. On n'est pas obligé à y voir forcément un accent eucharistique, comme si toute la vie chrétienne dépendait au bout du compte du "sacrement". Il me semble plutôt que Luc nous invite ici à nous connaître, et à reconnaître le Christ autrement que par les seuls mots ; il nous invite à la reconnaissance en gestes. La Parole, ce n'est pas seulement du discours, ce sont aussi des actes et des signes, des gestes aussi simples que le partage du pain.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vous vous dites peut-être : qu'est-ce que ces disciples manquent d'intelligence et sont lents à comprendre ! Mais je trouve que ça nous fait plutôt du bien : nous n'avons pas à être plus rapides qu'eux sur le chemin de la reconnaissance du Christ. Nous pouvons même découvrir une certaine lenteur spirituelle, qui fait du bien à notre époque où partout les secondes sont comptées. Dans ce parcours de conditions de la reconnaissance, aucune étape n'est inutile, chaque étape est nécessaire et contribue à la reconnaissance qui comble les disciples de joie, à la fin. Le récit ne nous autorise surtout pas à imaginer que Jésus les rattrape au départ en disant : Donnez-moi un bout de pain ! Voilà, c'est rompu, vous me reconnaissez maintenant ? ...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sur notre chemin d'Emmaüs, nous devrions sans doute aussi accepter ces conditions de la reconnaissance du Christ pour voir notre vie dans la lumière du ressuscité :&lt;br /&gt;- prendre du temps et mettre une bonne distance entre notre vécu immédiat et le lieu où l'on va pouvoir, toujours à nouveau, redémarrer une nouvelle vie ;&lt;br /&gt;- trouver un lieu où l'on peut parler de ce qu'on a vécu, pour formuler nos attentes et nos espoirs déçus ;&lt;br /&gt;- prendre en compte une perspective différente, même s'il s'agit d'écouter une opinion opposée sur ce qu'on vit et sur ce qu'on croit croire ;&lt;br /&gt;- trouver une place pour l'étude constante, régulière et éclairée des Écritures qui permet à la Bible de mettre heureusement en doute ce que nous "croyons croire une fois pour toutes" ;&lt;br /&gt;- garder l'esprit ouvert pour persévérer dans le questionnement, pour ne pas lâcher le morceau et pour battre le fer tant qu'il est chaud ;&lt;br /&gt;- ne pas oublier les autres réalités de la vie humaine ;&lt;br /&gt;- et puis nous connaître, et reconnaître le Christ autrement que par les seuls mots, mais aussi à travers des actes, des signes, des gestes aussi simples que le partage du pain.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Heureusement, nous pouvons reprendre les étapes de ce chemin aussi souvent que nous en avons besoin. Car pour reconnaître, il faut déjà avoir entendu ; comme nos enfants ont besoin d'entendre les choses les plus banales et les choses les plus sérieuses maintes fois, afin qu'un jour, ils puissent s'en souvenir, nous pouvons nous laisser le temps pour la reconnaissance de la foi. Cette nouvelle foi en Christ qui ne sera alors plus une simple "conviction religieuse", devient la construction patiente d'une conscience, d'une passion pour la vie : une passion, c'est quand j'aime ma vie parce que je la comprends, parce qu'elle me signifie quelque chose, parce qu'elle me fait participer à quelque chose. Cette passion de la foi découverte dans la durée me fait célébrer ma vie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comme la recherche d'or d'Henry Comstock nécessitait qu'il creuse juste un petit plus profondément, notre recherche de foi a toujours besoin de plus de temps. Il est alors normal que la foi ne change pas forcément votre vie d'un seul coup ; mais elle change sûrement et lentement la conscience que vous en avez. Amen.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/185381257529483193-3387429253132028371?l=rudipopp.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/185381257529483193/posts/default/3387429253132028371'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/185381257529483193/posts/default/3387429253132028371'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://rudipopp.blogspot.com/2010/04/sept-etapes-sur-le-chemin-de.html' title='Sept étapes sur le chemin de reconnaissance du Christ'/><author><name>Rudi Popp</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13491313393917323262</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-185381257529483193.post-3127266973384252600</id><published>2010-03-14T00:49:00.000-08:00</published><updated>2011-02-20T06:18:23.554-08:00</updated><title type='text'>Un type normal</title><content type='html'>&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;Culte au temple Reims avec participation de la Maîtrise de la Cathédrale&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;strong&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;Lecture de l'Evangile de Luc, chap. 15, vv. 1-3 et 11-32.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;em&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;Tous les collecteurs des taxes et les pécheurs s'approchaient de lui pour l'entendre. Les pharisiens et les scribes maugréaient : Il accueille des pécheurs et il mange avec eux ! Mais il leur dit cette parabole : (…)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un homme avait deux fils. Le plus jeune dit à son père : « Père, donne-moi la part de fortune qui doit me revenir. » Le père partagea son bien entre eux. Peu de jours après, le plus jeune fils convertit en argent tout ce qu'il avait et partit pour un pays lointain où il dilapida sa fortune en vivant dans la débauche. Lorsqu'il eut tout dépensé, une grande famine survint dans ce pays, et il commença à manquer de tout. Il se mit au service d'un des citoyens de ce pays, qui l'envoya dans ses champs pour y faire paître les cochons. Il aurait bien désiré se rassasier des caroubes que mangeaient les cochons, mais personne ne lui en donnait. Rentré en lui-même, il se dit : « Combien d'employés, chez mon père, ont du pain de reste, alors que moi, ici, je meurs de faim ? Je vais partir, j'irai chez mon père et je lui dirai : “Père, j'ai péché contre le ciel et envers toi ; je ne suis plus digne d'être appelé ton fils ; traite-moi comme l'un de tes employés. » Il partit pour rentrer chez son père. Comme il était encore loin, son père le vit et fut ému ; il courut se jeter à son cou et l'embrassa. Le fils lui dit : « Père, j'ai péché contre le ciel et envers toi, je ne suis plus digne d'être appelé ton fils. » Mais le père dit à ses esclaves : « Apportez vite la plus belle robe et mettez-la-lui ; mettez-lui une bague au doigt et des sandales aux pieds. Amenez le veau engraissé et abattez-le. Mangeons, faisons la fête, car mon fils que voici était mort, et il a repris vie ; il était perdu, et il a été retrouvé ! » Et ils commencèrent à faire la fête.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Or le fils aîné était aux champs. Lorsqu'il revint et s'approcha de la maison, il entendit de la musique et des danses. Il appela un des serviteurs pour lui demander ce qui se passait. Ce dernier lui dit : « Ton frère est de retour, et parce qu'il lui a été rendu en bonne santé, ton père a abattu le veau engraissé. » Mais il se mit en colère ; il ne voulait pas entrer. Son père sortit le supplier. Alors il répondit à son père : « Il y a tant d'années que je travaille pour toi comme un esclave, jamais je n'ai désobéi à tes commandements, et jamais tu ne m'as donné un chevreau pour que je fasse la fête avec mes amis ! Mais quand ton fils que voici est arrivé, lui qui a dévoré ton bien avec des prostituées, pour lui tu as abattu le veau engraissé ! » Le père lui dit : « Toi, mon enfant, tu es toujours avec moi, et tout ce qui est à moi est à toi ; mais il fallait bien faire la fête et se réjouir, car ton frère que voici était mort, et il a repris vie ; il était perdu, et il a été retrouvé ! »&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;&lt;br /&gt;Chers amis,&lt;br /&gt;vous avez sans doute maintes fois expérimenté la situation la plus décisive pour l'expression de votre personnalité : le choix de votre sonnerie de téléphone portable. Car pour montrer quel type d'individu vous êtes, votre sonnerie de portable remplace une présentation complète. Le pire, évidemment, c'est quand ça sonne dans le bus, où tout le monde comprend alors tout de suite qui vous êtes… ou même ici au temple ou à l'Église !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tenez par exemple celle-là : &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;em&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;(sonnerie techno) &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;C'est à l'évidence la sonnerie d'un fan d'informatique, blindé de tous les sons électroniques. Ou bien celle-là : &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;em&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;(sonnerie percussion)&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt; Quand un téléphone sonne ainsi, vous savez que vous êtes en face d'un danseur à claquettes au moins mental, un type &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;em&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;qui vit le rythme&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;.&lt;br /&gt;Vous voulez peut-être savoir quelle est la mienne là-dedans? Et bien, la voici : &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;em&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;(sonnerie téléphone rétro)&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;. Qu'est-ce que ça vous dit sur ma personnalité cachée? Peut-être que je préfère justement la cacher… ou bien, que je suis plutôt &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;strong&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;un type normal&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un type normal, c'est probablement ce profil que personne ne souhaite au plus profond de lui-même pour désigner sa propre individualité. Car notre vie se singularise par quelque chose qui nous est particulier, une histoire, un talent, un bien… même si nous voulons quand même instinctivement, avec notre particularité, appartenir à la classe des gens "normaux", à ce que certains se plaisent à appeler "le corps français traditionnel"...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vous savez donc qu'il n'est pas facile d'être un type normal dans notre société, avide de signes distinctifs, d'histoires un peu scandaleuses (ou même vraiment scandaleuses), de grosses bagnoles pour montrer qui on est, etc.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'imagine alors que vous êtes, en lisant la "parabole du fils prodigue", fasciné par la personnalité de ce garçon qui aurait sans doute choisi une sonnerie de portable hard rock (s'il y avait eu des portables à son époque, et du hard rock) : un type qui sort du sort des communs, qui n'est pas du commun des mortels, un Monsieur Pas-comme-tout-le-monde… l'histoire anormale du fils prodigue a en effet tout pour fasciner : le courage de la révolte, l'argent qui coule à flots, les hobbies un peu croustilleux, la chute spectaculaire, le prince des dollars déchu qui fait paître des cochons, la repentance qui aurait mérité un direct à la télé, le retour et l'accueil sans condition par le père.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Or, le type normal que je suis avec ma sonnerie de portable banale, je vous avoue que ce fils prodigue me sort un peu par les oreilles. Je me demande : suis-je vraiment obligé à m'identifier avec ce type baroque ? Ou est-ce que ce n'est pas plutôt son frère, celui qui reste avec son père pour travailler, que j'admire ? Ne vaut-il alors pas l'essai de raconter cette histoire dans la perspective du frère aîné ? La perspective donc d'un type "normal" ?&lt;br /&gt;Car certes, Dieu se réjouit quand les pécheurs reviennent vers lui ; mais pour les autres, c'est tout aussi compliqué.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La parabole des deux frères (comme il faudrait l'appeler plus judicieusement) ne tait pas l'histoire du frère aîné, contrairement à ce que nous en retenons habituellement. L'histoire du frère aîné est en effet celle d'un type normal (qui aurait peut-être choisi une sonnerie de portable semblable à la mienne). Et ce type normal correspond, d'une certaine façon, à la spiritualité protestante telle qu'elle ressort de la Réforme : pas de grandes façons, pas d'accélérations dramatiques dans la vie spirituelle ou dans l'année ecclésiastique, pas de mises en scène de la vie chrétienne, bref : pas de chichi. Du travail pendant six jours, du repos le septième ; et pendant cette vie normale, une lecture biblique 'durable', qui inscrit tous les évènements heureux et malheureux de la vie humaine dans la durée de Dieu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette normalité protestante a sans doute contribué à un certain "ennui" spirituel, que les mouvements évangélique et charismatique ont su contrebalancer par l'insistance sur les histoires de conversion, comme celle du fils prodigue, qui mettent en doute toute "normalité chrétienne". Une des raisons pourquoi je ne me suis pas maintenu dans une Église évangélique est probablement le fait que je suis un type beaucoup trop "normal" en ce sens.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais revenons au fils aîné. Il voit son frère partir avec la part d'héritage qui lui revenait, ce qui n'est pas encore anormal (puisque le droit prévoyait simplement que le plus jeune laissait la place à l'aîné). Lui assume donc sa part d'héritage, comme son frère assume la sienne, mais dans une situation plus fragile. Par la façon dont il parlera de son frère (il l'appelle, devant leur père, "ton fils" !), on peut pourtant supposer que les deux frères ne se sont pas séparés en larmes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais au moins, le fils aîné aime-t-il ce qu'il fait, en travaillant dans l'entreprise paternelle qui devient ainsi la sienne ? Nous ne l'apprenons qu'à demi-mot. Car au retour de son frère, en revenant de son "travail aux champs", la musique et les danses ne semblent pas réjouir l'aîné. Au lieu de rejoindre illico la fête pour manger et danser, il s'énerve au sujet du veau qui est en train d'être mangé. Est-il radin, ou chipoteur, ou un type qui coupe tous les cheveux en quatre ? Ou est-il simplement fatigué du travail ? Il refuse en tous cas de participer à une fête qui doit lui paraître comme la suite du gaspillage qu'il reproche à son frère, qui "gaspille" maintenant aussi le fruit du travail de celui qui est resté avec le père.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est justement là que la rencontre décisive avec le père intervient. Le moment où tous les non-dits de longues années de vie commune sans union d'esprit vont enfin sortir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;em&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;Son père sort de la fête pour le supplier (!). Alors le frère aîné répond à son père: "Il y a tant d'années que je travaille pour toi comme un esclave, jamais je n'ai désobéi à tes commandements, et jamais tu ne m'as donné un chevreau pour que je fasse la fête avec mes amis! Mais quand ton fils que voici est arrivé, lui qui a dévoré ton bien avec des prostituées, pour lui tu as abattu le veau engraissé !"&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Oulà ! C'est ce qu'on appelle "avoir une explication". La fête pour le retour du frère gaspilleur a enfin permis à notre "type normal" de se rendre compte de ses propres rêves, et de les dire à son père. Le manque de confiance dans ce que fait le père révèle le manque de communication qui date visiblement d'un temps étendu.&lt;br /&gt;Le père et le fils aîné n'ont pas su maintenir une conversation sur leurs désirs les plus profonds: celle du père de voir revenir son fils cadet; celle du fils aîné de vivre en liberté, et de profiter de la vie de temps en temps. -&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je retiens déjà de cette rencontre avec le fils aîné le besoin de revoir une des idées reçues des plus indéracinables sur la vie chrétienne : l'idée que la spiritualité nous jette forcément dans un combat aussi mouvementé que celui du fils prodigue.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'apprends qu'il y a une vie chrétienne d'un type "normal", une vie sans grandes façons, sans grandes accélérations spirituelles, une vie religieuse sans mise en scène. Une vie aussi sans "conversion" du type éblouissant, mais qui a besoin d'une conversion et une conversation avec le Père dans la durée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'apprends que dans l'Église et entre les églises, les différents types de vie chrétienne doivent continuellement chercher la réconciliation, sans vouloir établir des hiérarchies trop humaines entre les "vies extraordinaires" et les vies plus "ordinaires".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'apprends aussi que cette vie spirituelle d'un type normal souffre souvent d'un manque de communication sur ce qui pourtant doit être à son origine : « Toi, mon enfant, tu es toujours avec moi, et tout ce qui est à moi est à toi. »&lt;br /&gt;Et je comprends ainsi que dans cette vie chrétienne d'un type normal, la durée ne se vit réellement que par la recherche permanente de dire ce dont on rêve, de dire en vérité &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;ce à quoi on aspire dans la foi&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;. Cette recherche de dialogue me protège alors des fausses silences et d'une normalité qui étouffe, car seulement à travers une conversation durable avec le père et avec les frères et sœurs, le type normal que je suis arrive à supporter, sinon à surmonter sa normalité. Amen.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/185381257529483193-3127266973384252600?l=rudipopp.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/185381257529483193/posts/default/3127266973384252600'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/185381257529483193/posts/default/3127266973384252600'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://rudipopp.blogspot.com/2010/03/un-type-normal.html' title='Un type normal'/><author><name>Rudi Popp</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13491313393917323262</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-185381257529483193.post-5609592515139112</id><published>2010-03-07T01:38:00.000-08:00</published><updated>2011-02-20T06:18:40.315-08:00</updated><title type='text'>Décision Eglise</title><content type='html'>&lt;span style=" letter-spacing: 0.00pt;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;Assemblée générale 2010 de l'Eglise réformée d'Epernay-Reims&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;strong&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;Luc 13, 1 à 5&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;em&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;En ce temps-là, quelques personnes vinrent raconter (à Jésus) ce qui était arrivé à des Galiléens dont Pilate avait mêlé le sang à celui de leurs sacrifices. Il leur répondit : Pensez-vous que ces Galiléens aient été de plus grands pécheurs que tous les autres Galiléens, parce qu'ils ont souffert de la sorte ? Non, je vous le dis. Mais si vous ne changez pas radicalement, vous disparaîtrez tous de même. Ou encore, ces dix-huit sur qui est tombée la tour de Siloam et qu'elle a tués, pensez-vous qu'ils aient été plus coupables que tous les autres habitants de Jérusalem ? Non, je vous le dis. Mais si vous ne changez pas radicalement, vous disparaîtrez tous pareillement.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="letter-spacing: 0.00pt;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;Il y a une vieille histoire qui se raconte parmi les chasseurs de singes en Afrique. (C'est à la fois une sorte de mode d'emploi pour capturer vivant un singe et une leçon pour la vie humaine.) Pour capturer vivant un singe, le chasseur prend un sac et une grosse pierre ronde comme un oeuf. Il s'approche d'un groupe de singes et cache la pierre, devant les yeux curieux des singes, dans un trou d'arbre qui fait à peu près 6 cm. Ensuite, le chasseur s’écarte. Les singes vont tout de suite venir découvrir ce "secret" du trou d'arbre. Un singe va mettre sa main dans le trou, prendre la grosse pierre dans sa patte, et essayer de la retirer. Seulement, il ne peut pas retirer la patte avec la pierre dedans, car le trou est trop petit. Mais comme le singe ne saura pas non plus &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;em&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;se décider&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt; à laisser tomber sa proie, il restera coincé avec sa patte dans le trou d'arbre, et le chasseur pourra tranquillement mettre le singe dans le sac pour le capturer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je ne sais pas si vous avez déjà chassé des singes de la sorte, mais je comprends surtout que dans cette histoire, c'est la leçon de vie que le singe nous donne qui importe. Je me demande même si Jésus ne pensait pas à ce genre de "singeries" très humaines quand il parle, selon notre lecture, du besoin d'un &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;em&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;changement radical &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;dans notre vie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est une situation assez rare dans l'Évangile que voici : Jésus commente deux faits divers de l'actualité de son époque - on dirait qu'il est (comme chacun de nous devant le journal télévisé) contraint à réagir face aux drames et catastrophes qui interrogent les "spectateurs". Même si les historiens n'ont pas d'autres nouvelles de ces deux faits divers, il semblerait que d'une part quelques Galiléens ont été massacrés par les Romains quand ils offraient des sacrifices au temple, et d'autre part dix-huit personnes ont été tuées par l'écroulement d'une partie de l'enceinte de Jérusalem. La réaction populaire - et ça n'a pas changé du tout jusqu'à nos jours ! - est de s'écrier : &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;em&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;Mais qu'est-ce qu'ils ont fait pour que cela leur arrive ? &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;Sous-entendu : &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;em&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;Si un tel malheur leur arrive, il y a d'abord un auteur &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;(Dieu) &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;em&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;et puis il doit y avoir un acte de justice&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt; (les victimes étaient en vérité des coupables). Ainsi, nous arrivons à notre discours pseudo-religieux habituel, trempé de la théologie de la rétribution : &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;em&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;S'il n'y avait pas eu un péché quelque part, Dieu n'aurait pas puni les gens de la sorte… quel horrible monstre, ce Dieu !&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt; (etc. etc.) Nous avons encore entendu ce genre de réflexions après le séisme à Haïti.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jésus nous répond assez sèchement : Non ! Il ne dit pas seulement : Peut-être pas tout à fait quand même… il dit : La où vous sous-entendez déjà dans la question un "oui", je vous dis clairement "non". Notre réflexion du genre "Dieu rétribue les bons et punit les méchants" est une caricature, un leurre grossier, bref : une singerie…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comme si nous ne pouvions pas lâcher la grosse pierre de notre façon de comprimer un petit dieu tyrannique dans nos schémas d'explication du monde, Jésus nous dit : si vous ne changez pas radicalement, vous disparaîtrez… vous perdrez la vie avec le Dieu qui s'est décidé &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;em&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;pour vous&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt; une fois pour toutes. Ou bien : si vous ne vous décidez pas de lâcher la pierre de vos concepts fabriqués sur Dieu, vous vous retrouverez dans le sac du grand chasseur d'âmes ! C'est aussi cela que notre thème du Carême ("Maigrir spirituellement") veut dire : il faut constamment &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;em&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;cesser de croire&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt; en ce Dieu que nous avons autrefois imaginé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le changement radical que Jésus nous réclame ne nous prend pas dans notre sommeil, y compris spirituel. Ce changement permanent relève de notre décision, dit Jésus. Ce changement a donc besoin d'un éclairage durable et éprouvé. Pour nous, ce changement a un lieu, une place dans notre vie : c'est l'Eglise, notre assemblée avec les cultes, les réunions de groupes, la catéchèse pour toute la vie. Décidons-nous donc de &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;em&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;donner une place&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt; à l'Eglise dans notre vie ! Car seulement ainsi l'Eglise sera ce lieu où le changement radical dont parle Jésus &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;em&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;prend effectivement place&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt; dans notre quotidien, à travers la formation spirituelle et biblique ouverte à tous. L'Eglise n'est pas un lieu pour regarder d'en haut les autres que soi-disant "Dieu punira", mais elle est un lieu pour réhausser notre changement personnel permanent, pour lâcher les pierres qui nous empêchent de vivre en paix avec Dieu, avec nous-mêmes et avec les autres. AMEN.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/185381257529483193-5609592515139112?l=rudipopp.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/185381257529483193/posts/default/5609592515139112'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/185381257529483193/posts/default/5609592515139112'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://rudipopp.blogspot.com/2010/03/decision-eglise.html' title='Décision Eglise'/><author><name>Rudi Popp</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13491313393917323262</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-185381257529483193.post-7253477861677557031</id><published>2010-02-21T01:54:00.000-08:00</published><updated>2011-02-20T06:19:01.800-08:00</updated><title type='text'>Le roc de la Thora</title><content type='html'>&lt;span style="letter-spacing: 0.00pt;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;b&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;Évangile selon Luc, chap. 4, vv 1 à 13&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;em&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;Jésus, rempli d'Esprit saint, revint du Jourdain et fut conduit par l'Esprit au désert, où il fut mis à l'épreuve par le diable pendant quarante jours. Il ne mangea rien durant ces jours-là et, quand ils furent achevés, il eut faim.&lt;br /&gt;Alors le diable lui dit : Si tu es Fils de Dieu, dis à cette pierre de devenir du pain. Jésus lui répondit : Il est écrit : &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;strong&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;L'être humain ne vivra pas de pain seulement.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;Le diable le conduisit plus haut, lui montra en un instant tous les royaumes de la terre habitée et lui dit : Je te donnerai toute l'autorité et la gloire de ces royaumes ; car elle m'a été livrée, et je la donne à qui je veux. Si donc tu te prosternes devant moi, elle sera toute à toi.&lt;br /&gt;Jésus lui répondit : Il est écrit : &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;strong&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;C'est devant le Seigneur, ton Dieu, que tu te prosterneras, et c'est à lui seul que tu rendras un culte.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;Le diable le conduisit encore à Jérusalem, le plaça sur le haut du temple et lui dit : Si tu es Fils de Dieu, jette-toi d'ici en bas ; car il est écrit : «Il donnera à ses anges des ordres à ton sujet, afin qu'ils te gardent» ; et : «Ils te porteront sur leurs mains, de peur que ton pied ne heurte une pierre».&lt;br /&gt;Jésus lui répondit : Il est dit : &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;strong&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;Tu ne provoqueras pas le Seigneur, ton Dieu. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;Après avoir achevé de le mettre à l'épreuve, le diable s'éloigna de lui pour un temps.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(Prédication devant une peinture)&lt;br /&gt;Voici le rocher de la tentation, peint en 1997 par notre amie Marie Hecht comme une relecture de notre texte biblique de ce matin (ou du texte parallèle dans Matthieu). Marie commente ainsi son tableau : «Ce rocher est un symbole de la puissance divine. Le Diable menace Jésus depuis un ciel lacéré. Dans la plaine qui s'étend au pied de la montagne, quelques villes puissantes offrent des possibilités de domination. À flanc de montagne, des pierres rondes tentent celui qui jeûne. Enfin, le précipice offre à celui qui s'y jetterait l'occasion d'un miracle. - Jésus repousse les trois tentations. L'horizon s'éclaircit, le ciel devient clair.»&lt;br /&gt;Le récit des trois tentations de Jésus par le diable sera complété par la «dernière tentation» que Luc représentera par la figure de Judas au chap. 22 - la jolie Marie- Madeleine, contrairement à ce qu’en dit le film de Martin Scorsese, avait donc au maximum la chance d'être «l'avant-dernière tentation» de Jésus ! Dans notre récit, Luc annonce et résume les étapes de la vie de Jésus. Du baptême aux rives du Jourdain, où Jésus est mis sous le pouvoir de Dieu, il est conduit dans le désert, où il est exposé au pouvoir du diable. La première des tentations prend ainsi place dans le désert, pendant que la troisième conduit le lecteur à Jérusalem, et le prépare déjà aux évènements du récit de la passion.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En lisant le texte avec le tableau de Marie Hecht sous les yeux, ce qui m'a frappé le plus est en effet ce rocher comme un symbole de la puissance divine. Vous allez me dire : Mais quel rocher ? Luc ne parle nulle part d'un rocher ! En bien, je pense que si. Il parle d'un roc qui permet à Jésus de repousser les attaques du diable ; mais pas d'un rocher qui s'effrite sous l'érosion du vent chaud dans le désert de Juda. (C'est pourquoi il est parfaitement inutile que vous visitiez le «Mont de la Tentation» lors de votre prochain voyage en Israël et Palestine, qui est une attraction touristique au nord-ouest de Jéricho où se trouve maintenant un monastère grec orthodoxe). Luc parle — c'est ainsi que je comprends le texte — du &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;em&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;roc de la Thora&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Car ce qui permet à Jésus de repousser ces tentations classiques de la vie humaine - une vie qui est inextricablement exposée au pouvoir du diable, donc de celui qui va à l'encontre du «sens divin» de la vie humaine- l'instrument dont se sert Jésus, le roc auquel il s'attache, c'est la Thora. Jésus, vis-à-vis des propositions pour s'égarer dans la quête d'abondance, la quête d'un superpouvoir ou la quête de l'ivresse du miracle, montre un réflexe que les Chrétiens ont à tort pourfendu comme un «comportement juif typique» : il récite la Thora, l'enseignement de Dieu, l'orientation de la vie, le don du discernement. Toutes ces traductions montrent à quel point il est difficile de traduire ʻThoraʼ en français, et que surtout notre traduction chrétienne ʻThora = Loiʼ est particulièrement inexacte et réductrice.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jésus répond trois fois au diable, en citant la Thora, qui est toujours introduite par la tournure hébraïque ʻil est écritʼ : « &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;strong&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;L'être humain ne vivra pas de pain seulement. - C'est devant le Seigneur, ton Dieu, que tu te prosterneras, et c'est à lui seul que tu rendras un culte. - Tu ne provoqueras pas le Seigneur, ton Dieu.» &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;Encore, on pourrait s'étonner du manque de fantaisie de Jésus. N'avait-il pas d'autres moyens pour malmener le diable ? Citer la Thora n'est pas un signe d'un ʻesclavagismeʼ juif par rapport aux commandements ? On aurait tellement aimé que Jésus sorte la baguette magique, on faisant disparaître ce diable de diable, et en supprimant une fois pour toutes son pouvoir !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais justement, telle n'est pas son affaire. Jésus non seulement n'est pas venu pour supprimer les conditions naturelles de la vie humaine, et notamment la liberté individuelle, mais il est venu pour redonner vigueur aux moyens que nous avons à notre disposition pour &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;em&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;vivre avec la tentation&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;. Comme il le dit selon Matthieu : «Ne pensez pas que je sois venu pour abolir la Thora ou les Prophètes. Je ne suis pas venu pour abolir, mais pour&lt;br /&gt;accomplir.» Jésus est un homme de la Thora, et il proclame une vision de la vie humaine fondée sur le roc de la Thora, l'Évangile d'un Dieu qui libère : contre cette évidence évangélique, les Chrétiens ont trop longtemps polémiqué pour discréditer maladroitement et malencontreusement le judaïsme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;À la fin du récit de la tentation selon Matthieu se trouve d'ailleurs l'épisode -Luc n'en a pas voulu-, où Jésus est entouré des anges qui «vinrent le servir», étant quelqu'un qui a &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;strong&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;servi la Thora en la mettant en pratique&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;. Il y a une belle histoire juive (raconté aussi par Antoine Nouis dans son ʻCatéchismeʼ) qui nous rappelle le sens du don de la Thora dans le ʻconflit éternelʼ entre anges et hommes :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;em&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;Un jour que Moïse entre dans le ciel, les anges se sont adressés à Dieu : &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;- &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;em&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;Qu'est-ce que cet homme, né d'une femme, fait ici ?&lt;br /&gt;Dieu leur répond : &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;- &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;em&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;Il est venu pour recevoir la Thora. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;- &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;em&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;O Dieu, tu ne vas pas donner ta Thora aux hommes qui sont tirés de la poussière, nous&lt;br /&gt;pouvons la garder pour nous !&lt;br /&gt;Moïse prend la parole pour répondre lui-même aux anges : Il est écrit dans la Thora : «Je suis le Seigneur ton Dieu qui t'ai fait sortir du pays dʼÉgypte, de la maison de lʼ’esclavage.» Est-ce vous qui étiez esclaves en Égypte et avez été délivrés ? C'est pourquoi nous avons besoin de la Thora !&lt;br /&gt;Il est écrit : «Tu n'auras pas d'autres dieux». Y a-t-il des idolâtres parmi vous qui ont besoin de la Thora ?&lt;br /&gt;Il est écrit : «Tu ne prendras pas le nom de l'Éternel ton Dieu en vain». Y a-t-il parmi vous des commerçants qui ont besoin de la Thora pour apprendre comment il faut parler de Dieu ?&lt;br /&gt;Il est écrit : «Souviens-toi du jour du Sabbat pour le sanctifier». Y a-t-il des travailleurs parmi vous qui ont besoin de ce commandement ?&lt;br /&gt;Il est écrit : «Honore ton père et ta mère». Avez-vous des parents que vous ayez besoin de la Thora ?&lt;br /&gt;Il est écrit : «Tu ne tueras pas». Y a-t-il des meurtriers parmi vous, que vous ayez besoin de la Thora ?&lt;br /&gt;Il est écrit : «Tu ne commettras pas l'adultère». Y a-t-il des femmes parmi vous, que vous ayez besoin de la Thora ?&lt;br /&gt;Il est écrit : «Tu ne voleras pas». Y a-t-il de l'argent au ciel, que vous ayez besoin de la Thora ?&lt;br /&gt;Il est écrit : «Tu ne porteras pas de faux témoignages contre ton prochain». Y a-t-il de faux témoins parmi vous, que vous ayez besoin de la Thora ?&lt;br /&gt;Il est écrit : «Tu ne convoiteras pas la maison de ton prochain». Y a-t-il des maisons, des champs ou des vignes parmi vous, que vous ayez besoin de la Thora ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;Oui, la Thora est un don qui nous est aussi adressé en tant que disciples de Jésus le juif, et à travers Jésus le juif, pour &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;em&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;vivre avec les tentations &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;de la vie au lieu de les fuir. La Thora comme héritage de sagesse et bagage de connaissances de la 'vie brute' est un gage de réalisme, un moteur pour nous permettre à mener notre vie ici et maintenant. Ce n'est pas la peine de ʻdiaboliserʼ les tentations - ce serait un joli pléonasme ! Car le récit des tentations de Jésus annonce et résume non seulement les étapes de la vie de Jésus, mais aussi les étapes et les écueils de notre vie. Du baptême, où nous sommes mis sous le pouvoir de Dieu, nous aussi sommes conduits dans le désert pendant ces «quarante jours» -une éternité humaine!- qui font que parfois notre vie nous paraît interminable, et interminablement exposée au pouvoir du diable.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais Jésus redonne vigueur à ce rocher de la puissance divine qu'est la Thora : sous le ciel lacéré de nos jours chaotiques ;  dans la plaine des temps qui offrent tant de possibilités de domination et de vaine puissance ; devant les pierres publicitaires aux rondeurs séductrices qui tentent interminablement celui qui cherche à vivre modestement ; sur le précipice s'offrant à nous pour y chercher un miracle de facilité ; devant toutes ces tentations, nous pouvons adopter un réflexe, ce «comportement juif» et donc chrétien : nous pouvons nous laisser inspirer par la Thora qui est véritablement un moyen de l'Esprit, selon Luc. Ce que nous avons appris à discréditer chrétiennement comme étant des simples ʻcommandementsʼ, un abîme pour notre liberté, devient alors Évangile dans l'instant le plus concret. Les ʻDix commandementsʼ sont les dix articles de la liberté que Dieu nous offre ; une liberté que nous n'avons plus à réinventer tous les jours, mais qui nous défend contre l'ennemi de la vie libérée. Amen.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/185381257529483193-7253477861677557031?l=rudipopp.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/185381257529483193/posts/default/7253477861677557031'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/185381257529483193/posts/default/7253477861677557031'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://rudipopp.blogspot.com/2010/02/le-roc-de-la-thora.html' title='Le roc de la Thora'/><author><name>Rudi Popp</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13491313393917323262</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-185381257529483193.post-6340566937042556544</id><published>2010-01-24T01:01:00.000-08:00</published><updated>2011-02-20T06:19:20.713-08:00</updated><title type='text'>L'année d'accueil de la part du SEIGNEUR</title><content type='html'>&lt;span style="letter-spacing: 0.00pt;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;&lt;b&gt;Luc 1, 1 à 4 ; 4, 14 à 21&lt;br /&gt;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;em&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;Puisque beaucoup ont entrepris de composer un récit des faits qui se sont accomplis parmi nous, tels que nous les ont transmis ceux qui, dès le commencement, en ont été les témoins oculaires et sont devenus serviteurs de la Parole, il m'a semblé bon, à moi aussi, après m'être informé exactement de tout depuis les origines, de te l'exposer par écrit d'une manière suivie, très excellent Théophile, afin que tu connaisses la certitude des enseignements que tu as reçus. (…)&lt;br /&gt;Jésus retourna en Galilée, avec la puissance de l'Esprit ; le bruit s'en répandit dans toute la région. Il enseignait dans leurs synagogues, et il était glorifié par tous. Il vint à Nazareth, où il avait été élevé, et il se rendit à la synagogue, selon sa coutume, le jour du sabbat. Il se leva pour faire la lecture, et on lui remit le livre du prophète Esaïe. Il déroula le livre et trouva le passage où il était écrit :&lt;br /&gt;L'Esprit du Seigneur est sur moi, parce qu'il m'a conféré l'onction pour annoncer la bonne nouvelle aux pauvres ; il m'a envoyé pour proclamer aux captifs la délivrance, et aux aveugles le retour à la vue, pour renvoyer libres les opprimés, pour proclamer une année d'accueil de la part du Seigneur.&lt;br /&gt;Puis il roula le livre, le rendit au servant et s'assit. Les yeux de tous, dans la synagogue, étaient fixés sur lui. Alors il se mit à leur dire : Aujourd'hui cette Écriture, que vous venez d'entendre, est accomplie.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="letter-spacing: 0.00pt;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;L'histoire que j'aimerai vous raconter m'est arrivée juste hier ; c'est une histoire banale, mais dotée tout de même d'un certain suspense biblique, et d'une chute dans laquelle j'ai été moi-même entrainée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'histoire débute avec le KT'stages, hier après-midi. Notre groupe de catéchumènes est un peu décimé ce week-end par de nombreuses absences : est-ce le thème proposé qui n'est pas suffisamment pertinent quand on a 14 où 16 ans ? Ce thème est "L'engagement dans la société et la vie chrétienne", et toutes les questions tournent autour de ce mystère qu'une personne puisse se rendre disponible pour venir en aide à quelqu'un d'autre. Quelles sont ses motivations ? N'est-ce pas simplement une autre façon de se faire du bien à soi-même, à caresser son propre ego ? Celui qui vient en aide, est-ce qu'il ne reçoit pas au moins autant qu'il donne ? Comment faut-il comprendre le témoignage de ceux qui se tournent vers celui qui a besoin d'aide au nom de Dieu ? Est-ce que c'est parce qu'ils ont entendu des voix, reçu un appel spécial ? Ou est-ce simplement humain, un phénomène normal d'altruisme ? Avec ces questions, nous avons la chance de rencontrer cet après-midi, avec le KT, Simone Doctors, qui a quitté Reims il y a quelques années précisément pour "venir en aide" de manière professionnelle au Mozambique. Demain soir, elle partagera son expérience à l'Espace culturel protestant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais vous imaginez sans problème que Capucine, Tamara, Solène, Anaïs, Louis, Fanny, Manon, Alice, Paul, Adrien, Timothée et Jonas ont peut-être d'autres chats à fouetter que de fouiller dans ce mystère de l'engagement humain, un samedi après-midi en pleine année scolaire. D'ailleurs, je peux vous dire que ce week-end, j'ai parfois eu le sentiment, chers amis catéchumènes, d'être en face de vous comme un bédouin qui essaie d'expliquer à son chameau l'utilisation d'un rasoir électrique… mais je comprends aussi qu'il vous est difficile de quitter pour un instant des yeux et de la tête vos magnifiques téléphones portables, sur lesquels "se passent des trucs" à chaque seconde… au reste, pouvez-vous les éteindre s'il vous plaît - je pense que ça vous fera du bien de revenir à la pure humanité au moins pour le temps du culte !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais heureusement, au KT, je ne suis pas le seul bédouin (ou le seul chameau, cela dépend de la perspective). Avec moi, Christiane Bouron-Buire s'efforce de donner une autre perspective des questions et des réponses que nous manipulons ensemble. Hier, Christiane avait préparé une petite présentation de l'aide aux plus faibles telle qu'elle est prévue par les lois de la République et mise en oeuvre par les services de l'état et de nombreuses associations. Nous avons parlé en particulier de l'Entraide protestante, où beaucoup parmi vous sont engagés, et nous aurions dû parler (si nous avions eu le temps) de la Braderie de vêtements, de la CIMADE et des autres initiatives au sein de notre Église et au-delà qui constituent des lieux pour venir en aide.   &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et puis, Christiane avait retenu comme exemple concret d'actualité l'aide proposée aux sans-abri, ou "SDF" dans le jargon administratif. Elle nous a décrit leurs conditions de vie, les lieux de séjour qui leur sont proposés et ceux qu'ils s'attribuent eux-mêmes (p.ex. dans la lutte pour les bonnes places dans les entrées de résidences ou en-dessous des ponts de la Seine, à Paris). Elle a illustré les difficultés qui se présentent à ceux qui essayent de leur venir en aide, leur refus d'un ordre imposé d'en haut, etc. Elle a parlé du SAMU social et de son numéro d'urgence, le 115, qui sonne souvent occupé parce qu'il y a trop de demandes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Avec cet exemple en tête, nous avons ouvert la Bible et nous avons lu ces versets universels de l'Évangile selon Matthieu qui proclament la juste relation à Dieu et à l'Homme : « Amen, je vous le dis, -dans la mesure où vous m'avez donné à manger quand j'ai eu faim ; où vous m'avez donné à boire quand j'ai eu soif ; où vous m'avez recueilli quand j'étais étranger ; où vous m'avez vêtu quand j'étais nu- dans la mesure où vous avez fait cela pour l'un de ces plus petits, l'un de mes frères, c'est à moi que vous l'avez fait. » On avait bien insisté sur l'observation que la relation durable à Dieu était intimement liée à la relation à l'autre, voire la relation d'aide apportée aux plus faibles. Nous nous sommes dits qu'on ne pouvait pas croire en Dieu sans aider les plus faibles, et j'avais fait quelques belles phrases, comme je les aime : "Dieu se donne à moi, et je me donne à l'autre". "Dieu croit en moi, alors je peux croire en l'autre". "Parce que Dieu vient vers moi, je peux aller vers les autres", etc. Je ne sais pas vous, les jeunes, mais moi j'ai trouvé tout cela assez convaincant !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ensuite, nous avons dîné et nous sommes allés au Foyer, puisqu'il faisait encore trop froid dans la grande salle. Nous avons retrouvé Guillaume, le "maître de la nuit du KT", et avons démarré la soirée Cinéma avec comme film principal et unique : E.T., l'histoire d'un extra-terrestre qui échoue sur la terre et survit grâce à un petit garçon qui lui vient en aide. Moi, je venais de m'installer dans mon fauteuil pour jeter un coup d'oeil sur le texte biblique de ce matin. Je lisais ces versets parfaitement adaptés à notre thème : "Jésus déroule le livre et trouve le passage où il était écrit : L'Esprit du Seigneur est sur moi, parce qu'il m'a conféré l'onction pour annoncer la bonne nouvelle aux pauvres ; il m'a envoyé pour proclamer aux captifs la délivrance, et aux aveugles le retour à la vue, pour renvoyer libres les opprimés, pour proclamer une année d'accueil de la part du Seigneur."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est à ce moment-là que quelqu'un sonne à la porte du Foyer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je remets ma Bible sur la table et je vais ouvrir, me demandant qui vient encore nous déranger à cette heure-ci. Il était autour de 21h, et il pleuvait légèrement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ouvre la porte, et je suis en face d'un homme. Il porte un gros anorak et il a la capuche sur la tête. "Je suis un sans-abri, me dit-il, et je ne sais pas où passer la nuit."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans ma tête, les idées tournent. Les mots de Christiane sur les SDF sont encore là, comme dans une bulle de BD. Je me rappelle la lutte des sans-abri pour les bonnes places dans les entrées de résidences ou en-dessous des ponts de la Seine, à Paris ; de leur refus d'un ordre imposé d'en haut ; de l'Évangéliste Matthieu qui écrit : "Dans la mesure où vous m'avez recueilli quand j'étais étranger, en faisant cela pour l'un de ces plus petits, l'un de mes frères, c'est à moi que vous l'avez fait." Je me souviens qu'on ne pouvait pas croire en Dieu sans aider les plus faibles, et je me souviens de mes belles phrases : "Dieu se donne à moi, et je me donne à l'autre" etc. Et je vois devant mon oeil intérieur Jésus dans la synagogue de Nazareth, en lisant : "L'Esprit du Seigneur est sur moi, parce qu'il m'a conféré l'onction pour annoncer la bonne nouvelle aux pauvres."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En face de moi, cet homme qui sent l'alcool et qui commence aussi à me raconter une histoire, dans laquelle il y a sans doute des bribes de &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;em&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;son &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;histoire, mais qui ressemble à un schéma auquel j'ai dû m’habituer : il vient de sortir de prison, il a été éjecté chez sa mère, il a des dettes, il aurait besoin d'un billet de train pour aller à Beaune, il a fait tous les hébergements d'urgence, mais tout est occupé, il aurait juste besoin de 35 euros pour aller se reposer cette nuit à l'hôtel…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans ma tête, j'entends toujours Jésus. "...Il m'a envoyé pour proclamer aux captifs la délivrance, et aux aveugles le retour à la vue, pour renvoyer libres les opprimés, pour proclamer une année d'accueil de la part du Seigneur." Et en face de moi, cet homme qui sent insupportablement l'alcool.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je fais le 115. Ça sonne occupé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'homme continue son histoire. Il s'énerve parce que je lui ai dit que je ne pouvais pas lui donner de l'argent, par principe. Il crie : "Mais je n'ai rien à foutre à vos principes. Je veux aller me reposer quelque part, et dans les accueils d'urgence, il n'y a que des voleurs. Pour les Haïtiens, tous le monde donne. À moi, on me donne rien. Tout ça, c'est la faute aux juifs, au polonais, ils nous prennent tout."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je refais le 115. Ça sonne toujours occupé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'homme crie toujours : "Qu'est-ce que vous voulez que je fasse ? J'ai besoin d'argent. Je ne peux pas travailler. Je n'ai pas de métier. Je ne peux que voler. Je sors de Fleury-Mérogis, j'ai fait de la prison parce que j'avais fait un braquage. Je dois ramener de l'argent chez ma mère."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je refais le 115. Ça sonne toujours occupé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'homme est maintenant assis dans mon bureau, dans le fauteuil devant la Bible ouverte sur la lecture de ce matin. Il me dit que sa mère habite à Croix-Rouge, qu'elle l'a expulsé de l'appartement (il mesure tout de même 1,90m) parce qu'il lui devait de l'argent. Si je ne pouvais pas lui donner au moins 30 euros.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je refais le 115. Ça sonne toujours occupé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je lui demande si sa mère avait un téléphone. Il sort le numéro, elle décroche. Il me la passe. Sa mère à une voix très faible, elle parle difficilement sous l'emprise manifeste de l'alcool, elle aussi. Je lui demande si elle pouvait héberger son fils, au moins jusqu'à demain. Elle répond simplement : "Oui, il peut rentrer."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je dis à son fils qu'il pouvait partir, se reposer maintenant. En sortant, l'homme essaye de revenir sur son histoire. Il me dit : "Ça sert à rien, me reposer. De toute façon, il me faut de l'argent. Vous ne pouvez pas me donner au moins 20 euros, 15 euros ? J'ai fait de la prison, moi. Je ne peux que voler." Je ne sais plus quoi lui dire. Je lui dis de se reposer, demain sera un autre jour. Je le pousse dehors.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je retourne à ma table, et je lis : "Jésus roula le livre, le rendit au servant et s'assit. Les yeux de tous, dans la synagogue, étaient fixés sur lui. Alors, il se mit à leur dire : aujourd'hui cette Écriture, que vous venez d'entendre, est accomplie."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"L'engagement dans la société et la vie chrétienne" : est-ce vraiment un &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;em&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;mystère&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt; qu'une personne puisse se rendre disponible pour venir en aide à quelqu'un d'autre ? Où n'est-ce pas plutôt l'épreuve la plus fracassante de l'amour de Dieu ? La Bible, elle, ne sent pas l'alcool. L'amour dans le texte est pur. Mais quand la vie sonne à notre porte, puant et gueulant : d'où viendra l'amour pour la recevoir ? D'où viendra la force pour "proclamer une année d'accueil de la part du Seigneur?"&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je ne sais pas si je saurais par moi-même me tourner vers celui qui a besoin d'aide au nom de Dieu. N'ai-je pas reçu cet appel spécial ? L'appel que nous avons tous reçu dans l'Évangile ? Je sais seulement qu'humainement, rien n'est jamais normal dans l'altruisme. Et je comprends maintenant que si la relation durable à Dieu est intimement liée à la relation à l'autre, à la relation d'aide apportée aux plus faibles, ce Dieu n'est pas seulement une vieille idée philosophique. Et quand j'entends que ce Dieu se donne à moi, je sais aussi que me donner à l'autre sera parfois une épreuve. Je sais aussi que mon aide ne changera pas le monde.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais Dieu ne nous appelle pas seulement dans le texte qui sent la bonne imprimerie, quand nous ouvrons la Bible comme Jésus le faisait dans la synagogue à Nazareth ; Dieu nous appelle aujourd'hui à la porte de nos maisons, puant l'alcool et revendiquant maladroitement une nouvelle "année d'accueil de la part du Seigneur". AMEN. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/185381257529483193-6340566937042556544?l=rudipopp.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/185381257529483193/posts/default/6340566937042556544'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/185381257529483193/posts/default/6340566937042556544'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://rudipopp.blogspot.com/2010/01/l-d-de-la-part-du-seigneur.html' title='L&amp;#39;année d&amp;#39;accueil de la part du SEIGNEUR'/><author><name>Rudi Popp</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13491313393917323262</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-185381257529483193.post-2687299358076552955</id><published>2010-01-20T00:29:00.000-08:00</published><updated>2011-02-20T06:19:54.503-08:00</updated><title type='text'>Jésus entre Port-au-Prince et Jacmel</title><content type='html'>&lt;span style=" letter-spacing: 0.00pt;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;Prière du matin sur Radio Chrétiennes de France - Reims Ardennes dans le cadre de la semaine de prière pour l'unité des Chrétiens&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Lecture de l'Evangile selon Luc, chap. 24, 13-19a&lt;br /&gt;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=" letter-spacing: 0.00pt;"&gt;&lt;em&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;Le même jour, deux disciples vont à un village appelé Emmaüs. C'est à deux heures de marche de Jérusalem. Ils parlent ensemble de tout ce qui vient de se passer. Pendant qu'ils parlent et qu'ils discutent, Jésus lui-même s'approche et il marche avec eux. Les disciples le voient, mais quelque chose les empêche de le reconnaître. Jésus leur demande : « Vous discutiez de quoi en marchant ? » Alors les disciples s'arrêtent, ils ont l'air triste. L'un d'eux, appelé Cléopas, lui répond : « Tous les habitants de Jérusalem savent ce qui est arrivé ces jours-ci ! Et toi seul, tu ne le sais pas ? » Il leur dit : « Quoi donc ? » Ils lui répondent : « Ce qui est arrivé à Jésus de Nazareth."&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="letter-spacing: 0.00pt;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;Ce matin, j'ai tapé "où est Dieu" dans Google.  Je suis tombé sur une page qui évoquait la Création, que quelqu'un percevait comme un "véritable chant de louange au Créateur." Une fille appelée Sarah écrivait : "La Création, ne révèle-t-elle pas un Créateur tout-puissant qui mérite adoration et respect ? L’humanité en révolte contre Dieu reste sourde au langage clair de la Création, de la conscience et des Écritures…" Fin de citation. Le Dieu vivant serait-il donc une vision quelque peu survoltée du monde ? Suffit-il à chacun d'ouvrir ses yeux religieux pour toucher enfin du doigt la présence de l'invisible ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Notre lecture dans l'Évangile selon Luc traite plutôt de notre expérience que déjà la présence du ressuscité ne relève pas de l'évidence. Les deux disciples en chemin vers  Emmaüs connaissaient Jésus depuis longtemps, ils avaient même bénéficié de son propre enseignement. Mais ils ne le reconnaissent pas. Le texte dit : "Les disciples le voient, mais quelque chose les empêche de le reconnaître." Ils sont comme absorbés dans leur vécu de la mort de Jésus ; ils essaient de voir la réalité en face.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voici aussi mon expérience : Je vois, mais je ne reconnais pas. Quelque chose m'en empêche. Je vois la Création, mais je ne reconnais pas pour autant le ressuscité. Je suis comme absorbé dans mon vécu de la souffrance et de la mort qui m'entourent ; j'essaie alors de voir la réalité en face.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais la face du Dieu vivant n'est pas une autre réalité que celle que je vis. Comme il a marché de Jérusalem à Emmaüs avec les deux disciples, il marche aujourd'hui de Port-au-Prince à Jacmel avec nos caméras télé. Et il nous interroge sur ce que nous voyons, sur notre désespoir, le chaos de notre humanité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Non, le Dieu vivant n'est pas simplement une vision un peu survoltée du monde, il ne suffit pas d'ouvrir ses yeux religieux pour toucher du doigt la présence de l'invisible, car la présence du ressuscité ne relève pas de l'évidence. Luc nous l'accorde : même pour les témoins de la vie de Jésus, il est normal de voir la réalité de son absence en face. À ceux qui affirment sans difficulté "Je vois Dieu en face" ou bien "Je vois l'inexistence de Dieu en face", l'Évangile répond : Sur nos chemins, la rencontre du Ressuscité n'est jamais une évidence. Mais la face du Dieu vivant n'est pas non plus une autre réalité que celle que je vis. Comme il a marché de Jérusalem à Emmaüs avec les deux disciples, il marche aujourd'hui de Port-au-Prince à Jacmel, et il m'interroge sur ce que je vois, sur mon espérance, sur l'avenir de mon humanité. Amen.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/185381257529483193-2687299358076552955?l=rudipopp.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/185381257529483193/posts/default/2687299358076552955'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/185381257529483193/posts/default/2687299358076552955'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://rudipopp.blogspot.com/2010/01/jesus-entre-port-au-prince-et-jacmel.html' title='Jésus entre Port-au-Prince et Jacmel'/><author><name>Rudi Popp</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13491313393917323262</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-185381257529483193.post-3328530518133949441</id><published>2010-01-17T07:28:00.000-08:00</published><updated>2011-02-20T06:20:10.367-08:00</updated><title type='text'>De vin divin on devient</title><content type='html'>&lt;span style="letter-spacing: 0.00pt;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;Prédication au Temple d'Epernay&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;strong&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;Evangile selon Jean, chap. 2, 1 à 12&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;em&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;Le troisième jour, il y eut des noces à Cana de Galilée. La mère de Jésus était là. Jésus aussi fut invité aux noces, ainsi que ses disciples. Comme le vin venait à manquer, la mère de Jésus lui dit : Ils n'ont pas de vin. Jésus lui répond : Femme, qu'avons-nous de commun en cette affaire ? Mon heure n'est pas encore venue. Sa mère dit aux serviteurs : Faites tout ce qu'il vous dira. Il y avait là six jarres de pierre, destinées aux purifications des Juifs et contenant chacune deux ou trois mesures. Jésus leur dit : Remplissez d'eau ces jarres. Ils les remplirent à ras bord. — Puisez maintenant, leur dit-il, et portez-en à l'organisateur du repas. Ils lui en portèrent. Quand l'organisateur du repas eut goûté l'eau changée en vin — il ne savait pas d'où venait ce vin, tandis que les serviteurs qui avaient puisé l'eau le savaient — il appelle le marié 10et lui dit : Tout homme sert d'abord le bon vin, puis, quand les gens sont ivres, le moins bon ; toi, tu as gardé le bon vin jusqu'à présent.&lt;br /&gt;Tel fut le commencement des signes de Jésus, ce qu'il fit à Cana de Galilée. Il manifesta sa gloire, et ses disciples mirent leur foi en lui.&lt;br /&gt;Après cela, il descendit à Capharnaüm avec sa mère, ses frères et ses disciples, et ils n'y demeurèrent que peu de jours.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;&lt;br /&gt;Vous voyez : Jésus est sparnacien de coeur ! Car il sait déjà une chose : on ne plaisante pas avec le vin. Dans cette conviction, beaucoup parmi nous peuvent sans doute le suivre. On dirait même que toute une partie de l'histoire de la culture française s'est construite sur cette relation particulière au vin. J'ai appris cette semaine que dans l'oeuvre de François Rabelais, à l'image de Jésus et contrairement à quelques rapides souvenirs de vers vulgaires, on ne plaisante pas avec le vin et on voit qu’il est toujours lié à la religion.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Chez Rabelais, c'est l'oracle de la DIVE (divine) BOUTEILLE qui constitue le recours ultime. Après avoir passé en revue les plus grandes autorités morales, Panurge doit aller consulter cet oracle, seul capable de lui dire s'il doit ou non se marier. Rabelais écrit :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;em&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;"Et ici maintenons que non rire, ains boire est le propre de l'homme, je ne dis boire simplement et absolument, car aussi bien boivent les bêtes, je dis boire vin bon et frais. Notez, amis, que &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;strong&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;de vin divin on devient&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;, et n'y a argument tant sur, ni art de divination moins fallace. Vos académiques l'affirment, rendant l'étymologie de vin, lequel ils disent en grec oinos, être comme vis, force, puissance, car pouvoir il a d'emplir l'âme de toute vérité, tout savoir et philosophie. Si avez noté ce qui est en lettres ioniques écrit dessus la porte du temple, vous avez pu entendre qu'en vin est vérité cachée. La dive Bouteille vous y envoie: soyez vous-mêmes interprètes de votre entreprise".&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="letter-spacing: 0.00pt;"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;De vin divin on devient &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;: Même si pour Rabelais c'est d'abord le rire qui ouvre toute une vision du monde, et même une vision de Dieu, c'est pourtant le vin (et donc le boire) qui est l'aboutissement de l'existence humaine, qui nous fais entrer dans une autre sphère de l'être.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et contrairement à nos idées reçus de la tradition ascétique du christianisme, nous pouvons constater que cette idée vient directement de la parabole du vin, le récit des noces de Cana, dans l'évangile selon Jean que nous venons de lire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Car l'évangéliste Jean n’entreprend rien d'autre que de nous illustrer cette devise: &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;strong&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;de vin divin on devient. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;Ce faisant, il se réfère à l'ancienne tradition hébraïque qui connaît une forte symbolique du vin : pour Israël, le temps messianique sera un temps où le vin coulera en abondance.&lt;br /&gt;Dans la Genèse, au chap. 49, Jacob bénit son fils Juda en disant :&lt;br /&gt;"La vigne alors sera si répandue qu'il (Juda) se permettra d'y attacher son âne. Il lavera son vêtement dans le vin, son manteau dans le sang des raisins."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et le prophète Amos annonce (chap. 9, 13-14) : « Le jour vient, dit encore le Seigneur, où l'on pourra labourer peu après avoir moissonné, et où l'on foulera les raisins peu après avoir semé le blé. Alors le vin nouveau ruissellera sur les coteaux, et toutes les collines en seront inondées. Je rétablirai mon peuple, Israël :ils reconstruiront les villes dévastées et les repeupleront. Ils planteront des vignes, dont ils boiront le vin. "&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est dès le livre de la Genèse, dans le récit du paradis terrestre, que la Bible met tout en place pour que quelque chose puisse &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;em&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;advenir. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;Dans le Jardin d'Eden, le SEIGNEUR Dieu avait placé "tout arbre d'aspect attrayant en bon à manger" en vue de l'Alliance de feu entre Dieu et l'Homme. Quant au dialogue entre Jésus et sa mère, il introduit au premier signe de Cana -suivront six autres dans l'Évangile selon Jean- signe qui demande à être situé, d'abord dans le temps et la symbolique de la Bible, puis dans le temps de l'histoire humaine. Tout au long de l'Evangile selon Jean, il faudra faire mémoire de ce qui se dit et ce qui est accompli dans ce moment de la noce.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y a six jarres de pierre où l'on recueille, non pas l'eau pour boire, mais celle destinée à la purification. Ce détail, ainsi que le nombre de jarres - six, soit 7 (le nombre de la perfection) moins 1, ce qui sous-entend l'idée d'imperfection - tout cela confirme le caractère symbolique du récit. L'eau est en effet un symbole biblique important : qu'on songe à l'eau de la création, à celle du déluge, à celles qui marquent des frontières que les personnages bibliques ont à passer lors de leurs mutations. L'utilisation de l'eau dans ce premier signe de Jésus dirige et oriente son enseignement dans le sens d'une continuité : il n'établit pas une nouvelle doctrine, mais il vient pour affirmer et accomplir la perspective de vie que la Bible hébraïque met en place.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Avez-vous remarqué que Jésus n'a rien fait dans ce récit des noces ? Comme avec les pains multipliés, c'est par les mains des hommes - et la parole qui relève l'événement - que tout se passe. Les serviteurs, remplissant les jarres comme Jésus leur a demandé, participent activement à l'événement et acquièrent de ce fait une connaissance qui reste ignorée du maître du repas. L'excellence et la quantité sont au rendez-vous : la soif des participants de la noce était soif de joie, soif de vie, soif d'espérance. Toute soif et tout manque sont les signes d'une présence qui se situe &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;em&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;quelque part &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;et qui la provoque. L'obscurité sur notre terre n'est pas complète et les hommes doivent bien avoir accès à une certaine connaissance de la lumière pour être en mesure de désirer plus qu'ils n'ont reçu.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="letter-spacing: 0.00pt;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;L'abondance du vin, le fait de boire du vin, est ainsi le symbole biblique qui fait référence au plus profond sens de la vie chrétienne : la joie de vivre l'avenir n'est jamais abolie par le drame de notre histoire. Dans le contexte de la catastrophe dont nous sommes témoins cette semaine à Haïti, ce signe de Jésus devient pour nous un moyen de résistance au désespoir et au choc de devoir reconnaître l'humanité dans sa plus grande fragilité, exposée aux forces brutes de la nature et du désordre social. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors, de vin divin en devient ? Je n'en sais rien. Mais par notre lecture biblique, nous devenons -aussi en consommant des quantités plus raisonnables du vin de Champagne !- témoins d'un signe d'avenir qu'aucun malheur ne saura abolir. AMEN.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/185381257529483193-3328530518133949441?l=rudipopp.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/185381257529483193/posts/default/3328530518133949441'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/185381257529483193/posts/default/3328530518133949441'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://rudipopp.blogspot.com/2010/01/de-vin-divin-on-devient.html' title='De vin divin on devient'/><author><name>Rudi Popp</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13491313393917323262</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-185381257529483193.post-8773824399948721660</id><published>2010-01-10T05:51:00.000-08:00</published><updated>2011-02-20T06:20:25.128-08:00</updated><title type='text'>La juste espérance</title><content type='html'>&lt;span style="letter-spacing: 0pt;"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;Esaïe 40, 1 à 11 &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="letter-spacing: 0pt;"&gt;&lt;em&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;Consolez, consolez mon peuple, dit votre Dieu. Parlez au cœur de Jérusalem, criez-lui que son combat est terminé, qu’elle s’est acquittée de sa faute, qu’elle a déjà reçu du Seigneur le double de ce qu’elle méritait pour tous ses péchés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quelqu’un crie : Dans le désert, frayez le chemin du Seigneur! Aplanissez une route pour notre Dieu dans la plaine aride! Que toute vallée soit élevée, que toute montagne et toute colline soient abaissées! Que les reliefs se changent en terrain plat et les escarpements en vallons! Alors la gloire du Seigneur se dévoilera, et tous la verront ensemble— c’est la bouche du Seigneur qui parle.&lt;br /&gt;Quelqu’un dit: Crie!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On répond: Que crierai-je?— Toute chair est de l’herbe, tout son éclat est comme la fleur des champs. L’herbe se dessèche, la fleur se fane quand le souffle du Seigneur passe dessus. Vraiment, le peuple est de l’herbe: l’herbe se dessèche, la fleur se fane; mais la parole de notre Dieu subsistera toujours.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Monte sur une haute montagne, Sion, toi qui portes la bonne nouvelle; élève ta voix avec force, Jérusalem, toi qui portes la bonne nouvelle; élève ta voix, n’aie pas peur, dis aux villes de Juda : Votre Dieu est là! Le Seigneur Dieu vient avec force, son bras lui assure la domination; il a avec lui son salaire, sa rétribution le précède. Comme un berger, il fera paître son troupeau, de son bras il rassemblera des agneaux et les portera sur son sein; il conduira les brebis qui allaitent.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&g
